• Klaxons ne manque pas de ressources

    La Coupe du Monde de football, et principalement les soirs de victoire des Diables Rouges, semble être un excellent moment pour replacer les Klaxons sur le devant de la scène (voilà, le jeu de mots est fait). Le groupe anglais vient de sortir son troisième album, "Love Frequency", après quatre ans d'absence. Retour plus "mielleux" mais les chansons ont gardé le côté immédiat du premier effort studio.

    Dans son communiqué de presse, le groupe explique d'ailleurs que "Myths Of The Near Future" (récompensé par le "Mercury Prize" en 2007) symbolisait... le futur, le deuxième album ("Surfing The Void" en 2011) le passé, et le petit dernier le présent. Et le présent, en ce début de soirée, ce sont trois lads fatigués d'une longue journée promo avec une seule envie: profiter du beau temps et pourquoi pas du Mondial, puisqu'on les entend discuter du match entre le Chili et les Pays-Bas qui a lieu au même moment. Et ils avaient apparemment plus envie de parler foot que de musique lors de cette dernière interview au programme.


    Alors, vous la suivez de près cette Coupe du Monde?

    klaxons,interviewJamie Reynolds (chant, basse; à gauche): Le match du Brésil ce soir (ndla: lisez lundi passé) pourrait être sympa, mais c'est moins intéressant pour nous maintenant que l'Angleterre est éliminée. Il y a eu un tel silence lors de notre défaite contre l'Uruguay, c'était impressionnant...

    Simon Taylor-Davis (guitare, choeurs; en-dessous): On a été voir ça dans un bar en Croatie, rempli de hooligans anglais!

    James Righton (chant, synthé, basse; à droite): Pas la meilleure manière de voir un match! Et le pire c'est qu'il y avait un p... de décalage entre les différentes télévisions, c'était horrible. Je suis content que notre entraîneur va rester, tout n'était pas si mauvais. Nos meilleurs jeunes ont besoin de grandir ensemble, un peu comme la Belgique.

    A vous entendre parler, on se dit que la fédération anglaise devait vous demander d'écrire son hymne!

    Jamie: On aurait vraiment bien voulu le faire, mais on n'avait plus le temps.

    James: C'est la première fois depuis des années que l'Angleterre n'a pas de chanson officielle. Vous en avez une en Belgique, non?

    Oui, Stromae, mais...

    James: Oh oui? (se tournant vers Jamie) C'est le gars dont je t'ai parlé, qui devient vraiment énorme!

    ...c'est juste un titre de son dernier album qui a été choisi, ce n'est pas une vraie chanson de football.

    Jamie: Ah, c'est pas bon ça, il faut des références directes au foot, sinon ça ne marche pas. Allez, on va faire celle pour l'Euro 2016 alors!

    James: "Vindaloo" de Fat Les par exemple, terrible, mais ça parle de curry quoi... Regarde (chipote sur son smartphone, la musique de "Vindaloo" commence): les "50 meilleures chansons de la Coupe du Monde"... Fat Les en numéro un! C'est quand même incroyable que New Order ait eu John Barnes pour faire du rap sur "World in Motion" lors d'Italia 90. J'ose pas imaginer Wayne Rooney... (rires)


    "Le public a adopté nos nouvelles chansons"


    Bon, on n'est pas encore en 2016, parlons donc un peu de "Love Frequency". Comment sont passées les nouvelles compositions pendant les récents concerts?

    Jamie: Elles marchent super bien, les gens sautent dans tous les sens, même sans connaître les paroles. Plus de la moitié de la setlist est composée de nouveaux morceaux, c'est cool.

    James: Et maintenant que l'album est sorti, ça va être encore plus intéressant de voir les réactions. Mais on est déjà très contents. Je me souviens d'un concert à Coventry, en 2009 ou quelque chose... Aucune réponse, comme si les gens dormaient.

    Simon: Le retour en voiture vers Londres était le voyage le plus interminable de ma vie... J'étais supporter de Coventry City, c'est fini depuis!

    Quatre ans d'attente pour un nouvel album, c'est plus long que la moyenne...

    Simon: Ce n'est pas un choix, ça nous a pris le temps qu'il fallait, c'est tout!

    James: Nous ne sommes pas fous... C'est comme si un docteur était d'accord pour n'avoir qu'un patient tous les huit ans!

    Jamie: Nous avions des ressources quasi illimitées... On les a toutes utilisées! Sans label, sans guide, ça devenait dingue! On a dû se remettre sur le chemin du travail. Là, je pense qu'on a assez de ressources jusque... l'été prochain.

    Simon: Pendant deux mois ouais (rires)!

    klaxons,interviewComment travaillez-vous sur vos vidéos, souvent remplies de belles trouvailles?

    James: Toutes les idées sont de nous... Qestion de temps et de ressources (rires)! Dire que notre tout premier clip a été réalisé avec mille livres...

    Jamie: Après avoir travaillé avec le même réalisateur pour les deux premiers albums, nous collaborons actuellement avec deux jeunes excellents gars, je suis sûr qu'on va vite retrouver la même relation. Notre prochaine ambition, c'est de faire un clip en Jamaïque. Ou même de s'y installer pour de bon, mais pour ça il faut un visa.

    Et une Visa, pour les ressources.

    Jamie : Ouais (rires)! On va pouvoir profiter de cette boisson à base de rhum... Le Rum Ting!

    Simon: Arf, ne me parle pas d'alcool, j'ai encore des flashes du bar en Croatie...


    > Philippe Sadre

    Klaxons sera en concert le 18 juillet au festival de Dour et le 15 novembre au Botanique.
    L'album "Love Frequency" (Warner) est sorti le 13 juin.
  • Des Fêtes de la Musique pareilles, on en redemande

    L'esplanade du Cinquantenaire était bien remplie ce week-end pour cette nouvelle édition de la Fête de la Musique. Les nouveautés 2014 ont apporté leur lot de satisfaction, comme l'affiche en général. Samedi, One Horse Land avait l'honneur de débuter la "Scène du Parc" située en face de la fontaine du Cinquantenaire. Ce qu'ils ont fait avec style. Leur pop-folk mâtinée de contre-basse et de clarinette apparaissait comme le meilleur accompagnement pour passer un après-midi décontracté dans l'herbe.  La météo aidant, il y avait déjà une bonne poignée de spectateurs et/ou de curieux devant cette scène inaugurée cette année. Très joli cadre d'ailleurs, et les différentes scènes (avec le mignon Magic Mirrors et le Musée royal de l'armée et de l'histoire militaire) donnent une véritable ambiance de festival.

    Après de nombreux concerts acclamés, Moaning Cities faisait ensuite monter la température. Des spectateurs, qui se sont approchés progressivement de la scène, soufflaient des bulles de savon et tous deux planaient sur cette musique Fêtes1.jpgdense et riche. Après la Rotonde et le VK, c'est la troisième fois que Moaning Cities présentait à Bruxelles l'excellent "Pathways through the sail". Le contexte, en plein air à 16h devant une assistance familiale, ne se prêtait pas vraiment à leur musique. Pourtant, ils s'en sont sortis plus qu'avec les honneurs. Avec, cerise sur le gâteau et pour clôturer le set, un nouveau morceau (encore sans titre) qui augure du meilleur pour la suite. A revoir notamment au festival de Dour.

    Place ensuite à Scarlett O'Hanna, la Française jouant dans sa ville d'adoption avant notamment de jouer deux dates en première partie de Poliça la semaine prochaine en Allemagne. L'intérêt du public diminuait d'un cran face à la prestation contrastée de la demoiselle. Elle ne donnait pas assez de prestance à des chansons indie-folk, tantôt minimalistes tantôt plus up-tempo, pourtant de qualité.

    Il fait assez chaud aussi, ce qui ramollit peut-être tout son monde... Sauf les quatre garçons de Fêtes2.jpgMountain Bike, qui ont agrippé leur machine en robe de chambre et sont partis nez dans le guidon sur la route d'un rock nerveux à la Thee Oh Sees et Parquet Courts. Ca rigole sur scène, ça papote et ça s'amuse entre deux riffs incisifs. C'est sympa et la plaine du Cinquantenaire l'a bien compris. Dans la lignée de leur excellente prestation en ouverture de Mac DeMarco aux Nuits du Bota.

    Il aura fallu attendre quelques chansons pour que la foule se regroupe devant la grande scène pour le concert de Noa Moon. Ses petites ballades "à la Jack Johnson" sont parfaites pour une petite soirée d'été, mais la réaction n'a pas été à la hauteur, malgré la présence d'un groupe derrière elle. Même "Paradise", sa chanson la plus connue, n'a pas suscité beaucoup plus que quelques applaudissement feutrés. Dommage pour la demoiselle qui ne manque ni de fraîcheur ni de charme. Elle laissait la place à Ebony Bones, dont la funk-rock réveillait un peu l'assemblée. Deux têtes de cheval qui dansent, une chanteuse avec des grandes plumes, des ballons géants lancés danFêtes3.jpgs le public: un peu d'énergie dépensée pour terminer la journée la plus longue de l'année.

    Le lendemain, c'est à Clare Louise que revenait la délicate tâche d'ouvrir la journée. Sa pop/folk fraîche et sucrée, qui rappelle par moments Kate Nash, cadrait parfaitement avec l'événement. Malgré des conditions difficiles, "Balloons" et "Castle in the air" ont fait mouche. Voilà qui collait parfaitement à cetteFêtes4.jpg première journée estivale. The Feather, déjà vu au Propulse et en première partie d'Emilie Simon aux Nuits achevait grâce à ses délicates mélodies de nous mettre d'excellente humeur pour la tête d'affiche de la "petite scène".

    C'est jour de match aujourd'hui, est-ce ce qui a motivé les garçons de La Femme à taper dans le ballon cinq minutes avant leur montée sur la scène du Parc? Incroyablement relaxs, ces zozos regroupés autour de leur chanteuse robotique. Le grand juke-box surf-rock sur fond d'années 80's fait bouger la tête et les pieds tout le public qui s'est regroupé pour regarder la révélation des Victoires de la Musique 2014. Fêtes5.jpgEn un album, il y a déjà des tubes comme "Sur la planche", "It's time to wake up" ou l'irrésistible "Nous étions deux" qui remporte un beau succès. Plus d'une heure de sons diaboliquement festifs qui donnent la pêche avant le match de la Belgique!

    > Philippe Sadre et Christophe Van Impe

  • Alt-J balance un premier extrait de son deuxième album

    alt-j-album-this-is-all-your-septembre-2014.jpgLe deuxième album des Anglais de Alt-J, This is all Yours, sortira le 22 septembre prochain mais le groupe a déjà balancé ce mercredi un premier extrait sur le net: "Hunger of the Pine". A écouter ci dessous ! 

  • Emiliana Torrini, Oscar & The Wolf, Magnus ou The Subs se rajoutent aux Lokerse Feesten

    10450434_10152415423088654_5279956889234290266_n.jpgLes organisateurs des Lokerse Feesten ont publié ce lundi de nouveaux noms. 

    Voici ce qu'on peut lire sur leur site web : "Nous avons ajouté le top du dance et du hiphop : Nero (dj-set), Magnus (live), Mix Master Mike, KRS-One, The Opposites, DJVT et The Subs, et de quoi faire brûler le plancher de danse avec Mumbai Science en Gangthelabel.

    Les fans de Blink-182 seront comblés avec l’ajout de de Millencolin, Twin Atlantic et New Model Army.  

    L’un des artistes à succès de 2014, Oscar & The Wolf jouera chez nous l’un des trois rares festivals en Belgique cet été. Emiliana Torrini et Gabriel Rios réchaufferont vos cœurs le 9 août. Admiral Freebee, The Bony King of Nowhere (solo) et Lonely The Brave feront préséance à nul autre que Neil Young & Crazy Horse."

    Pour rappel, les Lokerse Feesten se tiendront du 1er au 10 août. 

  • A Flagey, l'autre visage de MLCD

    Sudpop et My Little Cheap Dictaphone ne se quittent plus. Quelques jours après avoir mis le festival Europavox de Clermont-Ferrand à leurs pieds et juste avant d'entamer la saison des festivals en plein air, les Liégeois se MLCD2.jpgproduisaient mercredi soir au Studio 4 de Flagey. Un concert particulier puisque organisé dans le cadre du "Brussels Film Festival". Il s'agissait d'une création sur le thème de la guerre 14-18. Les écrans habituellement postés derrière chaque musicien avaient disparus. A leur place, un seul écran, mais de cinéma celui-là, diffusant des images d'archives, sélectionnées par le groupMLC1.jpge. Un moment intimiste où les morceaux les plus profonds de leur répertoire se sont mariés à des séquences vidéos à la fois fortes et glaciales. Délaissant son côté le plus pop, MLCD a séduit. Et hier, retour à la normale, au festival de Grand Quevilly...

    > La setlist: 1. "Capulet's Theme: Waves (issu de Romeo & Juliette)", 2. "Not Hype", 3. "Rabbit Holes", 4.  "Smash", 5. "Fire", 6. "Feather Smile", 7. "Change in my Heart", 8. "Brother Lawrence's Theme (Romeo & Juliette)", 9. "Hope You're Back" et 10. "Shine On".

    > Christophe Van Impe

  • Jaromil Sabor, le bachi-bouzouk talentueux

    Il est Français, Bordelais plus particulièrement. Mais son nom de scène fait référence à un célèbre personnage de BD belge, et ça c'est déjà un bon point qui lui vaut une gommette verte. Un subtil jeu de mots mais, rassurez-vous, musicalement on n'est pas du tout dans l'humour potache. Récemment mis en lumière par les Inrocks, dans leur laboratoire de découvertes, Jaromil Sabor propose un folk très américain et surtout merveilleusement inspiré, avec une omniprésence de l'harmonica. Dejaromil.jpgux ans après "Marmalade Sculpture", "La Santa Roja" vient enfoncer le clou. L'ambiance est onirique, garage, psyché,... oui tout ça à la fois. Un album d'une extrême richesse assurément, où on change d'univers à chaque morceau, où Beck et Ty Seagall parviennent à se croiser. On attend avec impatience de pouvoir découvrir ça sur scène en Belgique!

    > Christophe Van Impe

     

  • Alaska Gold Rush, BO idéale d'un road-movie à la belge

    White Stripes, The Kills, Black Keys,... aussi basique soit-elle, le duo rock est une formule qui fonctionne (presque) toujours. Composé de Renaud Ledru (Soresmile) et d'Alexandre De Bueger (Crazy Lady Madrid et Château), Alaska Gold Rush ne déroge pas à la règle. Mais dans un style radicalement différent. Car si la voix rappelle par moments Pete Doherty, voire Jake Bugg, on est ici plus dans un songwriting à la Bruce Springsteen. C'est à la fois folk eAlaska.jpgt vitaminé. Ce "Pilote Village Midnight", ce serait la BO idéale d'un road-movie en plein désert. Le genre de CD qu'on imagine parfaitement s'écouter à fond la caisse dans une Ford Mustang décapotable, lors d'une virée dans l'ouest ricain. Bonne surprise de la récente Nuit Belge du Bota, Alaska Gold Rush confirme avec cet excellent EP.

    > Christophe Van Impe

  • Magnus (le projet électro de Tom Barman) est de retour

    2250490-thb6.jpgMagnus, c'est le side project de Tom Barman, le leader de dEUS, avec le DJ CJ Bolland. Le duo est de retour avec un nouveau single, baptisé "Singing Man" et porté par la voix de Tom Smith, le chanteur de Editors. 

    Un single qui annonce un album When Neon Goes To Die qui sortira le 1er septembre. 


  • Coupe du Monde (5): La première fausse note des Diables pour la World Cup 94

    Et pour boucler la boucle... Après avoir arraché la qualif' au forceps face au Rassemblement Tchèque et Slovaque et avoir ricané du désastre français contre la Bulgarie, la Belgique du football s'est un jour réveillée avec cette "chose".

    Les Village People ont sorti la chanson en 1979, les Pet Shop Boys l'ont revitalisée en 1993 et les Diables Rouges l'ont achevée... quelques mois plus tard. Diables Rouges néerlandophones pour être précis, puisque cette chanson est parue sur une compilation regroupant odes aux joueurs réalisées par des artistes flamands.

    L'interprétation donc, mais les paroles ("On y va en bus?" "Mon épouse peut-elle venir avec?") aident également à en faire un des pires massacres de l'histoire. La famille et amis de Marc Degryse, Luc Nilis, Eric Van Meir, Franky Vander Elst ou Lorenzo Staelens doivent encore de temps en temps les charrier...

    Pour la petite histoire, cette année-là, la Belgique était éliminée en huitièmes de finale par l'Allemagne (3-2), après foiré son dernier match de poule face à l'Arabie Saoudite et Al Owairan. On pourrait retrouver la Mannschaft au même stade de l'épreuve cette année mais ça, c'est une autre histoire... Que la Coupe du Monde commence!!!

    > Philippe Sadre


  • Coupe du Monde (4): La motivation à l'écossaise

    Tandis que les "Olé olé olé!" ou les "Champions!" pullulent dans les chansons officielles de football, les Ecossais de Del Amitri ont offert en 1998 un parfait contre-pied. Apparemment incompris mais charmant. 

    Fondé à Glasgow en 1983, Del Amitri a régulièrement placé ses albums dans le Top 10 UK. Ils ont également remporté la bataille les opposant à Wet Wet Wet, encore tout auréolé du gigantesque tube "Love Is All Around", pour l'obtention du label "single de l'équipe nationale" avant le Mondial en France.

    Le chanteur Justin Currie déclarait alors: "Tout le monde pense qu'on est des losers, mais passer le premier tour, ce serait comme remporter la Coupe du Monde! C'est une chanson très personnelle." Il faut en effet bien noter que l'Ecosse n'était jamais parvenue à passer un premier tour de grande compétition internationale. 

    De Rio de Janeiro à Prestwick

    "Don't Come Home Too Soon" est donc une magnifique chanson de... loser, à la mélodie douce et aux paroles explicites: "Le monde n'est peut-être pas en train de trembler, mais vous pouvez leur donner tort, même les outsiders y arrivent (...) Mon plus grand rêve est que, pour une fois, vous ne soyez pas dans ce stupide avion."

    Un bijou d'autodérision et une originalité typiquement british pourrait-on penser, mais les réactions au pays du Mars frit n'ont pas été des plus enthousiastes. Les fans ont boudé la chanson et les joueurs ne semblaient pas plus heureux que cela de participer au projet. Plusieurs d'entre eux ont tout de même tourné dans le clip, volontairement calqué sur la publicité d'un célèbre équipementier qui voyait Ronaldo et ses coéquipiers brésiliens jongler dans un aéroport de Rio coloré. Sauf qu'ici c'est à Glasgow Prestwick et il fait gris.

    Ah oui, après un match nul contre la Norvège et des défaites face au Brésil et au Maroc, les joueurs écossais ont bien repris l'avion directement...

    > Philippe Sadre