Rihanna, déception d'une journée ensoleillée au Pukkelpop

Sans faire injure aux festivals qui viendront dans les prochaines semaines, le Pukkelpop est le dernier gros rendez-vous de l'été dans notre Royaume. Une dernière occasion donc de se faire plaisir avant de penser aux secondes sessions d'examen ou à la rentrée scolaire du petit dernier. Lorsque mon choix s'est porté sur le jeudi du festival limbourgeois, la réflexion de mon entourage a toujours été la même: "Ha oui, c'est le soir de Rihanna." Oui, le soir de la star des Barbades en effet, mais après avoir quitté la plaine lumineuse et bruyante de Kiewit, je me dis que je me souviendrai encore longtemps de sa malheureuse prestation, mais j'y reviendrai plus tard.

Prenons tout d'abord le positif. Au-delà de l'organisation toujours bien huilée, le "Pukkel" sera cette année sous le soleil.  Il fait doux, les festivaliers sont couchés dans l'herbe ou dans le sable et au loin, la voix douce de Tom Odell met directement dans l'ambiance. L'un des problèmes du Pukkelpop, c'est le choix: il y a tellement de scènes (10 au total) que faire un planning de la journée devient très compliqué. Instinctivement, je me jette sur la première que je trouve et je passe un délicieux moment avec The Tallest Men On Earth, un artiste suédois cousin musical de Bob Dylan.

IMG_2067.jpgLe premier mauvais choix, c'est celui de Wolfmother. L'ennui est total et malgré les meilleurs titres de l'album éponyme de 2005 qui réveillent ma mémoire, je cherche sur une autre scène de quoi satisfaire mon envie d'autre chose. Je découvre donc Bazart, en live, avec son répertoire "Indie" en Néerlandais. Ce n'est pas toujours harmonieux, mais la surprise est bonne.

C'est alors l'heure d'un groupe mondialement connu: Eagles of Death Metal. Le problème des Californiens, c'est qu'ils seront à jamais le groupe de l'attentat du Bataclan, et que la moitié du monde n'est pas capable de citer un titre de leur répertoire. Quoi qu'il en soit, même si Josh Homme n'est pas présent, les meilleurs titres du dernier opus (Zipper Down) se mêlent aux classiques du groupe. Sur cette même Main Stage, je reste pour retrouver The Last Shadow Puppets. Alex Turner et Miles Kane sont en grand forme et les gesticulations du premier, dandy magnifique avec des poses à la Mick Jagger, garnissent une heure musicale de toute beauté. Beau moment d'hilarité quand Turner prend en pleine poire le micro balancé nonchalamment  par Kane.IMG_2073.jpg

Mais puisque tout le monde attendait cela avec impatience, il est temps de parler de l'épineux chapitre Rihanna. Lors de l'annonce de sa venue, certaines dents ont grincé tant sa palette musicale n'était pas en adéquation avec l'esprit du Pukkelpop. Soit, un artiste est capable de retourner les foules. Mais pour cela, il faudrait déjà arriver à l'heure: 45 minutes de retard pour la belle, qui aime se faire désirer mais qui n'a récolté que des sifflets. Et ça va aller de mal en pis, car la plupart de ses titres sont "chantés"en playback, et ce n'est même pas discret: décalage, le micro n'est pas devant sa bouche et last but not least: la bande son tourne alors que Rihanna n'est même plus sur scène. C'est le coup fatal pour moi, je m'en vais terminer ma soirée devant Bloc Party. 

Florian Holsbeek

 

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