Billions of Comrades: "Nous sommes aussi bien capables de jouer à Ronquières qu'au VK!"

Vainqueur du concours "Court-Circuit" en 2012, Billions of Comrades est de retour avec un deuxième album ("Rondate") dévastateur. Un disque qui a déjà été présenté au Bota en première partie de Motorama, ainsi que dans leur fief de Tubize.

Pourquoi avoir décidé de faire votre release party à la Maison des Jeunes de Tubize?

Arnaud: "On a directement prévu de faire ça là. Ce n'est pas un vivier de musiciens, donc on n'hésite pas à le mettre en avant. On a eu envie de revenir aux sources. Quand on a commencé, il n'y avait pas grand-chose à la Maison des Jeunes. Maintenant, il y a une vraie structure et des conditions correctes, grâce à MJ Music."Billions2.jpg

Qu'avez-vous retiré de votre victoire au concours "Court-Circuit"?

Chris: "Juste après, il y a eu une visibilité impossible à avoir sans passer par là. C'est un fameux tremplin, qu'il faut savoir assumer. C'est notre manager qui avait inscrit le groupe. Il fallait une démo de trois morceaux, et on en avait justement trois et pas un de plus. La plupart du temps, on ne jouait même pas le temps imparti. On a commencé comme ça, sans penser à aller au bout. Mais, une fois que nous étions lancés, nous ne voulions pas passer pour des guignols. On s'est mis à niveau et on s'est frotté à des scènes qu'on n'aurait jamais pu imaginer. On a été la première signature de Black Basset Records."

Arnaud: "Sans ce concours, on n'aurait peut-être jamais joué aux Nuits Secrètes. Cela nous a permis d'avoir un très bon réseau dans le Nord de la France. On a également eu l'occasion de jouer au festival de Ronquières. On a prouvé qu'on pouvait faire ce genre d'événement, tout comme on peut jouer au VK. Et je ne pense pas que les gens aient eu mal aux oreilles. Certaines de nos connaissances ont pris conscience, en nous voyant à Ronquières, qu'on avait un "vrai" groupe. Car les autres dates, ça ne leur parlait pas nécessairement. On a le cul entre deux chaises et... c'est génial."

Après avoir beaucoup tourné, il a quand même fallu se poser à un moment?

Chris: " Oui, et de manière un peu naturelle. On a passé quasiment une année à chercher des dates en-dehors de la Wallonie. C'est à ce moment qu'est née l'idée de se remettre à composer pour un nouvel album, car le soufflé commençait à retomber. L'énorme différence entre les deux albums, c'est que le premier regroupait trois ans et demi d'existence. Alors qu'ici, il a plus été pensé de A à Z, et dans l'urgence. La façon de faire était vraiment différente. On l'a enregistré tout début du mois de janvier, et ça a été très vite."

Jouer au Bota, c'était important?

Arnaud: "Oui, car c'est la première fois qu'on faisait une première partie dans une salle de cette envergure. Jusqu' aujourd'hui, on avait juste ouvert pour Peter Kernel au Tipi, à Liège.  On a aussi fait la première partie d'Electric Electric."

Parlons un peu football. Comment devient-on supporters de l'Union Saint-Gilloise quand on habite Tubize?

Chris: "C'est très simple. Mes grands-parents étaient abonnés dans les années 50. Mon père a toujours été à l'Union, et il a inculqué ça à mon frère et moi. Mon frère est d'ailleurs toujours abonné. La première fois où je suis allé au stade Mariën, je devais avoir six ou sept ans. C'est dans la maison depuis tout le temps. On a eu l'occasion de jouer une fois au Club House. Le groupe s'est retrouvé sur une compil qui avait été créée par Billion3.jpgPierre Michel, où on ne retrouvait que des groupes rock qui allaient au stade. Les bénéfices allaient directement à l'école des jeunes. Notre morceau était même passé à la mi-temps! La prochaine étape, c'est un concert au milieu du terrain!"

Arnaud: "Mon père a été champion de Belgique du 100 mètres quand l'Union avait un club d'athlétisme. Il avait 18 ans, mais n'a plus jamais fait de sport de sa vie depuis. Un dimanche, quand j'avais 12 ans, ils ont regardé les résultats sur le télétexte. Et c'est comme ça que j'ai eu envie d'aller voir mon premier match. C'était il y a vingt ans."

Comment expliquez-vous cet engouement du milieu culturel pour l'Union?

"C'est vrai. Les gars de Girls in Hawaii viennent aussi, les filles de Blondy Brownie également. D'ailleurs, dans leur dernier clip, il y a un passage dans la tribune. Je crois que c'est surtout lié à Saint-Gilles. Et puis, pour te remettre d'une murge de la veille, il n'y a rien de tel que de boire des bières!"

Chris: "Il y a un regain de popularité depuis quelques années. Je vois des gens que je n'ai jamais vus avant. Une personne en amène une autre, et le monde amène du monde. L'Union est propice à ça."

> Un entretien de Christophe Van Impe

 

Les commentaires sont fermés.