• APPLAUSE, l'attente s'annonce interminable

    Le Café Belga, place Flagey, un samedi soir. Le microcosme du rock bruxellois s'y est donné rendez-vous. Dans un coin des membres des Vismets, dans l'autre Dan Miller guitariste de Ann Harbor et même une moitié de Puggy en fin de soirée, de retour d'un concert à l'Eden de Charleroi. Tous sont là pour célébrer le grand retour d'APPLAUSE, sans doute le groupe le plus sous-estimé de la scène belge. Et c'est peu dire qu'ils nous ont manqué depuis "Where It All Began" (2011). applause.jpg

    Ce soir, c'est la sortie de la première partie d'"Acids". Un deuxième album, qui sortira en trois volets. Trois disques pour trois saisons, histoire de marquer le coup en 2014. Et le plus frustrant à l'écoute du premier, c'est qu'on n'a jamais autant eu envie que le printemps pousse un coup sur l'accélérateur et arrête de nous enquiquiner avec ses mièvreries, afin de pouvoir découvrirapplause2.jpg les deux autres. Car les quatre titres qu'APPLAUSE vient de nous sortir sont tous monstrueux. Avec "Wasted Town", "Sorry", "Gonna Take You Long" et "In & out", APPLAUSE a étendu toute sa palette. Celle d'un groupe rock capable de vous faire bouger votre popotin mais aussi de vous émouvoir ou de vous mettre sous haute tension. 

    Samedi soir au Belga, le Français Nicolas Ly et ses acolytes belges n'ont pas été avares. Sur cette scène qui a jadis accueilli Moby, Julien Doré, les Vismets et Jake Bugg, ce sont quinze titres qui ont été balancé gracieusement aux fans. Les nouveaux évidemment, mais aussi le meilleur du précédent comme "Black Sand" ou l'épileptique "Witches". Nicolas Ly, avec sa voix à la Jeff Buckley, a toujours ce charisme hypnotique. Pas étonnant quand on sait que le garçon excelle également dans le milieu du cinéma. Et dire que maintenant il va falloir attendre août pour la suite. L'été sera long...

    > Christophe Van Impe

  • Placebo, Cascadeur ou Palma Violets aux Ardentes

    logo_ardentes_2014.JPGLe festival des Ardentes vient d'annoncer une nouvelle série de noms. Avec une belle tête d'affiche puisque Liège accueillera Brian Molko et Placebo le 11 juillet. 

    Nouveaux noms : PLACEBO (11/07), RITA ORA (12/07), SCHOOLBOY Q  (10/07), JOAN AS POLICE WOMAN (12/07), CASCADEUR (13/07), JIMMY EDGAR (11/07), PALMA VIOLETS (12/07), MADENSUYU (12/07), FACTORY FLOOR (12/07), THE BOTS (12/07), ISAIAH RASHAD (10/07), ELLIPHANT (11/07), THE INTERNET (11/07), ARCHIE BRONSON OUTFIT (12/07), CIRCA WAVES (11/07), THE FEATHER (12/07), LEAF HOUSE (13/07), THE SORE LOSERS (12/07), LES R’TARDATAIRES (12/07), OLD JAZZY BEAT MASTAZZ (10/07), MATHILDE RENAULT (11/07), DELV!S (13/07).

  • Kanye West au Palais 12, c'est annulé

    kanye-west-2011.jpgAnnoncée la semaine dernière, la venue du rappeur US le 25 juin au Palais 12 du Heysel vient d'être annulée, comme toute sa tournée européenne d'ailleurs. Sans qu'une raison ne soit invoquée...

  • Damon Albarn se la joue Mr Tembo

    Damon-albarn-everyday-robots.jpgAprès avoir dévoilé les titres "Lonely Press Play" et "Heavy Seas Of Love", Damon Albarn en dit encore un peu plus sur son premier opus solo Everyday Robots, à paraître le 28 avril prochain. Il a publié un nouveau morceau intitulé "Mr. Tembo", qui possède un petit côté Gorillaz mais aussi world music.


  • MØ, consternation plutôt que révélation

    Ah, les pays du Nord de l'Europe et leurs spécificités musicales: le post-rock islandais, le black metal norvégien, la pop suédoise,... Et le Danemark? Bin pas grand-chose en fait si ce n'est Agnes Obel, The Raveonettes ou Trentemoller. Et Aqua? Oui, aussi. Mais bon, faut pas déconner quand même. MØ, Karen Marie Ørsted pour les intimes, serait donc en passe de combler ce vide. Du moins si on en croit les Inrocks, qui en avaient fait une de leurs futures révélations de 2014. On a eu envie de les croire, nous. Mais notre enthousiasme a vite été réduit en miettes après le concert donné mardi soir au Bota. Une prestation qui nous a laissés pantois. N'est décidément pas Lorde ou Banks qui veut. Et, quand elle ralentit le tempo pour se donner des faux airs de Lana Del Rey, MØ n'arrive tout simplement pas au vernis du petit orteil de l'Américaine. Mo.jpg

    Elle a collaboré avec Diplo de Major Lazer et voue une admiration sans borne aux Spice Girls... ça aurait pourtant déjà dû nous mettre la puce à l'oreille. Physiquement, c'est d'ailleurs à se demander si elle n'entretient pas volontairement la ressemblance avec la "sémillante" Mel C (oui, oui, on connaît nos classiques). Et musicalement, car c'est bien là l'essentiel, ça ne vole pas très haut non plus. Ca sonne même complètement creux. Ses musiciens en short sont loin d'être des virtuoses. Et vocalement, elle a tellement du mal à tenir la distance en live qu'elle s'adjoint sa propre voix préenregistrée pour les choeurs. Au final, pendant une heure, elle aura surtout passé son temps à trémousser vulgairement son popotin et à venir sautiller dans le public.

    Elle poussera même le vice jusqu'à lancer le rappel par une reprise de "Say you'll be there". "Vous aimez les Spice Girls?", lance-t-elle alors, sans un brin de second degré. Bin... non, en fait, on n'aime pas. Désolé. Ce coup d'assommoir, c'était le moment rêvé pour battre en retraite avant la fin, histoire d'éviter de devoir slalomer entre les gamines persuadées d'avoir vu le concert de leur vie. On en finit presque par se dire qu'on aurait mieux fait de rester au chaud dans le canapé à regarder "The Voice", c'est dire. Mais bon, l'avantage avec ce genre de concert terminé à 21h20, c'est qu'on est vite à la maison. Mais ça, c'était sans compter sur l'arrivée de Barack Obama à Bruxelles. Putain de soirée...

    > Christophe Van Impe

  • Les Pixies annoncent Indie Cindy, leur premier disque depuis 1991

    Indie-Cindy-Pixies.jpgAprès deux EPs, les Pixies annoncent enfin un nouvel album studio. Indie Cindy sera publié en édition limitée vinyle pour le Record Store Day (19 avril), puis en physique et digital le 28 avril.

    L’opus est produit par Gil Norton qui a déjà travaillé avec le groupe sur Doolittle, Bossa Nova et Trompe Le Monde, le dernier disque en date (1991). Il contiendra notamment des titres extraits de EP1 et EP2 sortis ces derniers mois.

  • Les Black Keys balancent leur nouveau single

    the-black-keys.jpgCe week-end, nous vous révélions que les Black Keys seraient bientôt de retour avec un nouvel album (à relire ici). Il n'a pas fallu longtemps pour obtenir un premier extrait puisque le duo américain a mis le morceau "Fever" en ligne ce lundi. 


  • Nos dix conseils pour les Nuits du Bota

    Du 16 au 27 mai, une nouvelle fois, nos Nuits seront plus belles que vos jours. Bien sûr, on ne pourrait que trop vous conseiller d'aller voir The Flaming Lips, Fauve, BRNS, Cat Power, Emilie Simon, Hercules and Love Affair, ou Cascadeur et Cats on Trees. Mais ces têtes d'affiche, vous les connaissez. Voici donc nos conseils d'artistes un peu moins connus, mais qui en valent tout autant la peine. Alors, ne réfléchissez pas, et... faites vous la totale (ou presque):Nuits.jpg

    - Asgeir: la nouvelle perle de la scène islandaise est de retour au Bota. Quelques mois après être venu présenter la version islandaise de son album "In the silence", il le fera cette fois en anglais. Les textes ont été traduits par John Grant, et c'est juste magnifique.

    - Carl et les Hommes Boîtes: nous avions découvert le projet de Carl Roosens en première partie de Fauve à l'Orangerie, et lors d'une soirée d'anthologie aux Nuits 2013. Un an plus tard, il nous revient toujours avec cet univers hybride et étrange. Et ce "Autour du lac", morceau aussi somptueux qu'inquiétant.

    - Florent Marchet: sa première prestation aux Nuits, à l'occasion de la sortie de "Gargilesse" date déjà d'il y a près de dix ans, lors d'une "Nuit française" aux côtés de Daniel Darc, Luke et Brigitte Fontaine. Depuis, il a beaucoup écouté MGMT et lu Michel Houellebecq. Ca a donné "Bambi Galaxy", un album plus que surprenant.

    - George Ezra: mais on leur met quoi dans leur bol de céréales aux gamins en Angleterre? Après Jake Bugg, voilà maintenant George Ezra. Vingt ans également, et un talent insolent. "Budapest" est déjà en tube. Et en plus, le gaillard a tout du gendre parfait.

    - Jagwar Ma: décidément avec Tame Impala, Temples et nos compatriotes de Moaning Cities, le mouvement psyché connaît une belle seconde jeunesse. Mais Jagwar Ma, c'est encore plus que ça. Attention, on annonce un séisme sous le Chapiteau ce soir-là...

    - Moutain Bike: le premier album de ce groupe bien de chez nous ne sortira que le 22 avril. Mais "I lost my hopes in Paradise" est déjà une petite merveille pop et n'annonce que du bon...

    - School is Cool: à la sortie de leur premier album, ces Anversois ne pouvaient nier une certaine filiation avec Arcade Fire. Mais eux n'ont pas bifurqué, et sont de retour avec une musique toujours aussi baroque et surprenante.

    - Son Lux: Ryan Lott brasse habilement electro-pop, musique de chambre  et hip-hop alternatif. L'Américain revient en Belgique après un premier concert sold out à l'Ancienne Belgique.

    - The War on Drugs: fondé il y a dix ans par Kurt Vile, ces Américains proposent un rock simple mais efficace. "Lost in the Dreams", le dernier album fait déjà beaucoup parler de lui.

    - ZZZ's: trois Japonaises venues de New-York, qui jouent du 'post-punk-new wave". Le tout produit par Jonathan Kreinik, qui a également bossé avec The Rapture. Ca risque de claquer!

     

     

     

  • Avec Melingo, la Bota se met aussi au tango

    En un an, ce sont environ 600 artistes de tous horizons qui foulent les planches des différentes salles du Botanique. Parmi ceux-ci, certains plus atypiques forcément. Car, non, il n'y a pas que du rock ou de l'electro au Bota. La preuve avec Daniel Melingo, qui sera de passage le 11 avril, dans le cadre des VW Spring Sessions. En Argentine, Melingo est une star nationale, maître incontesté du tango. ÂgMelingo.jpgé de 57 ans, c'est après avoir quitté l'Argentine pour le Brésil afin de fuir la dictature militaire, qu'il débute sur la scène, au sein du groupe Agua de Milton Nascimento. De retour en Argentine quatre ans plus tard, il deviendra la figure de proue du rock contestataire avec Los Twist et Los Abuelos de la Nada. Dans les années 80, on le découvrira même flirtant avec le punk avec le groupe madrilène Toreros Muertos.

    C'est dire si sa palette est large et si on est très loin du tango classique. Il y ajoute sa touche personnelle, ses influences rock et blues et sa voix à la Tom Waits, et nous propose des poèmes chantés en lunfardo, l'argot de Buenos Aires. C'est le guitariste de Gotan Project qui lui a pour la première fois ouvert les portes de l'Europe. Ecouter un album de Melingo, c'est voyager. D'une chanson à l'autre, dans un style très cinématographique, il nous transporte, tel un Phileas Fogg des temps modernes. Sur "Que Sera De Ti", on a presque l'impression d'entendre une variation latino du "Melody Nelson" de Serge Gainsbourg. "Linyera", son dernier album en date, sent bon l'Amérique du Sud. Mais pas celle des plages de sable fin. Plutôt celles des contrées poussiéreuses et suffocantes. Mélancolique, onirique et surréaliste, "Linyera" devrait enfin asseoir pour de bon la popularité de Melingo sur le Vieux Continent...

    A voir sur scène le 11 avril, à l'Orangerie.

  • Avec son premier album, MIHUMA choisit la langue plutôt que le sabre

    Une ville, la nuit. Paris, Londres, Baïa, La Havane. Un homme, la trentaine, est tapi dans l'ombre, la plume aiguisée, les sens en éveil, observant attentivement les sons de la rue, les sons de la vie. Urbanité et poésie. Sensible au moindre mouvement, il attend, se ressource, puis l'essence de la rue en ébullition. Elle vibre, il la sent, elle est en lui. Il l'aime malgré sa noirceur, son côté sombre. Elle vit, ils peurent, et que reste-t-il lorsque revient le jour? Rien, ou pas grand chose.Mihuma.jpg

    MIHUMA pose un regard sans complaisance sur ses contemporains. Conscient de l'urgence, besoin de secouer les esprits, il ne ménage pas les âmes sensibles, grattant là où ça dérange, là où ça fait mal. Esthétique de la noirceur comme liberté artistique, liberté de ton, une colère à laquelle il laisse libre-cours. Peurs, fantasmes mais aussi beaucoup d'amour, sous toutes ses formes, comme autant de phares qui permettent de ne pas sombrer.

    Amoureux du verbe, poète sans filtre, c'est chez les grands de la chanson française que MIHUMA puise ses références - Gainsbourg pour la liberté artistiques, Mano Solo pour son côté écorché - dans la littérature aussi (Verlaine, Baudelaire,...). Amoureux de la musique, chineur, il vous parlera aussi bien de Bowie que de Janis Joplin, Hendrix ou Portishead. La recherche du bon son: une base rock, des influences soul, des sonorités latines,...

    Pour l'enregistrement de l'album "Les esprits claires voient dans le noir", il s'est entouré de musiciens aguerris: le guitariste Stéphane Goldman, ami fidyle, accompagnateur d'Imany; Noël Assolo (bassiste des Rita Mitsouko) et le batteur Franck Mantégari (rencontré lors du projet Music'All); le tout orchestré par le producteur Mitch Olivier (Alain Bashung, Renaud, Dax Riders, Brigitte Fontaine, Olivia Ruiz,...) qu, séduit par son univers, se lance dans l'aventure.

    De ses virées musicales, il croise aussi un autre amoureux des mots: Francis Lalanne. Rencontre improbable. L'homme aux cuissardes, envoûté par cet esprit, ce parler-vrai, se laisse entraîneur dans la moiteur des "Carnets de Nuits".

    A travers les neuf titres de "Les esprits clairs voient dans le noir", MIHUMA tel un sage a choisi la langue plutôt que le sabre, et tente d'éveiller les consciences: montrer ce qui est, dévoiler ce qui devrait, percevoir ce qui sera. Marquer d'une empreinte invisible sa trace... indélébile, et croire que tout peut encore changer.

     www.mihuma.fr