Critiques d'albums - Page 2

  • He Died While Hunting vous fera apprécier cet automne tristounet

    Retenez bien ce nom. He Died While Hunting s'était d'abord fait connaître en participant à la finale du "Concours Circuit" 2012 et en partageant ensuite l'affiche avec des artistes de la trempe de Troy Von Balthazar, St.Vincent ou Douglas Dare. Mais, suite à leurs récentes prestations au Botanique (avec aMute) et aux beautés soniques, ce sont bien eux qui pourraient HDMH.jpgrapidement se retrouver sur le devant de la scène. Surtout que leur album "With Reckless Abandon", sorti le 29 octobre, est un véritable bijou de délicatesse et de profondeur. On y navigue entre le post-rock et l'electronica, avec une bonne dose de mélancolie et une ambiance très cinématographique. Des têtes connues de la scène bruxelloise participent au projet, dont Ludovic Bouteligier, Pierre Constant, Catherine de Biasio, Fabien Ghigny, Aurélie Muller et Philippe van Bellingen. C'est d'ailleurs Pierre Constant qui a enregistré et masterisé le tout. Cet album transpire le spleen. Et, en plein milieu d'un automne bien tristounet, ça ne pouvait mieux tomber...

    Le 21 novembre, ils seront au Cupper Café à Liège. Et le 15 décembre au Café Vidéo, à Gand.

    > Ch.V.I.


  • L'échappée belle de Jérémy Walch (le 5/11 à Namur, et le 27/11 à Bruxelles)

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    Jeremy Mulders, on le connaissait dans Lucy Lucy! et plus récemment dans Paon. Mais voilà qu'il change d'identité et s'affuble désormais du nom de Jeremy Walch pour s'offrir une délicieuse escapade solo. Et il faut croire que tout ce qu'il touche se transforme en or. Sur les cinq titres de son EP, il propose une dreampop qui n'est pas sans rappeler l'escapade solo d'Alex Turner sur "Submarine", voire certains morceaux du "Grace/Wastelands" de Pete Doherty. Et soudainement, voilà que ça sent déjà l'été en plein mois de novembre. A voir sur scène sans la moindre hésitation ce 5 novembre au Piano Bar de Namur, aux côtés de Rozi Plain et Blondy Brownie, dans le cadre des Beautés Soniques. Et pour les Bruxellois, il sera aussi de passage à la Maison du Peuple le 27 novembre.

    > Ch.V.I.


  • Almaniax, à voir au Rock Classic le 15 octobre

    C'est du belge, et c'est du bon. Almaniax, c'est surtout une histoire de famille. A la base, le projet est issu de la tête du seul Sébastien Rombout, un Bruxellois. Mais au fil du temps, il a décidé de s'entourer de Fiona Rombout (sa soeur, aux claviers), de Valentine Potten (son épouse, à la batterie) ainsi que de Benjamin Delcourt (à la guitare) et Julien Fierens (à la basse). "L'Ombre du Minotaure", un EP de six titres, est sorti en juin. Il a été Almaniax.jpgmixé par Alexandre Leroy, qui a bossé par le passé pour Pleymo, Puggy, Yelle ou encore Von Durden. Et ça s'entend dans le son. On navigue entre le rock, le metal et l'électro et, le tout, chanté en français. Une production audacieuse, qui a le mérite de sortir des sentiers battus. Et que vous pourrez découvrir en live le 15 octobre au Rock Classic, dans le centre ville de Bruxelles. Et s'il vous prenait l'envie de vous procurer le disque, il est disponible à deux pas de là, chez Caroline Music.

  • Foals reste au top avec "What Went Down"

    foals,what went downLe quatrième album de Foals était attendu, le voilà aujourd'hui dans les bacs. Une expression qui reste d'actualité vu l'annonce hier de l'augmentation des ventes de CD et de vinyls...

    Les "math-rockeurs" anglais ont densifié leur musique au film des albums, au point de devenir une valeur sûre de la scène indie. Les premières dates "de la tournée européenne (dont le 5 septembre au Den Atelier de Luxembourg) à venir quasi toutes "sold out", il faudra attendre une nouvelle fournée... Ou aller jusqu'en Amérique du Sud et en Australie... 

    Et cet album donc? On connaissait déjà quelques morceaux... "Mountains At My Gate", du Foals comme on l'aime, est un morceau sinueux et plutôt bien torché. "What Went Down" augurait une partie rock (un poil bourrine craignaient certains), "Snake Oil" semble déjà avoir fait ses preuves en live dans cette voie. Les atmosphères plus vaporeuses sont également au rendez-vous, avec notamment "Give It All". Retrouvez également ci-dessous le calme "London Thunder", balancé sur le net il y a quelques jours. > Ph.S.

  • Bons plans DVD/Blu-Ray: des concerts mythiques pour Slash, les Stones et les Who

    Slash featuring Miles Kennedy and the Conspirators - Live at the Roxy 25.9.14

    Même orphelin de Guns N' Roses et de Velvet Revolver, Slash reste un putain de guitariste. On a encore pu le constater récemment au Graspop: Slash sans Axl, c'est définitivement mieux qu'Axl sans Slash. Alors que plusUnknown.jpeg personne ne se soucie vraiment des Guns, le chevelu au chapeau continue lui son petit bonhomme de chemin avec Miles Kennedy (chanteur d'Alter Bridge) and the Conspirators. Un an après l'excellent album "World on fire", voilà que sort la captation du concert enregistré au Roxy, célèbre club d'Hollywood, où les Guns avaient débuté leur carrière. La prestation est fidèle à ce qu'on a pu voir au Graspop, avec un savant mélange de morceaux récents et de classiques de GNR, tout en allant même chercher "Slither" dans le répertoire de Velvet Revolver.

    > La setlist: 1. "Ghost", 2. "Nightrain", 3. "Back from Cali", 4. "You could be mine", 5. "Rocket Queen", 6. Been to fly", 7. "Starlight", 8. "You're a lie", 9. "World on fire", 10. "Anastasia", 11. "Sweet child o' mine", 12. "Slither", 13. "Paradise city". 

     

    Rolling Stones - From the Vault, The Marquee - Live in 1971

    Parallèlement à la réédition de "Sticky Fingers", les Rolling Stones ont fouillé dans leurs archives pour ressortir un concert enregistré au Marquee, le 26 mars 1971. La tournée anglaise venait de se terminer, Unknown-1.jpeget "Sticky Fingers" devait sortir un mois plus tard. C'est lors de ce showcase au Marquee que les Stones avaient pour la première fois joué en live "Brown Sugar", "Dead Flowers", Bitch" et "I Got the Blues". En bonus, on retrouve des versions alternatives et une interprétation de "Brown Sugar" à Top of the Pops. Voilà qui complète la série "From the Vault", qui compte déjà des enregistrements au Hampton Coliseum (1981) et au L.A. Forum (1975). 

    La setlist: 1. "Live with me", 2. "Dead flowers", 3. "I got the blues" 4. "Let it rock", 5. "Midnight rambler", 6. "(I can't get no) Satisfaction", 7. "Bitch" 8. "Brown sugar". Bonus: "I got the blues (take 1)", "I got the blues (take 2)", "Bitch (take 1)", "Bitch "take 2") et "Brown sugar" (Top of the Pops, 1971)

    The Who - Live at Shea Stadium 1982

    Pour leurs 50 ans, les Who ont décidé d'offrir un beau cadeau à leurs fans. Pour la première fois, ils ont ressorti les images de leur concert du 13 octobre 1982 au légendaire Shea Stadium, où s'étaient également images-1.jpegproduits les Clash et les Beatles. Cette prestation des Who avait été assurée par un line-up légendaire, Kenney Jones remplaçant Keith Moon à la batterie.

    La setlist: 1. "Substitute", 2. "I can't explain", 3. "Dangerous", 4. "Sister disco", 5. "The quiet one", 6. "It's hard", 7. "Eminence front", 8. "Behind blue eyes", 9. "Baba O'Riley", 10. "I'm one", 11. "The punk and the godfather", 12. "Drowned", 13. "Tattoo", 14. "Cry if you want", 15. "Who are you", 16. "Pinball wizard", 17. "See me feel me", 18. "Love reign O'er me", 19. "Long live rock", 20. "Won't get fooled again", 21. "Young man blues", 22. "Naked eye", 23. "I saw her standing there", 24. "Summertime blues", 25. "Twist and shout".

     

     

  • Le nouveau Patrick Watson: l'amour à la machine

    patrick-watson.pngLa scène musicale indépendante canadienne (Arcade Fire, Godspeed You! Black Emperor, Feist, Timber Timbre, Half Moon Run, Malajube, The Dears, ...) est sans conteste une des plus intéressantes qui existent. Et au sein de celle-ci, Patrick Watson occupe une place de choix.

    En quatre albums, le quatuor de Montréal (qui porte le nom de son chanteur) n'a pas vraiment connu de tube mais ses chansons possèdent un tel univers, une telle ambiance, que ses fans sont nombreux. Notamment parmi les producteurs de cinéma/séries télé. Certains d'entre eux ont pillé ses différents disques pour leurs BO. Il faut dire que la pop planante et toute en délicatesse de ces Canadiens vous fait voyager dans des atmosphères tantôt intimistes, tantôt inquiétantes ... tantôt les deux ensemble. 

    C'est donc avec impatience qu'on attendait Love Songs For Robots, le cinquième album du quatuor (qui sort la semaine prochaine). Et on n'a pas été déçu. Si le piano est (un peu) moins présent qu'à l'accoutumée, les synthés (de François Lafontaine du groupe Karwa), eux, sont partout. Les machines ont pris le pas sur les cordes. Mais on reste transporté par ces mélodies aériennes et étranges. La  voix de Patrick Watson, elle aussi, nous transporte. Parfois elle murmure, parfois elle s'envole, mais toujours avec la même constante: l'émotion qui s'en dégage. Un album obsédant. Le genre de disque où à chaque écoute, on découvre quelque chose de nouveau, quelque chose qui vous touche directement au coeur. 

    Inutile d'ajouter que leur passage à la Rockhal le jeudi 14 mai, puis aux Nuits Botaniques (en compagnie de Villagers) trois jours plus tard, sont assurément des rendez-vous à ne pas rater. 

    >J.C.

    Découvrez ci dessous la vidéo de "Places You Will Go" publiée par le groupe en ce début de semaine. 

  • The Hickey Underworld: Remède à la morosité avec "Ill"

    Trois ans après "I'm Under The House, I'm Dying", le groupe anversois The Hickey Underworld nous propose le résultat de ses nouvelles élucubrations. "Ill" s'inscrit bien dans la lignée de ses prédécesseurs, avec son rock noisy, souvent à la rupture mais toujours étonnant et mélodieux.

    hickey underworld,ill

    Tout d'abord, tu sais que tu tiens un album de Hickey Underworld entre les mains rien qu'en lisant les titres, plus bizarres les uns que les autres. Et en appuyant sur "Play", on se dit rapidement qu'on est en terrain connu. Le premier extrait "High School Lawyer" est probablement un des plus "accessibles", avec ses guitares métalliques et entêtantes. On imagine trop bien en plus le chanteur Younes Faltakh lancer des kicks à des adversaires imaginaires avant de chanter le "refrain"...

    En fait, on retrouve toujours un petit bout de Hickey Underworld dans chacune de leurs chansons. La voix de Younes Faltakh semble tantôt lointaine, tantôt poussée à l'extrême, comme si elle s'accrochait désespérément à un wagon de montagnes russes lancé à pleine allure. "DWAMGOZ" est bordélique et tourbillonnant, "Colossal No" commence tout en atmosphère puis reçoit subitement une pluie de riffs en pleine tronche tandis que "Seeing Eye Friend" est rendu rocailleux par de nombreuses ruptures. En fin d'album, "Chill Their Souls" commence comme une ballade rock 90's... mais devient rapidement une de ces chansons estampillées "THU".

    Chaque morceau mérite certainement plusieurs écoutes pour tenter de les apprivoiser un peu. "Un peu", parce qu'ils parviendront toujours à vous surprendre et à vous emmener... Qu'il est bon de voir un groupe faire exactement ce qui lui plaît... et à nous aussi!  >Philippe Sadre

    En concert: Le 4 mai au Depot (Louvain), le 16 mai au Vooruit (Gand), le 17 mai à l'AB Club (Bruxelles) et le 21 mai au Cactus Club (Bruges).

     

       
  • French Connection, le groove made in Reims

    French Connection, c'est un groupe de potes qui se sont rencontrés lors d'études de musicologie à l'Université de Reims. Leur musique est un mélange de rock et de hip-hop, voire de punk et de blues, ce qui leur permet 1014396_756777391047448_429588991912082146_n.jpggrâce à leurs influences variées de créer un melting-pot liant leurs histoires et leurs horizons musicaux.

    Ils ont commencé leur carrière par l'enregistrement d'un premier EP cinq titres, avec leurs propres compositions: "Le Groove", "Le Monde (ne tourne pas rond)", "Icare", "Bla-Bla" et "Day San". Nominés lors de nombreux concours-tremplins et passés en radio, ils ont alors entamé une longue tournée, passée notamment à plusieurs reprises par la Belgique, dont Bruxelles. Sorti il y a un mois, l'album "Session 1" connait déjà son petit succès. En voici un premier extrait, et ça décape...

    > Ch.V.I.


  • Lilee, un nom et une musique qui sentent déjà le printemps

    Amoureux de la chanson française fraîche et inspirée, plongez donc vos oreilles dans "Papa Hey", le premier album de Lilee. Derrière ce nom de scène, se cache Rachel Lecomte, une touche-à-tout qu'on savait déjà comédienne et réalisatrice. Mais les 200x200-000000-80-0-0-1.jpgplanches ne sont pas son seul terrain de jeu. En 2010, elle avait sorti un EP, qui laissait déjà entrevoir ses talents de conteuse et de compositrice. Voilà donc l'album, qui est drôle, tendre, léger et cynique à la fois. Entourée de Sacha Lecomte, Nico Frances et Nicolas Kneip, elle était le venue le présenter en décembre au Mister Emma Art Loft, dans le centre de Bruxelles. Lilee, un nom et une musique qui sentent déjà assurément le printemps...

    > Ch.V.I.


  • Romano Nervoso, le rock all'arrabiata

    2014 aura décidément  été une année riche en bonnes surprises pour le rock belge. Parmi les grosses cylindrées, il y a eu les tournées à rallonges de Girls in Hawaii et de MLCD. Pour les louper, il fallait vraiment être sur une autre planète. On a aussi eu droit à la claque de The Belgians, le projet noir-jaune-rouge d'Expérimental Tropic Blues Band, et au retour en grâce de Von Durden. Quelques jolies découvertes aussi avec Mountain Bike et Moaning Cities. Et puis cet ovni, que nous connaissions déjà, mais qui n'en finit pas de nous foutre la patate. On parle bien évidemment de Romano Nervoso.

    Reprendre Christophe était visiblement dans l'air du temps. Christine Romano-Nervoso-Press-PicturesHD_pano.jpgand the Queens, la révélation de l'année, avait déjà fait très fort en invitant Kanye West sur "Les Paradis Perdus". Giacomo et sa bande ont également puisé dans le répertoire du dandy un peu vieilli et ont offert une version déglinguée et jouissive d'"Aline", rebaptisée "Maria" pour l'occasion. Un morceau qu'il a interprété de manière assez mémorable sur le plateau du "Dan Late Show" de la RTBF. Un très grand moment de télévision...

    Mais ce n'est pas la seule perle de ce "Born to Boogie". Le Louviérois y fait honneur à ses racines transalpines. En écoutant "Vienni dallo zio" ou "Psychotico Blues", on a presque envie d'enfourcher une vespa pour aller faire la bringue à San Leone, la station balnéaire à deux pas de son village sicilien natal. Et puis surtout, cet album est une bombe incendiaire pour la scène. On a pu s'en rendre compte lors de le release party dans une Rotonde surpeuplée. Vivement la suite des festivités...

    > Christophe Van Impe