Les Smashing Pumpkins ont fêté leurs 25 ans à la Rockhal à Esch

P1020580.JPGPour toute une génération née dans les années 80, The Smashing Pumpkins, c’est LE groupe incontournable : celui qui a vendu 30 millions d’albums de par le monde, celui dont pratiquement tout le monde possède le double-album (« Mellon Collie & The Infinite Sadness », un chef d’œuvre), celui dont on gravait le nom sur les bancs de l’école ou dont on arborait fièrement le t-shirt dans la cour de récréation… La salle de la Rockhal regroupait d’ailleurs, à l’évidence, beaucoup de nostalgiques de cette époque, venus en nombre mardi soir applaudir la bande à Billy Corgan. 

Mais las : les années ont passé et le groupe n’est plus tout à fait ce qu’il a été. Déjà, le line-up a subi pas mal de bouleversements au cours de la dernière décennie (problèmes de drogue pour les uns, incompatibilité d’humeur pour les autres), Billy Corgan restant  le seul membre originel de la formation. De plus, la discographie du groupe s’est avérée de moins en moins excitante au fil des ans (en gros, depuis « Adore » en 1998). Les Smashing Pumpkins ont en effet eu du mal à se renouveler et à redonner du sang neuf à un genre dont ils ont été les pionniers, le fameux « rock alternatif », qui lorgne chez-eux de plus en plus vers le rock FM. The_Smashing_Pumpkins_-_Oceania_cover.jpg

De passage au Luxembourg pour la deuxième fois en sept ans, le groupe de Chicago a fêté mardi le 25ème anniversaire de leur tout premier concert (c'était au "Nite Club Chicago 21"). Dès lors, on aurait pu penser que les citrouilles feraient la part belle aux anciens morceaux. Erreur ! A part « bullet with butterfly wings », le public n’aura droit, durant la première heure du concert, qu’à une série de morceaux assez récents (parmi lesquels une reprise tout à fait dispensable de Bowie), qui n’auront séduit que les fans les plus tolérants. Le groupe a l’air de s’ennuyer ferme, les spectateurs aussi. Il faudra attendre la deuxième moitié du concert pour retrouver les Smashing Pumpkins que l’on a tant aimé. Car c’est lorsqu’il enchaine les titres plus anciens ("Zero", "Disarm", "Adore" ou le magnifique "Tonight Tonight", à donner la chair de poule !) que l’on se rend compte que Billy Corgan a encore quelques chevaux sous le capot et qu’il sait donner de la voix ! Et de nous rappeler, par la même occasion, que le bonhomme a composé quelques-uns des plus grands hymnes rock de ces 20 dernières années. Un concert inégal, donc, mais qui aura offert quelques beaux moments de nostalgie…

Par Romain Goffinet

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