• Avec Alpha 2.1, même l'éternité a une fin

    C'est à l'Atelier 210, et dans le cadre du festival "Autumn Falls", que les Bruxellois d'Alpha 2.1 ont décidé de mettre un point final à "Eternity", le deuxième chapitre de leur carrière. C'est le duo bruxellois EXCUSEEXCUSE, qui se dit être né d'un "pacte avec le Diable", qui était chargé d'ouvrir le bal. Un type à longue tignasse sautillant comme une puce, l'autre rasé, tatoué et vêtu d'un t-shirt "Satyricon", les deux postés au milieu du public... le ton est Alpha.jpgdonné. Alec Empire (Atari Teenage Riot) aurait certainement apprécié.

    Il était déjà passé 22 heures lorsque les trois membres d'Alpha 2.1 sont montés sur les planches. Comme lors des autres dates de la tournée, l'esthétisme de l'album est respecté, avec du rose fluo partout, jusque dans les lacets des godasses. Tous les tubes sont au-rendez-vous, à commencer par ce "Shut up" qui passe en boucle sur les ondes. Le groupe avait promis des surprises pour cette dernière. On a dès lors eu droit à des morceaux qui n'avaient plus été joués depuis longtemps, à d'autres qui n'ont même pas encore été enregistrés, à un duo et, bien évidemment à des reprises ("She's a maniac" de "Flashdance" et l'inévitable "Killing in the name of" de Rage Against the Machine). On a parfois eu le sentiment d'assister à une grande fête entre amis, plutôt qu'à un simple concert. Et tout s'est terminé sous une pluie de ballons... roses et noirs. Après "Infinity" et "Eternity", Alpha 2.1 va désormais s'attaquer à la troisième partie de la trilogie.

    < Christophe Van Impe

  • London Grammar balance le clip de sa reprise de Nightcall

    london-grammar-if-you-wait-album-art.jpgSur le premier album des Anglais de London Grammar, on retrouvait une merveilleuse reprise du "Nightcall" de Kavinsky (le morceau principal de la BO du film Drive, quoi). Extrait de leur album If You Wait, le titre ressortira en EP le 8 décembre prochain.

    Le clip vient de paraître et est à voir ci dessous.


  • Bertrand Cantat et Détroit à l'AB le 15 mai

    101744-sortie-de-lalbum-de-detroit-avec-bertrand-cantat-horizons.jpgLe projet Détroit (et donc Bertrand Cantat) vient d'annoncer sa venue dans notre capitale pour un concert. 

    Il sera à l'Ancienne Belgique le 15 mai prochain. 

  • Bertrand Belin: la classe de Bashung, la prose de Mallarmé

    On l'a dit et redit, mais 2013 aura été une année en or pour la chanson française. Et, pour notre plus grand bonheur, les plus beaux fleurons sont passés par le Botanique. La preuve encore ce mardi avec la prestation éclatante de Bertrand Belin. A la Rotonde, lors des dernières Nuits, il avait déjà été éblouissant. Mais il y avait quand même un petit goût de trop peu, vu la formule "festival". Cette fois, preuve que le gaillard est généreux, il a carrément remis ça pendant 1h50, revenant pour deux rappels. Avec désormais quatre albums, plus beaux les uns que les autres, il peut se le Belin.jpgpermettre. Et qu'importe que l'Orangerie n'ait pas fait le plein. Il s'en contrefiche. Il est content d'être là, dans une ville qu'il apprécie. Il joue. Il se marre.

    Entre les morceaux, il part dans des délires verbaux que lui-même semble ne pas comprendre. C'est d'ailleurs à se demander s'il ne s'en inspire pas pour écrire ses morceaux, à l'instar de certains grands auteurs qui faisaient jadis appel à l'écriture automatique. Même quand il raconte n'importe quoi, même quand il parle d'un chien, il le fait en poésie. On pense à un Georges Brassens plus allumé, on pense à un Alain Bashung encore plus décalé. On pense aux plus grands, et même à Stéphane Mallarmé. "Je ne crois pas qu'il y ait un problème de clarté dans mes chansons. Elles sont très claires mes chansons. Personne ne reprocherait à Mallarmé ses registres de langage. Même si loin de moi l'idée de me comparer avec ces illustres grands hommes. Ce sont des chansons, je n'ai pas de nécessité d'être clair et rapidement." Tout est dit... Hypernuit, Hyperclasse.

    < Christophe Van Impe

  • Albin de la Simone et Le Yeti, quand intimité rime avec volupté

    Il était dit qu'en 2013, le renouveau du rock belge viendrait de l'Himalaya. Il y a quelques mois, Girls in Hawaii revenait d'entre les morts grâce à "Everest". Et voilà que, à moindre échelle, Le Yeti décide d'également sortir de sa tanière. Mais attention, la bestiole a profité de son hibernation pour changer de pelage. La dernière fois que nous avions vu le groupe de Thierry De Brouwer sur scène, c'était à la Rotonde et ensuite en première partie du regretté de Daniel Darc aux Nuits.Du groupe de l'époque, qui évoquait un Dominique A en plus pop, il ne reste plus grand-chose. Uniquement entouré de Greg Carette et Simon Beriaux, l'ex-Melon Galia propose désormais une formule nettement plus simple, plus épurée mais aussi un peu plus rock n' roll. Voilà que les anciens morceaux comme "Les danses nocturnes", "Encore une histoire Yeti.jpg(d'amour)" ou "L'animal en moi" connaissent une seconde vie. Et les nouveaux, interprétés en grande majorité lundi, laissent augurer du meilleur pour un album à venir, mais à une date encore indéterminée. 

    C'est avec un enthousiasme débordant que nous attendions ensuite la prestation d'Albin de la Simone. Déjà parce qu'avec "Un homme", il a tout simplement sorti l'album de chanson française le plus renversant de l'année. Mais aussi parce qu'il nous avait totalement bouleversés lors des dernières Nuits du Botanique, dans le cadre feutré du Grand Salon. Et pourtant, durant dix minutes, on a eu très peur pour lui. Seul sur cette grande scène de l'Orangerie, assis derrière son clavier, il semblait complètement perdu, n'occupant qu'une infime partie de l'espace mis à sa disposition. Surtout que, comme en mai, il avait délibérément pris le parti de jouer sans amplification, sinon celle de sa voix. Mais voilà, l'Orangerie ce n'est pas le Grand Salon. Et on avait un peu l'impression d'avoir face à nous un étudiant intimidé en train de passer Albin.jpgun examen oral dans un énorme auditoire. Mais le droit dans le mur a été évité dès l'arrivée de sa violoncelliste et de sa violoniste, soit sur le merveilleux "Moi moi". La magie est alors revenue d'un claquement de doigts. Albin s'est instantanément décomplexé, faisant preuve de son légendaire sens de l'humour. "Moi moi", "La fuite", "La crise" ne sont pas de simples morceaux, ce sont des trésors de sensibilité et de volupté. Malgré le faux départ, il était impossible de ne pas succomber et de ne pas se laisser emporter sans opposer la moindre résistance. Ce mardi, on remet ça avec Bertrand Belin. Si on tient également compte de Julien Doré et d'Alex Beaupain, cette scène hexagonale nous a décidément offert une année 2013 on ne peut plus délicieuse...

    < Christophe Van Impe

  • Bruce Springsteen de retour le 14 janvier

    Springsteen.jpgBruce Springsteen a annoncé ce lundi midi qu'il serait de retour le 14 janvier prochain avec un nouvel album. Ce dernier se nommera High Hopes et il est d'ores et déjà pré-commandable...

    Et comme le "Boss" n'est pas avare, il a posté un premier extrait sur youtube avec le morceau éponyme de ce disque. 


  • Girls in Hawaii: jamais un Phénix n'avait été aussi flamboyant

    Les retours sont rarement convaincants, car souvent guidés par l'appel du pognon ou simplement une nostalgie un peu indécente. Sauf quand ils sont sincères. Celui des Girls in Hawaii est tout simplement sublime. Quelques mois après un premier concert au Pukkelpop, ils ont pris leur temps avant d'avoir la force de rejouer à Bruxelles. Mais l'attente valait le coup. Jeudi et vendredi, au Cirque Royal et à l'Ancienne Belgique, notre belle capitale a peut-être eu droit à ses deux plus beaux concerts de l'année.

    Et pourtant, du côté des Girls, on aurait voulu pousser la perfection encore plus loin. "Le premier soir au Cirque, c'était comme un premier rendez-vous amoureux. On a toujours l'impression qu'on aurait pu donner plus. J'étais très intimidé en montant sur scène. J'ai pensé à quelque chose de pas très agréable, comme la lettre que je viens de recevoir des impôts, pour ne pas me laisser submerger par l'émotion", rigole Lionel, interrogé par Philippe Manche, notre éminent confrère du Soir, en lever de rideau de la deuxième prestation.

    D'émotion, il en a évidemment été question, tant dans le public que sur scène. Après le décès tragique de Denis, le batteur, le groupe avait été au bord de la disparition. "Cela n'avait en fait plus de raison d'être", souligne Antoine. "On a essayé, mais ça sonnait plus comme un groupe qui reprenait des morceaux de Girls in Hawaii". Chacun s'est isolé dans son coin. Puis la souffrance a donné naissance à la création. Et vint un beau jour "Misses", ce morceau évoquant le drame, et merveilleusement accueilli par le public. "Quand on a recommencé à composer, il était hors de question que ça ne fasse pas référence au décès de Denis. Mais on ne voulait pas que ce soit plombant, ça devait être lumineux, porteur d'espoir."Et voilà que, quelques mois plus tard, le groupe se retrouvait à jouer devant 5000 personnes en Chine!GIH.jpg

    Comblé jeudi soir, le Cirque Royal a laissé sa place le lendemain à l'AB. "Qui est sans doute la plus belle salle de concerts d'Europe", ajoute Antoine. "Je me souviens y avoir vu dEUS et Noir Désir alors que je n'avais que quinze ou seize ans."C'est en compagnie de Sharko et de Ghinzu qu'ils avaient foulé pour la première fois les planches mythiques du Boulevard Anspach. Cette fois, ce sont eux les rois. On aurait peut-être aimé un peu plus d'ambiance dans la salle, mais l'heure était davantage au recueillement et à l'émotion. Même pour les membres du groupe. "Les paroles sont évidemment porteuses de sens. Heureusement, quand on est sur scène, on l'oublie et ça devient des chansons, des sons. Mais il y a toujours un moment, différent pour chacun d'entre nous, où le sens refait surface."

    Au fond du trou il y a peu, les voilà au sommet avec "Everest", album aérien et plein de grâce, qui rappelle parfois les plus grands moments de Grandaddy. Tous les meilleurs morceaux des trois albums, caractérisés par ces montées en puissance, y sont passés pendant 1h45. Sur "Flavor", en deuxième rappel, on sent qu'ils laissent enfin l'émotion de côté et lâchent la bride. A l'heure où dEUS ne cesse de nous décevoir, le rock belge s'est (re)découvert un porte-drapeau international...

    < Christophe Van Impe

  • Nine Inch Nails chez nous en mai

    733934_10152035607386221_164388045_n.jpgNine Inch Nails vient d'annoncer une tournée européenne pour 2014. Celle-ci passera par la Rockhal à Luxembourg le 16 mai et la Lotto Arena d'Anvers le 28 mai.

  • On s'écoute les trois chansons qu'Arcade Fire a jouées ce jeudi au Grand Journal

    ARCADE-FIRE-REFLEKTOR2.jpgArcade Fire en Belgique, c'est pour ce dimanche aux Halles de Schaerbeek. Mais ce jeudi, le combo canadien était en France et plus précisément sur le plateau du Grand Journal (sur Canal Plus). Le groupe y a joué trois extraits en live. A voir (ou revoir) ci dessous ! 

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  • LOUD Festival, le rock et le métal s'invitent au Botanique !

    Après trois soirées de showcases, le line-up du festival LOUD by Court-Circuit, qui se tiendra au Botanique le 14 décembre est enfin dévoilé !
    Vous pourrez y découvrir et/ou soutenir Angakok, Coubiac, Hungry Hollows, Ithilien et Khohd.
    Le festival se clôturera en beauté avec le concert de nos poulains liégeois (vainqueur duConcours Circuit Rock Dur 2011), The K.

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    LOUD Festival
    14 décembre 2013 [19h30]
    Le Botanique - Rue Royale 236 − 1210 Bruxelles
    7 € (prévente - sur place)
    Regardez le teaser vidéo ICI et découvrez la programmation détaillée sur Court-Circuit

    Pour plus d’informations sur le festival, la programmation: www.loudbycourtcircuit.be - www.botanique.be