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  • Nuits du Bota (J8): Au Botanique, tout le monde est gagnant!

    "We Love Las Vegas !" clamait haut et fort le Botanique en réorganisant la soirée de samedi suite au désistement de Teophilus London, qui préférait se rendre dans la cité des casinos avec Kanye West plutôt que de se pointer à Bruxelles. Soit. Avec un seul jeton à quatorze euros, le Botanique se transformait donc lui aussi en salle de jeux où ses visiteurs ont réussi la prouesse de multiplier par dix leur mise "plaisir".

    Pas de smoking/champagne, c'est pas le style de la maison. Une pils en main, on commence notre petit tour par l'Orangerie, où Mochélan Zoku lance la Roue de la Fortune de la vie avec des yeux de trentenaire éveillé et attentif. Le groupe en "live" donne du fort bon son et s'arrête souvent sur la bonne case. Pas d'extravagance, mais loin d'être cheap pour autant, voilà de quoi se mettre parfaitement dans l'ambiance. 

    botanique,robbing millions,pomrad,recorders,walter hus,eaves,mochélanUn autre gars qui regarde la vie et nous la présente à travers sa musique: le Britannique Eaves. Ca peut paraître longuet comme quand on attend en vain une bonne main, mais le jeu se révèle également passionnant et procure de très belles envolées. Un peu comme le Texas Hold'em. Bon, c'est vrai que comme croupier, Eaves (on a retrouvé le chanteur de Soul Asylum) est plutôt du genre "Deux secondes je vais me tirer une balle en coulisses puis je reviens", mais il connaît son taf et l'exécute avec beaucoup de talent, tel un Jeff Buckley avec quelques ascendances psychés. 

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    On retourne à l'"Orangerie" avec Pomrad, fringués comme l'écurie de F1 Marlboro-McLaren et avec une guitare-synthé (:RRRrrrr:) autour du cou. Daft Punk a mangé trop de sucreries et ça gonfle un peu à la longue. Comme ces machines à sous colorées qui font un bruit métallique. On a choisi une machine qui ne donnait pas mais c'est pas grave, on n'a pas perdu non plus...

    Première incursion à la Rotonde pour voir à quel jeu jouent les Recorders. Celui d'un set acoustique spécialement concocté pour l'occasion. Avec une reprise de The National ("I'm afraid of everyone") qui fait égalité de justesse. C'est du Stud Poker quoi: le poker est un très chouette jeu de base, mais cette version n'est certes pas la plus excitante. Avec un sursaut de temps en temps, quand enfin tu touches deux paires ou quoi... 

    botanique,robbing millions,pomrad,recorders,walter hus,eaves,mochélanOn est excité quand apparaît Robbing Millions sur la scène de l'Orangerie. Drôle de nom à inviter dans un casino, n'est-ce pas... Les Bruxellois ont reçu un coup de fil du Bota jeudi et ont accepté de venir dans un état d'esprit très très relâchés. Sautillants et jouissifs, ils font tourner les têtes comme une boule dans une roulette. Un petit foutage de gueule pour les absents ("Merci Théophile! Et Kanweyewest!") plus tard et c'est parti pour une course folle à travers les numéros. Et ils se relaient pour faire le show (de plus en plus maîtrisé) sur scène comme une valse de croupiers qui lancent les boules musicales dans nos oreilles.  

    botanique,robbing millions,pomrad,recorders,walter hus,eaves,mochélanD'apparence plus calme mais tout aussi prenant, le Blackjack. On a vraiment le sentiment (même si les chances de victoire n'en sont pas plus nombreuses pour autant, loin de là...) d'avoir sa destinée en main. Ici aussi Walter Hus a réfléchi pour construire ce véritable domino musical où chaque son de l'orgue ou des batteries est programmé sur le disque dur de son ordinateur. Avec l'intensité de son piano en "live", il a séparé. Avec les gens venus danser et l'entourer chaleureusement, il a doublé. Et gagné. Le tout sous un air vivifié de "Sound of Belgium" et un décor enchanteur. Et il reste encore pour un dernier tour de piano, comme quand on demande a son croupier fétiche de faire encore une main avant de partir en pause.

    Ah oui... L'abus de jeux d'argent et de hasard est dangereux, pas celui de concerts... 

    >Philippe Sadre (Photos de C.V.I.)

  • Anaïs, plus forte que la toux

    C'est une bonne bronchite, et non une angine, qui a frappé Anaïs la semaine passée. Elle était pourtant bien là ce mercredi soir à la Rotonde pour assurer le volet bruxellois de sa tournée "HellNo Kitty". Et la toux n'a pas eu raison d'elle devant un public venu en mode "on va revoir une bonne copine".

    Cela faisait quelques jours qu'elle avait annoncé sur Facebook qu'elle avait la crève, tout en écrivant à ses "mogwaïs" (en référence anecdotique aux "Monsters" de Lady Gaga) : "Bon, j'ai plus de fièvre, mais j'ai encore un peu la voix de Kathleen Turner (...) But the show must go on, Bruxelles, me voilà!" Ouf, on était donc sûr de sa présence ce mecredi!

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    Elle commence son set avec "What Would We Have Done Without Joni Mitchell?" et remarque avec plaisir que la salle (surtout la partie à sa gauche) reprend directement en choeur. Bref, comme probablement lors de chacunes de ses prestations, c'est un public conquis qui se trouve en face d'elle. 

    Chaque chanson est l'occasion de plaisanter, que ce soit à propos de la salle, de Bruxelles, de son "short trop petit, comme je pense chaque fois que je vais perdre du poids" ou de son état de santé... Et après avoir demandé un mouchoir au public, voilà qu'elle reçoit un paquet entier sur scène quelques minutes plus tard! On se demande comment le chanteur de Royal Blood aurait pris la chose... :crossover:

    Niveau setlist, elle (se) fait plaisir, avec les anciens ("Mon coeur, mon amour", "Elle sort qu'avec des Blacks") et les nouveaux morceaux ("Une petite fuite", "DRH", "L'autotune"). Sans oublier l'inimitable "Pendant ce temps-là en Ecosse" avec sa chemise lui servant de kilt et son verre de pastis remplaçant le whisky tourrrrbé. 

    Elle quitte la scène après avoir interprété le toujours excellent "Christina", le temps de tousser une nouvelle fois un bon coup en coulisses, et la revoilà pour un final parlant d'un petit cochon en pain d'épice et en transformant les spectateurs en danseurs hawaiiens. Evidemment, ça ressemble plus à une succession de sketches qu'à un concert, mais ça fait aussi partie du personnage. Et c'est pour ça que le public s'est déplacé et a apprécié. Encore un concert demain en France et elle aura le temps de se retaper complètement! >Philippe Sadre (Photo C.V.I.)

     

  • Les Nuits Botanique: Nos dix conseils

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    Avec le printemps (et les affiches qui se remplissent de noms...) arrive doucement la saison des festivals. Et pour la lancer en beauté, les Nuits Botanique restent un moment privilégié pour ressentir l'ambiance "festival" en plein centre-ville. Le Bota conviait ce jeudi la presse pour un coup d'oeil approfondi sur le programme (sans "Nuit Belge" à proprement parler et avec encore quelques "blancs") et un showcase de Talisco et de Hindi Zahra. 

    Le programmateur Paul-Henri Wauters a mis l'accent sur la collaboration entre communautés, que ce soit en Belgique ou avec des pays étrangers. Ainsi, on peut noter une collaboration avec un festival danois et islandais, la présence de Nicolas Michaux au Printemps de Bourges ou la présence de Mountain bike une dizaine de dates à travers la France grâce à l tournée "Europavox". Mais dans l'immédiat, voici dix artistes qu'ils ne faudra pas rater dans notre bonne vieille capitale...

    Godspeed You! Black Emperor (29/04): Le groupe de Montréal revient en 2015 avec un nouvel album qu'il présentera en amont du début officiel des Nuits. Leur post-rock torturé prendra possession du Cirque Royal pour une soirée avec un étonnant duo "luth+batterie" originaire d'Australie en première partie. 

    nuits botanique,botaniquePhoria (photo), Den Sorte Skole, Walter Hus (10/05): On associe toute la soirée au Grand Salon "De Concert", avec, dans l'ordre, l'électro-pop toute atmosphérique des Anglais, les collages expérimentaux multi-genres des Danois et l'orgue du Belge, qu'on retrouvera pour des collaborations et des réinterprétations quasi tous les soirs. 

    Fùgù Mango meets Binti (11/05): On en a parlé lors du tout récent ABBota, les Bruxellois de Fùgù Mango et leurs rythmes chaloupés proposeront une création propre, avec les six soeurs, égyptiennes mais basées à Gand, de Binti. De quoi ensorceler le même Grand Salon.

    DJ Flugvél Og Geimskip (11/05): Soit "Avion et Vaisseau spatal" dans sa langue natale, la DJ islandaise a été qualifiée d'"ovni des prochaines Nuits" par Paul-Henri Wauters. C'est coloré, mystérieux, cosmique... 

    Romano Nervoso (11/05): Décidément, il faudra se multiplier ce jour-là... Mais si vous préférez le rock poilu, c'est à l'Orangerie qui'il faudra être pour voir Giacomo et sa bande à l'oeuvre.

    Soirée anniversaire du label 62TV Records (12/05): Le nouvel album de Paon, le retour de Mad Dog Loose, Italian Boyfriend, Alpha Whale, et la présence d'un groupe espagnol (Mujeres) et canadien (Young Rival): sortez les cotillons!

    Nicolas Michaux en création "Demain n'appartient qu'à la nuit" (15/05): Le Liégeois proposera au public les chansons de son album à paraître enrichies par la présence de cordes, percussions et autre marimba. Quatorze musiciens et des invités (comme The Bony King Of Nowhere) donneront un cachet particulier à la soirée. nuits botanique,botanique

    Lapsley (photo, 15.05): un des "Sounds of 2015" de la BBC, présenté il y a quelques semaines sur Sudpop. La jeune Anglaise épate avec ses atmosphères épurées, mais sa voix est bel et bien son plus bel atout.

    Teophilus London (16/05): Le natif de Trinité et Tobago, élevé à Brooklyn, aime brouiller les pistes avec son hip-hop matiné d'électro ou de soul. On l'a comparé à Prince et Michael Jackson et le producteur exécutif de son dernier album s'appelle Kanye West, rien que ça...  

    Ibeyi (17/05): Les deux jumelles cubaines élevées à Paris continuent de marquer les esprits en ce début 2015. De la soul, folk et pop en version minimaliste, charmante et pleine d'intrigues.

    >Philippe Sadre

    Programme complet (09/05-19/05) sur www.botanique.be

  • ABBota: La ruée vers l'or belge

    Le festival hybride des deux grandes salles bruxelloises s'est déroulé le week-end dernier. On était vendredi à l'AB pour le volet "francophone" de ce rendez-vous devenu traditionnel.

    ancienne belgique,botanique,applause,the belgians,mountain bike,fugu mangoPrésent, mais malheureusement en retard pour Alaska Gold Rush, qui ouvrait la soirée. Notre première étape était donc les Bruxellois d'Applause et son chanteur-compositeur parisien Nicolas Ly. Leur rock électronique est soigné, tandis que la voix nous fait penser à du Starsailor. Pas un problème en soi, mais combiné à leur frontman maniéré, ça donne parfois l'impression d'assister à une caricature de groupe musical. Néanmoins, that was a good starter, thank you very much Applause, puisque l'anglais semble être la langue pour communiquer avec les fans. 

    Autre combi franco-belge en pleine bourre, et accessoirement un des chouchous de Sudpop, ces "bons vieux" Mountain bike. Un an qu'ils sont à nos côtés, mais on dirait que ça fait beaucoup plus déjà... 

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    La base de fans s'étend autant que fusent les "A poil!" en direction du chanteur Etienne ou les "Joyeux anniversaire" pour le batteur Charles-Antoine, 31 ans vendredi. Et un pot de mayonnaise offert par ses potes du groupe, un! A part ça, leur rock claque aussi bien qu'un dunk d'un joueur de NBA dont ils portent les maillots sur scène... "Merci à l'ABBota de réunir ces deux communautés, il y a des t-shirts en bas... et des tiches aussi!"

    Retour à la Box pour le concert de The Belgians... ou la "projection vidéo musicale", pourrait-on écrire, tant la musique ne sert parfois que de bande-son pour les images (réactualisées au fil des concerts)  défilant sur l'écran. De la Belgique dans tous les sens et dans tous ses maux. Et quand Plastic Bertrand ("Ik ga schaatsen in Braaschaat"...) apparaît pour faire un éloge absurde à notre pays, on explose de rire.

    ancienne belgique,botanique,applause,the belgians,mountain bike,fugu mangoCa pogote gentiment grâce à l'énergie des trois rockeurs liégeois et l'apparition sur scène de Super Belgian qui distribue des faux billets de cent francs (l'"équivalent" d'une petite bière à l'AB...) à l'effigie du groupe. C'est à ce moment-là qu'on se rend compte qu'il n'y a pas grand monde dans la salle... Le concept de mélanger les groupes des deux communautés, comme il y a quelques années, était probablement meilleur de ce point de vue-là. 

    Changement de décor et de style pour le dernier concert de la soirée avec les Bruxellois de FùGù Mango. Le Club se déhanche sur un son indie rempli de rythmes ensoleillés, comme si Talking Heads avait effectué un stage chez des percussionnistes africains. C'est dansant et inventif, comme leur reprise de "Golden Brown" des Stranglers, un exercice quasi impossible selon les connaisseurs.

    Grande distinction pour un groupe qu'on reverra cette année, notamment aux Nuits Botanique où il partagera la scène avec Binti, un projet gantois constitué de... six soeurs. Tout un programme!

    >Philippe Sadre 


  • Two Gallants, une machine bien huilée

    "Derniers tickets" annonçait le site du Botanique lundi sur la page du concert de Two Gallants, prévu le soir même à l'Orangerie. Après la prestation bien inspirée du duo californien, on espère qu'ils ont trouvé preneur...

    Arrivée juste entre les deux concerts, pas eu moyen de voir la prestation du British Theo Verney en première partie. La musique d'interlude passe toujours dans les baffles quand Adam Stephens le chanteur-guitariste et Tyson Vogel le batteur-choriste foulent la scène de l'Orangerie et entament sans fioriture "My Love Won't Wait", issu de leur avant-dernier album "The Bloom and The Blight" en 2012. Malgré la sortie il y juste un mois de leur 5e opus ("We Are Undone"), les deux gaillards se sont d'ailleurs autorisés de nombreux bonds dans leur déjà belle discographie.

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    Comme à leur habitude, ils ont offert un bel équilibre entre un rock tantôt blues (chaque apparition de l'harmonica suscitant des applaudissements dans le public) tantôt trash. "We Are Undone" et "Some Trouble" continuaient sur cette dernière lancée avant un petit creux au niveau de l'intensité au milieu du set. Rien de grave toutefois, "Fools Like Us" et surtout "Halcyon Days", avec Adam poussant sa voix plaintive au maximum, relançant l'intérêt avant le rappel. 

    Le public se voulait participatif mais se heurtait sur un Tyson Vogel très zen qui rigolait quand même en disant "I really appreciate your faith!" à l'adresse d'un fan l'apostrophant sur Paul Mc Cartney et d'autres choses inaudibles. Il retrouvait son compère près du micro pour "Broken Eyes" et assénaient ensuite un "Incidental" brut. Un magnifique "Waves Of Grain" s'élevait lentement pour terminer les nonante minutes (avec les arrêts de jeu) du concert... >Ph.S. 

     


     

     


     

     

  • Les multiples facettes de Mochélan

    Avec un premier full album sorti il y a quelques semaines, Mochélan Zoku sera la tête d’affiche de la soirée de lancement du festival Lezarts Urbains la semaine prochaine au Botanique. Rencontre bien sympa avec les têtes pensantes du projet, en continuel mouvement et recherche artistique.

    Lorsqu’on arrive au Botanique pour l’interview programmée à dix heures, on y croise des "hommes pressés", Pierre Kroll et Philippe Maystadt… Nous ne sommes pourtant pas là pour la conférence de presse de la fondation "Ceci n'est pas une crise", mais pour rencontrer Simon Delecosse, aka le rappeur carolo Mochélan (à droite sur la photo). Avec son pote et compagnon de création Rémy «Rémon Junior», il évoque ce «Image A La Pluie» qui les occupe maintenant.

    Mochélan,Botanique,

    "Nous avons une nouvelle formule à quatre, avec Alix à la batterie et Mr Massa à la basse. Ces dernières années, on a collaboré avec pas mal de gens différents, ça a pris du temps pour réaliser un ensemble parfaitement réfléchi. On peut parler d’ «apprivoisement artistique» et de vrai travail de groupe."

    "On a presque réécrits tous les textes par rapport à la première version en été 2013 », renchérit Rémon Junior, à gauche sur la photo. «On a repassé plusieurs couches, comme quand on a eu ce trip japonais (ndla: d’où l’ajout de «Zoku», «famille» ou «tribu» en japonais) entre nous et que j’ai ajouté des bruits de manga! On est très satisfait d’avoir créé un ensemble aussi cohérent."

     

    Vs. Suarez et les Girls aux Octaves de la Musique

    Un album de seize morceaux, tantôt humoristiques tantôt plus graves, construits avec beaucoup de sincérité. Une réussite, tout comme l’était leur précédent projet à deux, «Nés poumon noir», une pièce de «théâtre musical» basé sur Charleroi et ses habitants, qui a reçu le Sabam Award francophone en 2014.

    "Héhé, je me demandais quand on allait y venir", s’exclame Mochélan. "C’était un projet totalement différent, dont nous avons donné plus de 70 représentations, à Avignon et au Théâtre National notamment: probablement un record pour des rappeurs! Sur «Nés poumon noir», nous avons appris différentes techniques scéniques que nous avons mis au service du Zoku, dans le but justement de travailler autrement. Rémon et moi-même avons déjà beaucoup joué ensemble et nous avons inscrit les deux nouveaux membres dans la continuité. Nous sommes très fiers du résultat." 

    mochélan,botanique

    Et même s'ils ne recherchent pas les spotlights à tout prix, les voir nommés pour deux Octaves de la Musique dans les catégories «Musiques urbaines» et «Artiste de l’année» leur fait plaisir.

    "C’est clair, même si on ne se fait pas trop d’illusions face aux Girls In Hawaii ou Suarez", rigole Mochélan. "Mais ça prouve que ce jury de professionnels nous a choisi sur des critères purement artistiques, et pas seulement sur le nombre de views sur Youtube. De nombreux programmateurs d’événements musicaux sont trop influencés par internet."

    Et d’embrayer avec sa vision claire sur la situation actuelle du rap en Belgique et en France. "Nous, on a compris qu’on ne ferait pas un max de tunes en faisant de la musique, contrairement à une grosse partie de la scène rap dont on se sent fort éloigné. Le rap actuel tourne en rond et les principaux acteurs ne s’en rendent pas compte.Pire, ils portent des œillères, alors que le hip-hop à la base prône l’ouverture. Ce sectarisme est vraiment triste. Heureusement, il existe encore des gars comme Veence Hanao ou Romeo Elvis qui possèdent une réelle démarche artistique." 

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    Une manifestation comme le Lezarts Urbains, qui propose concerts, spectacles et rencontres hip-hop jusqu'à la fin du mois de mars, remporte donc toute leur sympathie.

    "D’autant que cette organisation a aidé à un moment donné de leur parcours tous les artistes qui seront à l’affiche", poursuit-il. "On a déjà présenté l’album à Charleroi et à Farciennes mais c’est tout. On va se donner à 1000%, on adore la scène. On veut que les gens bougent tout en gardant notre marque de fabrique: raconter une histoire du début jsqu’à la fin."

    "On espère beaucoup de monde", sourit Frémon. "Tous les copains de Bruxelles, où nous habitons tous les deux (ndla: lui-même est originaire de Guingamp), devraient venir. On compte sur le bouche-à-oreille, car un tel festival annuel de hip-hop à Bruxelles, c’est à voir. Surtout dans une si belle salle comme La Rotonde."

    >Philippe Sadre

     

    En concert: le jeudi 5 mars au Botanique pour l'ouverture du Festival Lezarts Urbains, avec également Ypsos, Nelsun et Jack.

  • Alerte concert: des news au Botanique, à l'Ancienne Belgique, à la Rockhal et à l'Atelier

    rae1.jpgQuelques chouettes news concerts sont tombées ces dernières heures, on fait le point: 

    Au Botanique (à Bruxelles): le 10 avril prochain, la salle bruxelloise accueillera la nouvelle petite merveille anglaise soul-electronica Kwabs. Ce sera l'occasion de le voir à l'oeuvre avant la sortie de son premier album, en mai et certainement sa révélation mondiale tant son talent paraît immense. 

    14 jours plus tard, ce sera au tour des rockeurs de Drenge de débarquer. Eux aussi avec un nouvel album sous le bras. 

    On n'oubliera pas, non plus, de citer la Scandinave Tove Lo (le 11 avril) et les champions anglais de l'électro de Hot Chip (le 17 mai).

    A l'Ancienne Belgique (à Bruxelles): Les Canadiens de Viet Cong, un des groupes les intéressants du moment, oscillant entre rock et post-punk, sera, lui, à Bruxelles le 23 mai. La nouvelle merveille électro-pop anglaise Rae Morris sera, elle, de passage le 15 mars. 

    A la Rockhal (à Esch-sur-Alzette):  La même Rae Morris sera le lendemain (le 16 avril) au Grand-Duché de Luxembourg. 

    A l'Atelier (à Luxembourg): Fin juin, Damian Marley, le plus jeune fils de Bob, sera sur la plaine de Rock Werchter. Quelques jours plus tard, le 13 juillet, il sera à Luxembourg pour un concert bien plus intimiste. >J.C.

  • Recorders a fait sautiller la Rotonde

    Un premier full album ("Above The Tide") sous le bras, Recorders continue d'écumer les scènes belges avec son rock alternatif sautillant. Ce samedi soir, c'est la Rotonde du Botanique qui affichait complet pour le quintet, qui a fait de cette "première date en tête d'affiche" une belle fête.

    Trois EP, un album donc et de nombreuses dates depuis sa création en 2006; on peut dire que Recorders n'a pas chômé ces dernières années. Jolie récompense: une Rotonde complète en ce début 2015. Et on sent directement la bonne humeur générale gagner la salle au son de leur indie-rock colorée et plutôt inspirée. recorders,birdy hunt,botanique,rotondeEvidemment, on pourrait reprocher que les influences submergent un peu trop la création propre (un groupe comme Foals n'est jamais loin, voire tout proche, et pas que dans le look du chanteur), mais Recorders a enregistré ces fameuses influences avec intelligence et les retranscrit avec verve. Les morceaux connus font plaisir et les deux inédits sont de belles surprises. En fin de set, Barry "Fratelli" Wallace (du groupe écossais du même "nom avec un "s"", qui a partagé avec Recorders son producteur-mixeur et même la scène le temps de quelques concerts en Angleterre, à gauche sur la photo) prend la basse puis la batterie lors du rappel pour clôturer la soirée en beauté. 

    En première partie, Les Français de Birdy Hunt avaient quant à eux la reçu la mission de chauffer la Rotonde. En gros, un groupe pop-rock qui a pour lui des chansons bien travaillées et formatées bande FM, mais contre lui une attitude "boys band" qui peut tourner au désagréable selon les affinités. Finalement, tout ce petit monde prolongeait la fête dans un bar un poil branchouille de la capitale, avec Barry balançant de bons sons rock british un mojito à la main. Santé! >Ph.S.

     

  • Flying Lotus au Botanique et à la Rockhal

    Flying-Lotus-Youre-Dead.jpgFlying Lotus, de son vrai nom Steven Ellison, est un des producteurs électro les plus cotés de ces dernières années. Thom Yorke, le leader de Radiohead, n'a, par exemple, jamais caché son admiration pour lui.

    Son cinquième album, You're Dead, est sorti voici quelques jours et il a droit à une presse dithyrambique. Flying Lotus l'emmènera en tournée. Et celle-ci passera par chez nous. Le 15 avril au Botanique et le lendemain à la Rockhal à Esch-sur-Alzette au Luxembourg. 

  • Deux dates pour Milky Chance, une pour Nick Mulvey

    le-premier-album-de-milky-chance-sadnecessary.jpgLes Allemands de Milky Chance et leur tube "Stolen Dance" seront de retour chez nous très bientôt. Ils passeront le mercredi 11 février. Les préventes démarrent ce mercredi 17 septembre à 11 heures à l'Ancienne Belgique à Bruxelles, puis le 15 février à la Rockhal d'Esche-sur-Alzette.

    L'Anglais Nick Mulvey sera, lui, le mardi 25 novembre au Botanique.