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  • Insecte: " On essaie de casser notre image trop sérieuse"

    Ils sont Parisiens, mais sont tous établis à Bruxelles et viennent de sortir leur premier EP ("Un", en téléchargement sur toutes les plateformes) sur le net. Propulsé vers l'avant suite à la victoire au concours "Du F. dans le texte", Insecte est en train de s'installer confortablement au sommet de la scène bruxelloise un peu barrée, aux côtés de Robbing Millions et Le Colisée... Insecte2.jpg

    Le groupe s'appelait d'abord... Inceste. C'était à ce point lourd à porter?

    Louis: "C'est Yerko qui avait trouvé ce nom. On trouvait que c'était provoc', et que ça tapait bien. Puis, on s'est quand même demandé comment les gens allaient l'accepter. On allait forcément nous poser des questions, nous interroger sur notre univers, alors qu'on n'avait pas nécessairement de réponse. On a finalement juste décidé de changer deux lettres. Si ça avait été totalement assumé, à la limite, mais ce n'était même pas le cas."

    Oscar: "J'ai ressenti que certains ne trouvaient pas ça drôle du tout. Je me suis dit qu'on se mettait des bâtons dans les roues. Il y a trop de gens que ça dérangeait."

    Le titre de l'EP est, lui, on ne peut plus minimaliste...

    Louis: "Nous sommes des gens assez simples en fait. On essaie de casser notre image sérieuse, et de déconner."

    Oscar: "C'est notre premier EP, et les morceaux qui sont dessus n'ont pas nécessairement de lien entre eux. Cela nous semblait symbolique comme titre. Et le deuxième, qui sortira prochainement, s'appellera... "Deux". On a opté pour la stratégie de l'EP pour ne pas griller toutes nos cartouches d'un coup. On veut se faire connaître petit à petit."

    Oscar, tu écris exclusivement les paroles. Quelles sont tes inspirations?

    Oscar: "Au niveau de l'écriture, j'aime bien un mec comme Bashung. J'aime bien l'idée d'écrire des trucs dont on ne pige pas grand chose. Ca reste assez mystérieux et imagé. J'aime bien cette liberté, qui permet à l'auditeur d'avoir une interprétation particulière. Je j'écris pas forcément très bien, et c'est pour ça que je tends vers ça. C'est à l'opposé de la littérature, je n'ai aucune envie de raconter une histoire avec un début et une fin. Il y a un côté chaotique et absurde qui me plaît. Je me suis rendu compte que j'ai toujours écouté de la musique sans comprendre les paroles et sans même m'y intéresser. Des fois, il y a même des trucs en français que je ne cherche même pas à comprendre. Je suis plus intéressé par le son des mots et les mélodies, moins par le sens."

    Avoir gagné le concours "Du F. dans le texte", ça vous a apporté quoi?

    Oscar: "Des dates surtout, une résidence à l'Eden de Charleroi et du coaching. Et on a gagné de l'argent!"

    Louis: "Le groupe avait commencé à trois dans le salon. Puis, on a bossé dans une cave sur un seul ampli, avec une batterie électrique qui avait des faux-contacts. C'était vraiment roots au possible. Avec l'argent, on a acheté du matos et ça nous a permis d'avoir une meilleure qualité de son. Cela nous a permis d'y croire aussi. On ne mise pas tout là-dessus mais, sans ce concours, ça n'aurait peut-être pas été la même chose. "

    Oscar, on compare souvent ta voix à celle de Laurent Voulzy. Pourtant, ce n'est pas du tout une source d'inspiration...

    Oscar: " Les gens y font surtout référence par rapport au morceau "Fil d'eau - - Fil d'air". J'avoue que je n'arrive pas à faire le rapprochement. Mais bon, ça ne me dérange pas."

    > Une interview de Christophe Van Impe

     

  • Archive (le 28 novembre au Cirque Royal) en état de grâce chez Pias


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    Les membres d'Archive dorment-ils de temps en temps? Vu leur rythme, on peut en douter. Avec "The False Foundation", les Britanniques viennent de sortir leur troisième album en trois ans. Si on ne tient pas compte des EP, des compilations et des "live", il s'agit déjà de leur dixième production studio. Ils ont qui plus est pris la très bonne habitude de déstabiliser leurs fans en prenant à chaque fois des directions différentes. Les mélodies pop de "Restriction" se sont cette fois envolées et évaporées, et on est de retour à des morceaux bien plus sombres et moins faciles d'accès. "Bright Lights" a en tout cas le potentiel pour devenir un classique. A l'occasion de la sortie de cet album, Archive était de passage à Bruxelles mercredi. Devant une poignée de chanceux, et à trois (Darius Keeler, Pollard Berrier et Dave Pen) ils ont interprété huit morceaux en formule acoustique dans les bureau de Pias. Rien de plus qu'un piano, deux micros, et quelques fauteuils autour et c'était parti pour une petite heure de pure magie. Ils se sont évidemment concentrés sur leur actualité avec "Bright Lights", "Shiver" (sur "Axiom", sorti en 2014), "Sell Out", "Splinters", "Distorted Angels" (sur "Axiom") et "The Weight of the World" mais en n'oubliant pas d'offrir de sublimes versions de "Bullets" et "Again". Un très grand moment...

    > Christophe Van Impe

    Archive sera de passage pour la troisième fois au Cirque Royal le 28 novembre.


     

  • Daran, sa tendresse et sa guitare vous attendent au Reflektor

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    Si pour vous, il n'y a pas que le football dans la vie. Si ce vendredi, vous cherchez quelque chose de mieux à faire que de regarder Belgique - Bosnie à la télévision. Si vous souhaitez passer une superbe soirée avec un artiste accompli qui vient vous présenter son album ultime, celui qu'il rêve de faire depuis des années.

    Si simplement vous avez envie de passer la soirée avec Daran, alors prenez le chemin de la Cité Ardente ce vendredi et rendez-vous au Reflektor, ce dernier vous y attendra. Il sera là pour vous présenter son dernier album: "Le monde perdu", sorti en mars 2015.

    Ce dernier opus, acoustique, avec la seule présence d'une guitare et d'un harmonica, est décrit par Daran comme étant "le projet qu'il a toujours rêvé de faire". Nous sommes bien évidemment à des kilomètres de "Daran et les Chaises", ce groupe de rock des années 90 qui s'est séparé en 1995. Mais si la douceur, l'amour et la sensibilité sont vos maîtres-mots, vous savez quoi faire ce vendredi.

    Daran se présentera à vous ce vendredi 7 octobre, dès 19H30. Tickets sur www.reflektor.be

    Florian Holsbeek

  • dEUS s'offre un dernier concert avec le line-up actuel

    --Tom_Barman--,_lead_singer_for_dEUS.jpgPas de panique, nous ne vous annonçons pas la fin de dEUS. Mauro Pawlowski, guitariste aux côtés de Tom Barman depuis près de 12 ans, a décidé de quitter le groupe anversois en début d'année prochaine. Ne se sentant plus en harmonie avec les autres membres du groupe, il affirme dans Knack que "cette décision n'était ni brusque, ni forcée".

    dEUS a donc décidé de dire au revoir à Mauro Pawlowski lors d’une fête inoubliable à Anvers. Le groupe se produira pour la dernière fois avec Mauro à la guitare à la Lotto Arena le vendredi 10 février. Après quoi, dEUS partira à la recherche d’une nouvelle composition de groupe.

    La prévente de ce dernier concert  avec Mauro démarre ce vendredi 7 octobre à 13h. Les tickets (frais de réservation inclus) seront au prix de 43 euros

    Vous pourrez réserver les tickets sur le site officiel de la Lotto Arena ou sur Teleticketservice.com 

    Si vous êtes sur une autre planète depuis plus de 15 ans, dEUS en concert, c'est ça:

    Florian Holsbeek