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  • Il est Comme ça Saule!

    saule-l-eclaircie.jpgLe Montois aux multiples facettes sera de retour le 18 novembre prochain avec "L'éclaircie", son troisième album. Et en prime depuis vendredi un nouveau clip et deux concerts bien différents programmés au Cirque Royal.

    Les fans ne devront pas attendre jusqu'au 10 février 2017, date "officielle" sur la scène bruxelloise. Baptiste Lalieu a en effet décidé d'occuper les mêmes lieux pour un "concert de présentation": le mardi 15 novembre, le Cirque Royal sera en configuration plus intimiste pour écouter les douze morceaux de "L'éclaircie" prévue trois jours prochains dans les bacs. >Ph.S.

  • Quittez votre divan pour aller écouter Cocoon au Réflektor

    i-can-t-wait.jpgRévélé il y a une petite dizaine d’années notamment lors de passages aux Ardentes Club et au Ardentes, Cocoon s’est vite imposé sur la scène française comme le fer de lance d’une nouvelle scène folk. Porté par l’auteur-compositeur-interprète Mark Daumail, le groupe a publié deux albums récompensés par des disques de platine. 

    Ils sont donc de ce retour à Liège pour notre plus grand plaisir pour présenter un troisième album, “Welcome Home”, enregistré entre Bordeaux, Berlin et Richmond en Virginie. Un nouveau disque qui porte la marque de Matthew E white, une des figures les plus respectées de l’indé américain qui a enregistré tous les arrangements de l'opus (chœurs, cordes et cuivres) dans une tradition à la Willie Mitchell.

     

    Si vous ne connaissez pas Cocoon, voici le titre "I Can't Wait", que vous pouvez écouter jusqu'à ce que votre esprit vous emporte jusqu'au Reflektor, où ils vous attendront ce jeudi à 20H00. Il reste quelques tickets disponibles sur www.reflektor.be. 

    Florian Holsbeek

  • Mustii (ce vendredi 21, au Cirque Royal): "Le jour ou Bowie est mort, j'ai chialé toute la journée"

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    Il a la voix d'un black de 50 ans, cite aussi bien David Bowie que David Lynch parmi ses influences, est apparu dans "La Trêve", jouera prochainement dans un film d'époque, et a tourné sur toutes les scènes imaginables cet été. Lui, c'est Mustii, 25 ans, et qui jongle avec brio entre la musique, le théâtre et le cinéma. Vendredi prochain, il sera au Cirque Royal pour l'apothéose de sa tournée. Un concert événement qui annonce un premier album. Car oui, tout ça il l'a fait jusqu'à présent avec un simple EP...

    Nous t'avions découvert en juillet 2015, devant une poignée de personnes, pour le "Nostalgie Live Tour" au Sablon. En un an et demi, sur quels plans penses-tu avoir le plus évolué?

    "Il y a une évolution sur scène, dans ma manière de gérer les choses et dans l'écoute avec mes musiciens. Au plus j'avance, au plus je vois vers ce quoi je veux aller, et ce que je n'ai pas envie de faire."

    Et de quoi n'as-tu pas envie, par exemple?

    "Dans la construction du show, il y a des choses que je veux absolument éviter. Je ne peux pas tomber dans quelque chose de millimétré et froid. Je veux garder un côté spontané, tout en ayant un aspect théâtral. Cela peut paraître contradictoire, mais je ne veux pas de la pure chorégraphie. Chaque live doit être différent, tout en ayant la conscience d'un récit, avec une introduction et un final. Je suis un grand fan de Florence and the Machines, et je trouve ça très inspirant. Il y a chez elle cette dose de théâtralité dans le stylisme, le décor et la construction du show. J'aime aussi beaucoup Oscar and the Wolf, car il interprète un personnage. Il a prouvé que ça n'était pas propre qu'aux Anglais ou aux Américains. En Belgique, on est parfois un peu trop timide."

    J'ai l'impression que tu canalises aussi mieux ton énergie. Ce sont des conseils qu'on t'a donnés?

    "Déjà, je ne risque plus de perdre mon pantalon à n'importe quel moment! Plus sérieusement, je me suis rendu compte de certaines choses, qui sont purement liées au physique. J'ai pris conscience que je ne pouvais plus me lâcher comme avant, que c'était même débile et intenable. Physiquement, il faut tenir le coup. Je dois m'imposer une hygiène de vie. Ce sont des trucs cons, mais je me suis mis au sport."

    A quel point le visuel est-il important?

    "Tout reste à faire. Là, j'ai envie de passer un stade dans la mise en scène, tout en restant sincère et en n'en faisant pas trop. Cela ne peut pas étouffer la musique et le rapport qui est établi entre le public et moi. Je pourrais vite être tenté d'aller vers quelque chose de spectaculaire, mais il faut jauger."

    Le visuel actuel est-il né lors de la release party à la Rotonde?

    "Oui, il est né ce soir-là. C'était une première étape. Le Cirque Royal, ce sera une transition. On ne va pas clôturer quelque chose, mais on va tourner la page."

    Que peux-tu révéler par rapport à la mise en scène pour le Cirque Royal?

    "J'ai vraiment chapitré le show et imaginé une scénographie en lien avec la salle. Le dessin est assez clair depuis un moment dans ma tête, mais je préfère ne rien dévoiler..."

    Tu as énormément tourné cet été. N'as-tu pas eu peur de lasser?

    "Oui. De lasser les gens, mais de me lasser moi aussi. C'est la difficulté quand tu as des dates concentrées sur une courte période. C'est valable aussi pour le théâtre. Le socle restait le même, avec quelques petits changements. J'ai surtout tenté d'être à chaque fois conscient du moment, en ne pensant plus à la veille."

    C'est quand même étonnant de voir un "gamin" de 25 ans reprendre David Bowie et s'inspirer de Mick Jagger. C'est ce que tu écoutes depuis toujours?

    "J'écoute des trucs actuels aussi, mais mon père est un grand fan de musique. J'ai baigné au milieu de ses disques des Rollings Stones ou de Black Sabbath. Il regardait tout le temps des concerts à la télévision."

    Tu n'as pas non plus la voix de quelqu'un de 25 ans...

    "Il y en a même qui pensent que je suis black! Je pense qu'on a plusieurs voix différentes, et j'ai envie de me tester. Quand tu écoutes Bowie, il travaillait sa voix comme un instrument, et ne restait jamais sur la même tonalité. Je vais par moments essayer d'avoir une voix plus suave, plus crooner..."

    Continueras-tu à reprendre "Heroes"?

    "Oui, parce que ça me fait du bien. Pourtant, à la base, je ne suis pas très porté sur la cover. Au Cirque, elle sera là, mais de manière différente. Ce sera plus une sorte d'hommage."

    Tu as été marqué à ce point par son décès?

    "Quand je me suis réveillé, j'avais plein de SMS. J'ai chialé toute la journée. Rien que d'y repenser, ça me fout des frissons. C'était mon premier choc musical. Je pense que j'aurai la même chose le jour du décès de David Lynch. J'ai d'ailleurs fait mon mémoire sur la théâtralité dans son cinéma. "Mulholland Drive" m'a marqué, ce film est d'une tristesse sur les rêves hollywoodiens! En janvier, je vais jouer au théâtre dans "Is there a life on Mars?", qui parle de l'autisme. Il y aura sans doute des clins d'œil à Bowie."

    Quel est son album qui t'a le plus marqué?

    "J'ai tendance à dire "Outside". Mais j'aime bien aussi "Heathen", qui avait pourtant été critiqué. Je regarde de temps en temps son concert à Rock am Ring. Le mec, c'est le patron! Je suis aussi totalement fan de Grace Jones. Brian Ferry, Madonna, David Sylvian et Einstürzende Neubauten aussi. Mais, encore une fois, c'est souvent lié au live. Par contre, j'écoute aussi beaucoup Lady Gaga! Son dernier single, je l'écoute en boucle."

    C'était quoi ton premier concert?

    "Werchter, quand j'avais 15 ans. J'y avais vu Goldfrapp , Placebo et les Red Hot Chilip Peppers notamment."

    Quand as-tu eu le déclic musical?

    "Je chante depuis que je suis tout petit. Par contre, vouloir faire de la musique, ce ne m'est venu que quand j'avais 19 ans. Parfois, c'est un regret, car j'aurais bien aimé me mettre au piano à 5 ans. Mais, c'est venu plus tard, via mes études de théâtre. Du coup, j'ai un côté plus bricoleur et instinctif. Mon obsession, c'était vraiment de faire du théâtre et du cinéma, la musique est venue un peu par hasard."

    Comment Kid Noize est-il venu te chercher?

    "C'est grâce à une audition de cinéma, pour un film de Philippe de Pierpont. Le scénario du film me faisait penser à une démo que j'avais composée. Mais vraiment, ce n'était pas lèche-cul de ma part. Je voulais lui faire écouter, et il a ensuite envoyé la démo à Kid Noize. Il m'a appelé, je l'ai rencontré et c'est parti."

    Sans lui, en serais-tu là aujourd'hui?

    "Je pense qu'il m'a vraiment mis le pied à l'étrier. Il m'a permis de professionnaliser ça."

    Avec un style qui est pourtant assez éloigné du sien...

    "Nous avions des influences années 80 en commun. Mais, sur son label, je suis le seul artiste pop. Je trouve ça intéressant de confronter les univers."

    Malgré la préparation de ce concert, tu tournes également un film...

    "Oui, ce mois d'octobre est le plus dingue de toute ma vie. Je tourne dans "L'Echange des Princesses", avec Lambert Wilson et Olivier Gourmet. L'histoire raconte le mariage arrangé entre l'Infante d'Espagne et Louis XV. Je joue le rôle du Duc de Condé, qui est le conseiller du Roi, et qui va devenir Premier Ministre. C'est un rêve d'acteur, un rôle de composition que je ne pouvais pas refuser."

    Télé Pro t'avait récemment cité parmi les candidats à... l'Eurovision. Sérieux?

    "Je ne sais pas d'où ça vient. Mais non, je ne veux pas faire ça..."

    > Un entretien de Christophe Van Impe


     

     

     

     

  • Pour la bonne cause et pour vos oreilles, venez passer votre 11 novembre au Rock for Life!

    La deuxième édition du « Rock for Life » aura lieu le 11 novembre prochain à la salle Cité Culture à Laeken avec le soutien de son directeur et de la Ville de Bruxelles.Rock4Life.jpg

    > C'est quoi le projet "Rock for Life"?

    Le projet “Rock for Life” est né en novembre 2015 de la simple volonté d’un groupe de personnes, concernées de près par le fléau du cancer, des membres d’ASBL organisatrices de concerts et donc habituées à fréquenter le milieu du rock. L’objectif de cet événement est de recueillir des fonds afin de lutter contre le « crabe » en soutenant des projets destinés à aider la recherche. L’édition 2015 avait permis de verser la somme de 1500€ à l’association « Les Amis de Bordet », qui finance la recherche contre le cancer à l’Institut Bordet.

    > Où iront les bénéfices du "Rock For Life" 2016?

    Récemment médiatisées, les recherches de l’équipe du professeur Pierre Sonveaux de l'UCL ont retenu notre attention: Une équipe de chercheurs de l'Université catholique de Louvain (UCL) a récemment fait une découverte permettant de freiner l'avancée du cancer. Les scientifiques ont mis le doigt sur une enzyme clé pour lutter contre les cellules tumorales et dont l'inhibition permet d'empêcher à celles-ci de recycler leurs constituants superflus. La preuve de l'efficacité de cette stratégie a été faite sur des souris porteuses d'un cancer du col de l'utérus ou d'un cancer du côlon humains. Les résultats de cette étude ont été publiés dans la revue scientifique 'Cancer Cell'. L’équipe de « Rock For Life » a décidé d’apporter sa petite contribution en versant les bénéfices du festival à ce service de l’UCL.

    A noter que l'événement sera également soutenu par l'association www.jaidebenoit.be, qui avait été créée pour aider une personne à payer son traitement contre le cancer, alors qu'il n'était pas remboursé par la sécurité sociale.

    > Moaning Cities en tête d'une affiche résolument rock.

    Le 11 novembre, c'est férié. Les portes ouvriront donc vers 15h30. Neuf groupes se succéderont ensuite sur la scène.

    - Moaning Cities: Grâce à deux albums impeccables et au lancement du festival Stellar Swamp, Moaning Cities est rapidement devenu le porte-drapeau de la scène psyché bruxelloise. Moaning.jpgQuelques semaines après la release party de "D. Klein" au Bota et quelques dates en Allemagne, les voilà déjà de retour. "C'est un projet qui nous tenait à cœur. On a d'ailleurs fait une croix sur un autre concert pour pouvoir répondre présent. On a directement accepté l'invitation ", nous explique Valérian, le chanteur.

    - My Diligence: My Diligence, power trio basé à Bruxelles, propose un rock mélodique  mais sans concession non sans rappeler  Queens of the Stone Age, At the Drive-in, Wolfmother ou encore Clutch.

    - Black Mirrors: Comme Moaning Cities, ils viennent de jouer au très réputé "Desert Fest" à Anvers. Du garage rock aux accents joplinesques, une grâce mélodique soutenue par des BlackMirrors.jpgrythmes à la Queens Of The Stone Age, Black Mirrors se déploie entre évocations chamaniques et images fantasmagoriques.

     

    - Spoons of Kwowledge: Spoons Of Knowledge est un groupe bruxellois de rock, tantôt psychédélique et tantôt énervé, qui tire ses origines de la région de Mons. Si le projet est vieux de sept ans, c'est une toute nouvelle formation qui s'apprête à sillonner tout le plat pays. Des guitares transcendantes, une basse profonde et énergique, une voix puissante et une batterie rock comme il faut, c’est tout ce que le groupe tient à offrir.

    - Coverballs: Tout nouveau tout show! Vous pensiez avoir tout vu et bien voici un nouvel ovni dans le paysage musical du cover. Avec Nicolas Scamardi aux commandes (« Jane Doe and theCoverballs.jpg Black Bourgeoises » et « Von Durden »). Un quatuor qui propose des musiques de films et des titres vintage avec une bonne dose de testostérone... C'est surréaliste, c'est Belge, voici coverballs !

    Mais aussi The Father, the Son and the Holy Simon, Z-Band, Dr Ape et Ziggy & The Van Elders.

    > Comment se procurer des tickets?

    Les tickets pour le festival coûtent 12 euros en prévente (sur www.ticketmaster.be) ou 15 euros sur place.

    Comment vous rendre sur place?

    Adresse: Cité Culture/Cité Modèle ) Allée du Rubis, 1020 Bruxelles (Laeken). L'entrée se situe en face du Delhaize de l'avenue de l'Arbre Ballon.

  • Olivier Juprelle présente son album concept ce samedi au Jacques Franck

    Le festival Francofaune se poursuit avec, ce samedi, un concert d'Olivier Juprelle au Centre Jacques Franck (à Saint-Gilles).

    Olivier Juprelle vient de sortir un disque particulier, qui se présente sous la forme d'une longue plage de 40 minutes. Cet album concept a vu le jour suite à une tournée en Chine. Les budgets étaient trop serrés pour faire Juprelle.jpgmonter toute l'équipe dans l'avion.  Olivier et Jérôme Mardaga (qui l'accompagne à la guitare sur scène), ont donc repensé la formule et les arrangements et adapté le set pour une formule duo, mettant en avant les deux jeux de guitare, celui plus jazzy d'Olivier, et celui plus rock de Jérôme, le tout dans une ambiance de vieux claviers analogiques et de boites à rythmes d'époque. Revenu de cette incroyable expérience chinoise, il était clair qu'il fallait pérenniser ce travail sur un disque. Olivier et Jérôme se sont isolés dans un gîte perdu en pleine nature, puis en studio et on retravaillé toute la matière accumulée en Chine.

    A voir donc sur scène ce samedi...

  • Valkø marque le retour de la chanteuse Auryn (le 30 octobre au Botanique)

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    Un retour à la clarté pour la chanteuse Auryn qui aura hiberné pendant 6 ans avant de sortir son prochain EP, le 31 octobre 2016. Valkø c’est avant tout une voix... rare, vibrante et habitée, qui semble danser sur une corde avec la grâce du funambule. Retrouvez-là en concert la veille de la sortie, le 30 octobre au Botanique.


  • Kid Noize: "Pour ma stabilité mentale, il était temps que cet album sorte"

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    Vous aimeriez savoir qui se cache derrière le masque de Kid Noize ? C'est loupé, car ne comptez pas sur nous pour vous dévoiler le mystère ! C'est de grand matin que nous avons rencontré l’homme singe, qui vient de sortir son premier album ("Dream Culture"), attendu depuis longtemps, et qui remplira l'Ancienne Belgique le 24 février.

    Pourquoi avoir attendu aussi longtemps avant de sortir cet album ?

    « Il y avait déjà une ébauche d’album il y a cinq ans. Tout s'est bien passé, ce qui a fait qu’on a pu améliorer les choses. Mais, à un moment, il faut s’arrêter et le sortir. Il y a aussi le fait que j’ai créé le label Black Gizah, et qu’on a notamment bossé sur Mustii et d’autres artistes. »

    Il y a eu beaucoup de singles durant tout ce temps. Était-ce une manière de susciter le désir chez les fans ?

    « Ce n’était pas voulu, ça s’est fait naturellement. On a un peu sorti l’album de la manière inverse de ce qui se fait dans la pop. Avoir tourné pendant toutes ces années, ça m’a permis de roder les morceaux, mais aussi de me faire un public, qui est hyper fidèle et qui est très large. Ma plus belle réussite, c’est d'ailleurs mon public. Il y a de tout, mais ça matche par exemple à fond avec les gosses. Je trouve ça assez magique. »

    A quel moment as-tu eu le déclic ?

    « Il n’y a pas eu d’événement particulier, il était juste vraiment temps. Même pour ma stabilité mentale, il fallait qu’il sorte. »

    L’importance, c’était la cohérence des morceaux et des invités ?

    « Oui. L’album est composé de deux parties. Il y a une partie plus « jour », et une autre plus « nuit ». Une partie radio et gentille, et une autre club et un peu plus méchante. »

    N’aurais-tu pas pu sortir un double album, comme Guns n’ Roses avait fait avec « Use your illusion » ?

    « C’est marrant que tu dises ça, car ça a été le projet. On avait beaucoup de morceaux, et on aurait pu en effet sortir un double album. Il se fait que, à un moment, j’ai réussi à avoir une cohérence qui faisait qu’on ne pouvait plus en sortir qu’un. J’ai préféré faire ce choix-là, car on ne peut faire qu’un premier album. Les Guns l’ont fait, les Smashing aussi. Quand je les réécoute, ce sont des albums phares. Mais ce n’était pas leur premier… »

    La suite, elle pourrait aller plus vite ?

    « Oui, ça sera plus rapide. En tout cas, je ne peux pas m’y reprendre de la même façon. Je vais ajuster le tir au maximum et ne pas reprendre autant de temps. »

    En cinq ans, certains morceaux ont-ils évolué ?

    « Oui, à fond. Ce n’est pas du rock, quoi. C’est une musique qui est faite avec des ordinateurs, et la technique a énormément évolué. Au début du projet, j’étais un peu coincé. J’avais à la fois envie de faire de l’indé et du single. J’ai mis beaucoup de temps pour assumer ce choix. »

    Ton projet peut-il toucher un public pop-rock ?

    « Pop, certainement. Mais, dans l’énergie, il y a aussi quelque chose qui reste rock. Ces dernières années, il y a plein de projets électro qui se sont callés sur cette énergie rock. »KidNoize2.jpg

    Te reconnais-tu dans la musique électro actuelle ?

    « Oui, et non. Je me reconnais dans le rétro, et dans certains morceaux actuels. Mais pas dans tout. Ceci dit, je ne me reconnais pas non plus dans tout le rock. Il y a des trucs qui sont fabuleux, mais il faut juste les trouver. »

    Qui, par exemple ?

    « Il y a Flume, qui déchire. Le mec est juste vraiment bon. »

    T’inspires-tu de ce que tu écoutes ?

    « Non, pas spécialement. Peut-être que je devrais le faire plus, ce qui me permettrait d’aller plus vite. Mais je ne me calle pas sur de l’EDM ou de la musique électronique contemporaine. Je fais ce que j’ai envie de faire. »

    Apprécies-tu les artistes qui mélangent rock et électro, comme Prodigy ?

    « Prodigy, oui. Je trouve que le mélange est très fragile, et compliqué à faire avec de la mesure. Il y a beaucoup de trucs ratés pour peu de réussites. Le rock, ça parle de racine. La musique électronique, elle parle de futur. Ce sont deux choses totalement opposées. Le problème, c’est quand tu as des mecs du rock qui prennent un synthé en ne comprenant pas ce qu’il représente. Chez Goose, par exemple, eux ils pigent. »

    Kid Noize pourrait-il percer ailleurs qu’en Belgique ?

    « C’est plus une question de style de vie. Si je veux aller jouer à l’étranger, je pourrais. Mais, ça prend beaucoup de temps. Pour l’instant, j’ai toujours privilégié le développement de Black Gizah en Wallonie. L’album est sorti en France et aux Pays-Bas, et nous sommes allés jouer au Japon. Mais pour le moment, c’est plus une expérience qu'un projet misé sur la rentabilité. L’étranger oui, mais pas à n’importe quel prix. »

    Tu es Bruxellois, mais tu vis à Charleroi. C’était important pour toi de participer à la revalorisation de ta ville d’adoption ?

    « C’était naturel. Quand je suis parti là-bas il y a cinq ans, certains faisaient déjà des choses depuis de longues années. Ils n’avaient pas besoin de moi. Kid Noize a explosé à un moment où la ville demandait à exploser. Tout a été cohérent. C’est une ville dans laquelle je me reconnais. La cover a d’ailleurs été shootée là-bas. Comme moi, cette ville est passée par des moments difficiles. »

    On t’a déjà vu à plusieurs reprises dans le kop du Sporting de Charleroi, notamment face à Anderlecht…

    « En plus, j’ai habité à Anderlecht. J’aime bien le foot, mais je ne suis pas un fan. Si j’y vais, c’est plus pour boire une bière et être avec mes potes. Et puis, c’est une vraie expérience. »

    N’as-tu jamais pensé composer un hymne pour le Sporting ?

    « On m’en a beaucoup parlé. Après, de nouveau, il faut trouver la cohérence et le temps. Peut-être dans un an, cinq ans, ou jamais. Cela devrait de toute façon se faire naturellement. »

    Le voyage au Japon, c’était comment ?

    « C’était super cool, j’y suis resté 10 jours. On avait une date dans un club à Tokyo. C’était un bar un peu transgenre, où j’avais parfaitement ma place. On en a profité pour tourner le clip. Ce n’était pas facile, car la culture est différente et tu ne comprends rien. Cela s’était fait via un Français qui habite là-bas. On travaille à la suite. Ils évoquent notamment une tournée en Asie. Ce projet a un vrai potentiel là-bas, car ils sont à fond entre le manga et les comics. »

    Ton label Black Gizah a notamment lancé Mustii. Es-tu surpris de sa réussite ?

    « Surpris, non. »

    Comment l’as-tu découvert ?

    « On bossait tous les deux sur une prod’ d’un film, et j’ai reçu une démo par erreur. J’ai demandé ses coordonnées. Au final, ils n’ont fait le film ni avec lui ni avec moi. Grave erreur ! »

    Le concert à l’AB, c’est une date importante ?

    « Ce sera aussi important que l’album. L’AB Box a été vite complète, donc on a ouvert la grande salle. C’est un endroit mythique, où j’ai vu des concerts mémorables de The Hives, Offspring, Bloody Beetroots, DJ Shadow, The Roots… »

    L’histoire du masque, ça vient d’où ?

    « A la base, c’était surtout l’envie de montrer quelque chose plutôt que de cacher. Après, l’anonymat fonctionne bien. Et, être reconnu tout le temps c’est fatigant. Cela peut paraître un peu présomptueux, mais c’est vraiment casse-couilles. C’est une question de vie privée et familiale, il y a des limites à ne pas dépasser. »

    Le visuel pourrait-il évoluer ou tu comptes rester fixé à cette image de singe ?

    « Ca va évoluer, c’est prévu… mais je ne peux pas en dire plus. »


  • Insecte: " On essaie de casser notre image trop sérieuse"

    Ils sont Parisiens, mais sont tous établis à Bruxelles et viennent de sortir leur premier EP ("Un", en téléchargement sur toutes les plateformes) sur le net. Propulsé vers l'avant suite à la victoire au concours "Du F. dans le texte", Insecte est en train de s'installer confortablement au sommet de la scène bruxelloise un peu barrée, aux côtés de Robbing Millions et Le Colisée... Insecte2.jpg

    Le groupe s'appelait d'abord... Inceste. C'était à ce point lourd à porter?

    Louis: "C'est Yerko qui avait trouvé ce nom. On trouvait que c'était provoc', et que ça tapait bien. Puis, on s'est quand même demandé comment les gens allaient l'accepter. On allait forcément nous poser des questions, nous interroger sur notre univers, alors qu'on n'avait pas nécessairement de réponse. On a finalement juste décidé de changer deux lettres. Si ça avait été totalement assumé, à la limite, mais ce n'était même pas le cas."

    Oscar: "J'ai ressenti que certains ne trouvaient pas ça drôle du tout. Je me suis dit qu'on se mettait des bâtons dans les roues. Il y a trop de gens que ça dérangeait."

    Le titre de l'EP est, lui, on ne peut plus minimaliste...

    Louis: "Nous sommes des gens assez simples en fait. On essaie de casser notre image sérieuse, et de déconner."

    Oscar: "C'est notre premier EP, et les morceaux qui sont dessus n'ont pas nécessairement de lien entre eux. Cela nous semblait symbolique comme titre. Et le deuxième, qui sortira prochainement, s'appellera... "Deux". On a opté pour la stratégie de l'EP pour ne pas griller toutes nos cartouches d'un coup. On veut se faire connaître petit à petit."

    Oscar, tu écris exclusivement les paroles. Quelles sont tes inspirations?

    Oscar: "Au niveau de l'écriture, j'aime bien un mec comme Bashung. J'aime bien l'idée d'écrire des trucs dont on ne pige pas grand chose. Ca reste assez mystérieux et imagé. J'aime bien cette liberté, qui permet à l'auditeur d'avoir une interprétation particulière. Je j'écris pas forcément très bien, et c'est pour ça que je tends vers ça. C'est à l'opposé de la littérature, je n'ai aucune envie de raconter une histoire avec un début et une fin. Il y a un côté chaotique et absurde qui me plaît. Je me suis rendu compte que j'ai toujours écouté de la musique sans comprendre les paroles et sans même m'y intéresser. Des fois, il y a même des trucs en français que je ne cherche même pas à comprendre. Je suis plus intéressé par le son des mots et les mélodies, moins par le sens."

    Avoir gagné le concours "Du F. dans le texte", ça vous a apporté quoi?

    Oscar: "Des dates surtout, une résidence à l'Eden de Charleroi et du coaching. Et on a gagné de l'argent!"

    Louis: "Le groupe avait commencé à trois dans le salon. Puis, on a bossé dans une cave sur un seul ampli, avec une batterie électrique qui avait des faux-contacts. C'était vraiment roots au possible. Avec l'argent, on a acheté du matos et ça nous a permis d'avoir une meilleure qualité de son. Cela nous a permis d'y croire aussi. On ne mise pas tout là-dessus mais, sans ce concours, ça n'aurait peut-être pas été la même chose. "

    Oscar, on compare souvent ta voix à celle de Laurent Voulzy. Pourtant, ce n'est pas du tout une source d'inspiration...

    Oscar: " Les gens y font surtout référence par rapport au morceau "Fil d'eau - - Fil d'air". J'avoue que je n'arrive pas à faire le rapprochement. Mais bon, ça ne me dérange pas."

    > Une interview de Christophe Van Impe

     

  • Archive (le 28 novembre au Cirque Royal) en état de grâce chez Pias


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    Les membres d'Archive dorment-ils de temps en temps? Vu leur rythme, on peut en douter. Avec "The False Foundation", les Britanniques viennent de sortir leur troisième album en trois ans. Si on ne tient pas compte des EP, des compilations et des "live", il s'agit déjà de leur dixième production studio. Ils ont qui plus est pris la très bonne habitude de déstabiliser leurs fans en prenant à chaque fois des directions différentes. Les mélodies pop de "Restriction" se sont cette fois envolées et évaporées, et on est de retour à des morceaux bien plus sombres et moins faciles d'accès. "Bright Lights" a en tout cas le potentiel pour devenir un classique. A l'occasion de la sortie de cet album, Archive était de passage à Bruxelles mercredi. Devant une poignée de chanceux, et à trois (Darius Keeler, Pollard Berrier et Dave Pen) ils ont interprété huit morceaux en formule acoustique dans les bureau de Pias. Rien de plus qu'un piano, deux micros, et quelques fauteuils autour et c'était parti pour une petite heure de pure magie. Ils se sont évidemment concentrés sur leur actualité avec "Bright Lights", "Shiver" (sur "Axiom", sorti en 2014), "Sell Out", "Splinters", "Distorted Angels" (sur "Axiom") et "The Weight of the World" mais en n'oubliant pas d'offrir de sublimes versions de "Bullets" et "Again". Un très grand moment...

    > Christophe Van Impe

    Archive sera de passage pour la troisième fois au Cirque Royal le 28 novembre.


     

  • Daran, sa tendresse et sa guitare vous attendent au Reflektor

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    Si pour vous, il n'y a pas que le football dans la vie. Si ce vendredi, vous cherchez quelque chose de mieux à faire que de regarder Belgique - Bosnie à la télévision. Si vous souhaitez passer une superbe soirée avec un artiste accompli qui vient vous présenter son album ultime, celui qu'il rêve de faire depuis des années.

    Si simplement vous avez envie de passer la soirée avec Daran, alors prenez le chemin de la Cité Ardente ce vendredi et rendez-vous au Reflektor, ce dernier vous y attendra. Il sera là pour vous présenter son dernier album: "Le monde perdu", sorti en mars 2015.

    Ce dernier opus, acoustique, avec la seule présence d'une guitare et d'un harmonica, est décrit par Daran comme étant "le projet qu'il a toujours rêvé de faire". Nous sommes bien évidemment à des kilomètres de "Daran et les Chaises", ce groupe de rock des années 90 qui s'est séparé en 1995. Mais si la douceur, l'amour et la sensibilité sont vos maîtres-mots, vous savez quoi faire ce vendredi.

    Daran se présentera à vous ce vendredi 7 octobre, dès 19H30. Tickets sur www.reflektor.be

    Florian Holsbeek