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  • Sudpop vous dévoile "A Kiss from LA", le nouveau single de Talisco (à la Madeleine, le 24/11)

    Sudpop vous dévoile "A Kiss from LA", le tout nouveau single de Talisco.

    Après plus de 150 dates en moins de deux ans à travers le monde, la révélation Talisco nous revient avec un nouvel album ("Capitol Vision", sortie le 27 janvier) plus radical, plus frontal. Le songwriter parisien sort les griffes et durcit le ton. L'heure est à l'affirmation: guitares cinglantes, cordes métalliques, jamais mécaniques, souffles électro et hymnes indie-pop... L'artiste revient de son périple américain marqué au fer rouge. Capitol Vision? Ses nouvelles visions électro-rock, capitales.

    A ne pas manquer le 24 novembre à la salle de la Madeleine!


     

     

  • Amongster sort son premier album

    amongster,trust yourself to the waterVainqueur du concours de jeunes talents "De Nieuwe Lichting" organisé par Studio Brussel en 2014, Amongster sort aujourd'hui son premier album.

    Derrière ce nom se cache Thomas Oosterlynck, le maître à penser du quatuor. Celui qui cite notamment "In Rainbows" de Radiohead dans ses références a pris le temps pour peaufiner cet album: nous en parlions déjà ici en août 2014. Leur nouveau single "Butcher's Boy", que l'on peut entendre ci-dessous lors d'une session, commence à squatter les ondes côté néerlandophone.

    Pour voir le Gantois et son groupe en live, c'est à l'Ancienne Belgique qu'il faudra se rendre, le 13 octobre prochain. >Ph.S.

  • Rock for Life: My Diligence, Black Mirrors et bien d'autres pour la bonne cause (11 novembre à Laeken)

    Le festival Rock for Life, organisé pour financer la recherche contre le cancer, sera bientôt de retour pour sa deuxième édition. L'événement aura lieu le 11 novembre à la Cité Culture, à Laeken. Le projet « Rock For life» est né en novembre 2015 de la simple volonté d’un groupe de personnes, concernées de près par ce fléau, membres d’ Asbl organisatrices de concerts et donc Rockforlfe.jpghabituées à fréquenter le milieu du rock. L’objectif de cet évènement est de recueillir des fonds afin de lutter contre le « Crabe » en soutenant des projets destinés à aider la recherche. L’édition 2015 avait permis de verser la somme de 1500€ à l’association « Les Amis de Bordet ». Les tickets sont vendus au prix de 12 et 15 euros. Parmi les groupes déjà programmés à l'affiche, signalons la présence de My Diligence, groupe récemment passé avec succès au Botanique et au BSF (en première partie de La Muerte). Ou encore de Black Mirrors, qui sera prochainement au programme de la très réputée Deserfest. La tête d'affiche devrait être annoncée en septembre... suspense.
     

  • Nouvel extrait pour Angel Olsen

     

    angel olsen burn your fire no witness,my woman,shut up kiss meQuelques semaines après un teaser annonciateur de son nouvel album, Angel Olsen a lancé hier "Shut Up Kiss Me". Un titre plutôt énergique et une vidéo où l'Américaine se lâche pas mal.

    Deux ans après le très apprécié (et appréciable) "Burn Your Fire for No Witness", Angel Olsen nous revient avec un troisième effort studio et une tournée à travers l'Europe. L'Orangerie l'accueillera le 29 octobre prochain. >Ph.S.

     

  • The Animen, le groupe le plus brûlant de Suisse, est au Bota ce samedi!

    Les Nuits sont terminées? Le Bota ne s'arrête pas de tourner pour autant! Ce samedi soir à la Rotonde, retrouvez notamment les Suisses de The Animen, en première partie de Royal Headache. En live, c'est de la dynamite, comparable aux meilleures prestations scéniques de The Hives! Ils devraient bientôt tourner en Belgique en compagnie des excellents Dario Mars and the Guillotines.Animen.jpg

    Roulements de tambours, cris d’indiens et hurlements de vierges ne suffiront pas à l’annoncer assez  fort: le groupe le plus torride de Suisse romande est de retour ! Ladies and Gentlemen,The Animen are back ! Deux ans après «Hi !», leur bien​ nommé et acclamé premier album, le groupe de Genève revient  avec «Are We There Yet ?». Un brûlot rock et soul enregistré avec Andrija Tokic à Nashville, Tennessee, réussit haut la main la prophétie du deuxième album «de la  confirmation». Et qui risque bien d’être aussi celui de la consécration, vu que le dur labeur ne fait que magnifier l’urgence d’une musique où bestialité et humanité sont en parfait équilibre.


  • An Pierlé (ce jeudi 12 mai à l'Eglise des Dominicains): "Jouer dans une église, ça a un côté fascinant"

    Mardi soir, An Pierlé a livré un showcase de toute beauté dans les bureaux de Pias. Elle y a joué l'intégralité de son dernier album "Arches". Elle sera ce soir à l'Eglise des Dominicains pour le défendre. Les Nuits du Bota peuvent vraiment commencer...an hr_2.jpg
     
    Comment est née cette idée d’ajouter de l’orgue à ta musique?
    "Cela remonte à 2012, à l’occasion du festival Odegand. J’avais reçu le titre de compositrice officielle de la ville Gand. Un de mes rêves était de jouer dans une église. C’est un endroit fascinant. Tu ne peux pas prendre une échelle, grimper et aller jouer sur un orgue. Tout doit être silencieux, vu que l’instrument fait un bruit énorme. Ils m’ont donné un jeune organiste de 23 ans, et on a dépoussiéré les tuyaux de l’orgue de l’église Saint-Jacques. J’ai alors commencé à composer."
    Fréquentes-tu souvent les églises?
    "Non, c’est un milieu que je ne connaissais pas vraiment. Je ne rentre dans une église que quand je suis à l’étranger et que j’ai envie de visiter. En été, c’est agréable car il y fait très frais. Je ferme les yeux et je m’imagine comment ça devait être les pour les gens en 1700. Pour beaucoup, c’était le seul endroit où il y avait de l’art."
    Est-ce un one-shot ou pourrais-tu continuer dans cette voie?
    "Il y aura une deuxième partie à l’album. Pour la suite, je ne sais pas encore. J’aime le son et l’endroit, mais je ne ferai sans doute pas un répertoire pour orgues jusqu’à la fin de ma vie. Je cherche toujours quelque chose qui m’inspire. Là, je suis heureuse, car j’ai trouvé la voie que je cherchais à emprunter. Après 20 ans, je cherchais à me renouveler. C’est gai de ne pas faire tout le temps la même chose. Le piano-voix, ça demande une concentration d’écriture énorme, car tu n’as rien à cacher. Ce projet s’est réalisé en trois stades. C’est un luxe d’avoir le temps."
    Comment as-tu mis en place la concrétisation sur scène?
    "En 2014, on a fait quatre concerts dans des églises très différentes, et un dernier à l’Atelier 210. Le meilleur concert, c’était à Gand, dans une grande église, qu’on connaissait déjà. Au 210, ça prenait une ampleur différente, car on sortait du cadre de l’église. Ce soir-là, on a eu de l’espoir et on s’est dit qu’on pouvait faire un album."
    Le public est-il plus contemplatif?
    "Oui, quand même. Pour beaucoup de gens, l’église est liée à la jeunesse. C’est un endroit où il faut être silencieux. C’est un endroit qui fait référence aux grands moments de la vie. Beaucoup m’ont dit que c’était émouvant d’assister à un concert dans ce cadre. Et puis, tu as le son de l’orgue qui t’enveloppe."
    Techniquement, est-ce évident?
    "Non. La première fois, on a d’ailleurs eu des problèmes techniques. On avait eu trois concerts le même jour. Le an hr.jpgmatin, il n’y avait pas beaucoup de gens. Le midi, c’était à moitié rempli donc c’était idéal. Mais le soir, il y avait 800 personnes. Le son, c’était comme une éponge. En haut, on pensait avoir joué un très bon concert. Mais Koen, qui était en bas, trouvait que ça n’allait pas du tout. L’orgue venait en décalage sur nos voix."
    Dois-tu adapter ton jeu de scène? Au 210, tu étais plus réservée que de coutume…
    "Je n’ai pas encore développé un jeu de scène. Je ne le fais d’ailleurs jamais. Je ne sais pas encore si je dois parler entre les morceaux. Même si j’aime bien me marrer, peut-être que je devrais ne rien dire, et laisser une atmosphère s’installer. La concentration est importante."
    Pourras-tu intégrer des anciens morceaux à la setlist?
    "Je veux d’abord bien installer l’album, et puis on verra. Mais c’est sûr que les morceaux à batterie forte, on ne pourra pas les faire."
    Espères-tu toucher un nouveau public?
    "Oui, les vieilles choristes! Ce disque peut brasser très large, car il y a un côté pop année 1980 mais aussi un côté plus mystique."
    N’as-tu pas eu peur de déstabiliser ton public?
    "Je soupçonne que ceux qui viennent me voir savent que ça change à chaque fois. Ce n’est pas comme du Simple Minds, où c’est à chaque fois la même chose. Ces dernières années, je suis dans une recherche. La forme change, mais tout part du même endroit."
    Et malgré tout, cet album reste très pop et inspiré par les années 80…
    "Il y a des albums qui restent avec toi pour la vie. Sur «Avalon» de Roxy Music, il y a aussi une atmosphère un peu mystique."
    Qu’écoutes-tu de contemporain?
    "J’écoute trop peu de musique. Dans ce que j’aime, il y a FKA Twigs, le premier album de Florence and the Machines, War on Drugs, PJ Harvey, Mélanie De Biasio et Perfume Genius."
    De toutes tes reprises, quelle est ta préférée?
    "Elles sont très différentes l’une de l’autre, mais sont très marquantes de certaines périodes. Celle de Gary Numan, elle a tout lancé. «Paris s’éveille», c’était au départ pour rigoler, mais ça nous a permis de percer en France. «Such a shame» est plutôt bien réussi."
    Preuve que tu touches à tout, tu as aussi fait un disque pour enfants…
    "C’est une pièce de théâtre musicale sur le sommeil et les rêves en néerlandais. On la joue aussi en français. On va même aller au Canada. Je pense qu’on sous-estime souvent les enfants. En concert, ils sont très immédiats. Leurs réactions sont très touchantes. On a joué devant des enfants handicapés. Dès que la musique commence, ils sont apaisés. On a joué devant des sourds-muets aussi. Un enfant, il ne ment jamais…"
    > Un entretien de Christophe Van Impe

  • O - Olivier Marguerit (dimanche 15 mai aux Nuits du Bota): "Ma musique a un côté circulaire"

    Olivier Marguerit, on l'a connu comme guitariste de Syd Matters ou de Mina Tindle. Aujourd'hui, il nous revient sous le pseudonyme "O". Son album "Un torrent, la boue" 'est un véritable bijou, que vous pourrez découvrir ce dimanche 15 mai aux Nuits du Bota.O1.jpg

    Olivier, comment se présente ton concert de dimanche aux Nuits du Bota?

    "Hyper bien. Je suis actuellement en train de répéter. J'ai déjà souvent joué au Bota par le passé, avec Syd Matters. Ce qui me frappe dans ce festival, c'est la concentration de salles et de public dans un espace assez restreint. Les souvenirs que j'en ai, c'est surtout d'avoir déambulé un peu ivre entre les salles. J'ai toujours eu une connexion assez importante avec la Belgique. Récemment, j'ai encore fait du synthé sur l'album de Dan San. Je connais aussi bien les gars de Girls in Hawaii, avec qui j'ai partagé la route. Dernièrement, j'ai découvert BRNS. Ce sont tous des groupes dans lesquels je me reconnais."

    Finalement, tu aurais pu être "musicalement belge"...

    "Ah mais il semblerait que, dans la famille, on ait des origines belges assez lointaines, du côté de Bruxelles. Je n'ai pas eu l'occasion de le vérifier, mais j'aime le rêver."

    Pourquoi avoir appelé ton projet "O"?

    O2.jpg"A la base, c'était la signature que j'utilisais à la fin de mes mails. Puis quand j'ai commencé à voler de mes propres ailes, je m'y suis attaché. J'aime bien ce côté circulaire, sans fin, qui ressemble à ma musique. L'idée du cycle était en fait présente dans tout ce que j'entreprenais. Et puis, il y avait aussi cette idée de rester un petit peu caché, anonyme. Je n'avais aucune envie de porter bien haut l'étendard de ma personne. Appeler son projet de la sorte, c'est faire en sorte qu'il soit très difficile à référencer sur Internet. Les gens doivent chercher pour me découvrir, tout ne leur est pas offert sur un plateau."

    Tu avais même à un moment envisagé de le décliner sous toutes ses formes orthographiques...

    "Oui, ça m'a un peu amusé. Je trouvais ça ludique. J'aurais pu, d'un album à l'autre, m'appeler "Eau", "Aux", "Haut",... Mais je crois que, au final, le nom du groupe n'évoluera plus."

    Ton album est justement traversé par la thématique de l'eau. Pourquoi cette obsession?

    "Je ne sais pas trop comment le définir. L'homonymie m'amusait. En plus, il y avait eu la naissance de ma fille. Or, l'eau c'est la vie, le liquide amniotique,... c'est un élément qui est omniprésent dans nos vies."

    Pourquoi avoir attendu aussi longtemps avant de voler de tes propres ailes?

    "J'aurais bien aimé le faire plus tôt. Mais la vie a fait que je me suis constamment retrouvé à jouer accompagné de O4.jpggroupes de la scène indé parisienne. A l'issue du quatrième album de Syd Matters, il y a eu un creux. Ce fut un virage dans ma vie. J'ai commencé à envisager d'avoir un enfant, et j'ai emménagé avec ma compagne. Je quittais seulement ma période d'adolescence. Je me suis alors replongé dans tous ces morceaux que j'avais accumulés pendant ces années."

    La transition a-t-elle été facile?

    "J'ai surtout dû m'habituer au fait de chanter. Je l'avais fait auparavant, mais seulement dans des choeurs. Et je peux t'assurer que ça change toute la perception que tu as de la scène. J'ai découvert que la voix était elle-aussi un instrument qui se travaille."

    Ca t'a apporté quoi d'étudier à l'American School of Modern Music?

    "J'y ai beaucoup appris et, en même temps, ça m'a bloqué dans plein d'autres choses. J'avais fini par adopter une vision trop complexe de la musique. Or, je voulais faire quelque chose de pop et de naïf. En sortant de là, j'ai dû tout désapprendre."

    Tu n'as pas non plus gardé un souvenir impérissable du conservatoire...

    O3.jpg"Ce sont mes parents qui m'y avaient inscrit, mais je n'étais pas bon. Le conservatoire m'a formé l'oreille, mais je n'en ai pas gardé grand-chose. J'ai toujours été autodidacte. J'ai appris la musique en écoutant les disques de mes parents. Ils se sont séparés quand j'étais jeune, c'est donc un peu comme si j'avais eu deux familles. D'un côté, j'avais ma mère qui écoutait de la variété française. Son truc, c'était la grande trilogie amoureuse composée de Balavoine, Cabrel et Goldman. Mon père, lui, était à fond dans Supertramp et Dire Straits. Moi, j'ai assez vite été passionné par la scène indé amércaine, les Pixies, les Red Hot,... Dans ma musique, on retrouve toutes ces facettes."

    A côté de ton album, il y a aussi cette BO pour le film "Diamant Noir".

    "C'est une coproduction belge, et ça a été tourné à Anvers. Je vais aussi bosser sur deux courts-métrages. D'un côté, il y a O, et de l'autre le compositeur de musique de films. C'est ça ma liberté."

    > Un entretien de Christophe Van Impe


     

  • In Lakesh, une belle surprise à voir à Molenbeek ce vendredi

    Ils ont des jolies barbes, sont multi-instrumentistes, ont trouvé leur nom dans la langue maya, sont franco-belges, et nous viennent du Brabant Wallon. De Rixensart, plus exactement. In Lakesh, qui vient de sortir l'EP "Coma", qui succède à "Albatros", est déjà une des toutes bonnes surprises de 2016. On sait qu'il existe une espèce de génération spontanée des groupes rock en Belgique, mais celui-ci ne sort pas de nulle part. Ces inlakeshcoma.jpgderniers temps, ils ont en effet écumé bon nombre de scènes renommées comme les Beautés Soniques, Esperanzah, Propusle ou l'Inc'Rock. Mais surtout le Verdur Rock, dont ils ont remporté le tremplin en 2015. C'est dire si ce groupe a déjà des planches. Alors leur musique, c'est de l'indie-folk, qui nous fait parfois penser à Girls in Hawaii (la pochette n'est d'ailleurs pas bien éloignée de celle de "Everest"), voire à Fleet Foxes. Ils seront en concert à Bruxelles, ce vendredi au collectif AuQuai à Molenbeek. Vous savez ce qu'il vous reste à faire...

    18h30 : Ouverture des portes
    Expositions, dégustations et performances

    20h-20h30 : Concert de StevN

    21h-21h30 : Concert de Midnight Stubble

    22h : Concert de In Lakesh

    INFOS PRATIQUES ///

    - Prix d'entrée libre et conscient :)
    - Collectif AuQuai: Quai du Hainant 23 à Molenbeek
    - Accès : Métro 1 et 5 : Comte de Flandre


  • Bertier, participez à l'envol de l'oiseau lyre

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    Vendredi soir, alors que tous les fans de rock s'étaient donnés rendez-vous à l'Ancienne Belgique pour le très attendu retour d'At The Drive In, nous avons pris la direction du cadre plus feutré du centre culturel Jacques Franck. Car un concert de Bertier, c'est rarissime et ça ne se rate pas. La première fois, c'était à l'Atelier 210 dans le cadre du festival Francofaune, en ouverture de Dalton Telegramme. Mais ce vendredi, c'était bien Bertier le roi de la soirée. Si le collectif se fait aussi rare sur scène, c'est parce qu'il n'entend pas jouer sans la présence de Yan Péchin. Et l'ancien guitariste BertierJF3.jpgd'Alain Bashung a une nouvelle fois illuminé la soirée. Arrivé à Bruxelles mardi soir, il s'est investi corps et âme dans la projet pendant deux jours de résidence. Et il regagnait Paris dès samedi pour y livrer un autre concert à la Maroquinerie!

    Par rapport au concert du 210, Bertier a encore gagné en professionnalisme. On croirait voir une machine huilée par les tournées à répétition, alors qu'on en est très loin. On atteint des sommets en termes de qualité musicale. Les musiciens sont prodigieux, les textes sont ciselés, Lara Herbinia est parfaite aux choeurs et à l'image et Pierre Dungen a une présence BertierJF2.jpgscénique hors du commun. Et surtout, il y a un degré d'exigence très élevé. Rien n'est laissé au hasard. Le moindre couac, même s'il reste invisible au commun des mortels, est ressenti comme un échec retentissant.

    Qui plus est, ils ne se sont pas contentés d'interpréter magistralement leur album "Dandy". En fin de set, on a en effet eu droit à "L'oiseau lyre", premier extrait du disque à suivre. Un album qui sera enregistré dans le magnifique cadre du château d'Ostin. Les compos sont déjà prêtes, mais le collectif a besoin de votre coup de main pour lancer la machine. C'est pourquoi une opération de crowdfunding a été lancée. Foncez, en plus il y a de belles contreparties...

    http://www.kisskissbankbank.com/nouvel-album-de-bertier


  • The Sore Losers passe la troisième et cela va faire du bruit

    89595-the-sore-losers-announce-skydogs-release-on-march-18th-1110384.jpgA l’heure où l’on ne peut plus sortir de chez soi sans se farcir Adele, Ellie Goulding ou - pire - Louane dans les oreilles, qu’il est bon de s’enfermer à double tour dans son salon, par un week-end pluvieux, casque sur les oreilles, avec la nouvelle galette de The Sore Losers à fond dans les écouteurs ! Ce nouvel album (déjà le 3e après un premier LP éponyme en 2010 suivi de l’enthousiasmant Roselyn quatre ans plus tard), qui est paru ce vendredi 18 mars, devrait finir par imposer durablement les quatre flamands sur l’échiquier du rock garage. Car ce Skydogs, plus brut et immédiat que ses prédécesseurs, envoie du lourd, pied au plancher, 32 minutes durant. C’est court mais c’est bon. Et ça décrasse les oreilles.

    Porté par le single « Cherry Cherry », brûlot punk que n’auraient pas renié Iggy Pop et ses Stooges, « Skydogs » compile une dizaine de mini-tubes qui renvoient aux meilleures heures du MC5. On songe aussi beaucoup à Jon Spencer sur « Dirty Little Pretty Things » ou aux Black Keys sur « Got It Bad » ou « All I Am ». Produit par le natif de Nashville Dave Cobb (Rival Sons, Chris Cornell) dans un studio à Berlin, l’album a été enregistré dans les conditions du live. « L’écriture, l’enregistrement, le mixage : tout s’est passé super vite. Pas de place pour le doute. C’est ce que voulait Cobb : qu’on ne garde que l’énergie et la magie des toutes premières prises. Ce qui fait de Skydogs notre album le plus dangereux à ce jour, mais aussi le meilleur », crâne le leader Jan Straetemans. On ne peut que lui donner raison.

    > Romain Goffinet