The Sore Losers passe la troisième et cela va faire du bruit

89595-the-sore-losers-announce-skydogs-release-on-march-18th-1110384.jpgA l’heure où l’on ne peut plus sortir de chez soi sans se farcir Adele, Ellie Goulding ou - pire - Louane dans les oreilles, qu’il est bon de s’enfermer à double tour dans son salon, par un week-end pluvieux, casque sur les oreilles, avec la nouvelle galette de The Sore Losers à fond dans les écouteurs ! Ce nouvel album (déjà le 3e après un premier LP éponyme en 2010 suivi de l’enthousiasmant Roselyn quatre ans plus tard), qui est paru ce vendredi 18 mars, devrait finir par imposer durablement les quatre flamands sur l’échiquier du rock garage. Car ce Skydogs, plus brut et immédiat que ses prédécesseurs, envoie du lourd, pied au plancher, 32 minutes durant. C’est court mais c’est bon. Et ça décrasse les oreilles.

Porté par le single « Cherry Cherry », brûlot punk que n’auraient pas renié Iggy Pop et ses Stooges, « Skydogs » compile une dizaine de mini-tubes qui renvoient aux meilleures heures du MC5. On songe aussi beaucoup à Jon Spencer sur « Dirty Little Pretty Things » ou aux Black Keys sur « Got It Bad » ou « All I Am ». Produit par le natif de Nashville Dave Cobb (Rival Sons, Chris Cornell) dans un studio à Berlin, l’album a été enregistré dans les conditions du live. « L’écriture, l’enregistrement, le mixage : tout s’est passé super vite. Pas de place pour le doute. C’est ce que voulait Cobb : qu’on ne garde que l’énergie et la magie des toutes premières prises. Ce qui fait de Skydogs notre album le plus dangereux à ce jour, mais aussi le meilleur », crâne le leader Jan Straetemans. On ne peut que lui donner raison.

> Romain Goffinet

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