Metallica échappe à l'auto-destruction

Huit ans d'attente! Il aura fallu beaucoup de patience aux fans de Metallica pour enfin entendre un nouvel album de leur groupe favori. Le moins que l'on puisse dire, c'est que l'abum Hardwired...To Sel-Destruct tient toutes ses promesses. Du moins pour les fans de la première heure. Pour autres, la déception sera de mise.

Mettons directement les choses au clair: si vous cherchez de la nouveauté dans ce nouvel opus de Metallica, rebroussez chemin, cela n'est pas pour vous. Le groupe californien est en effet revenu aux fondamentaux qui ont fait leur notoriété et personne ne va s'en plaindre. Cela confirme aussi leur reconstruction commencée avec Death Magnetic, même si Lulu était venu jeter un froid sur les ardeurs des suiveurs de la bande à James Heitfield.

Ce n'est d'ailleurs pas un hasard si dès la première écoute de l'album, certains titres nous offrent une piqûre de rappel des meilleurs albums qu'on pu être Ride The Lightning, Masters of Puppets ou encore le sacro-saint Black Album.  L'introduction de Hardwired ressemble à s'y méprendre à celle d'Holier Than Thou sur le Black Album, Atlas Rise se confond parfois avec Master of Puppets et la construction de Halo on Fire  évoquera aux fans celle de Fade to Black.

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Ces trois anciens titres de Metallica sont très différents, et sont représentatifs de périodes différentes de l'histoire du groupe. On pourrait dès lors se dire que Metallica est allé dans tous les sens pour un peu faire plaisir à tout le monde. Mais non car ce qui fait la force de cet album, c'est qu'il s'écoute sans sourciller tant les partitions sont mélodieuses. Le gâteau qui semblait indigeste est en fait d'une telle légèreté qu'il vous faudra absolument reprendre une deuxième assiette.

Vous le comprendrez facilement, cet album est une réussite et nous n'avons pas attendu ces huit (longues) années pour rien. La musicalité est parfaite, la voix de James est d'une précision crasse, le tout sur une batterie percutante. Si en plus on ajoute le fait qu'il n'y a qu'un seul titre qui dure moins de 6 minutes, on peut le clamer haut et fort: Metallica est bien de retour.

Si je dois mettre un bémol, ce que je vais faire devant vos yeux ébahis, c'est que dans cette promenade musicale il y manque une ballade. On n'écoute pas du Metallica pour tomber amoureux, mais dans la tête et dans le coeur du (largement) trentenaire que je suis, des souvenirs se sont forgés sur Unforgiven ou bien évidemment sur Nothing Else Matters. Mais je m'en remettrai en réécoutant encore la version Vinyle de l'album, tant pis pour les voisins.

L'album Hardwired...To Self-Destruct est en vente depuis ce vendredi 18 novembre: version CD, CD de luxe et double Vinyle.

Par Florian Holsbeek

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