Ce qu'on écoute en ce moment

  • "Echo", l'album fort attendu de Bazart


    bazart,chaos,goud,echo,abLa nouvelle sensation du Nord du pays sort aujourd'hui en version digitale "Echo", son premier album. Une electro-pop in het Nederlands aux atmosphères troubles par trois jeunes gars issus d'Anvers et de Gand.

    Le trio, affichant 23 ans de moyenne au compteur, a entièrement auto-produit cet album.  La presse a directement mis en avant une filiation avec Oscar & The Wolf, mais leurs beats inquiétants, portés par des paroles et une voix un peu torturées, méritent bien plus qu'une simple comparaison.

    Bazart est en effet en train de multiplier les "performances" de haut niveau: le single "Goud" a battu la semaine dernière le record de nombre de semaines passées dans le top 10 de l'Ultratop 50, le hit-parade côté néerlandophone. Ou par exemple leur date (le 1er avril prochain!) à la Lotto Arena remplie en un clin d'oeil. De quoi annoncer aujourd'hui une deuxième date dans la même salle, un jour avant. Sans oublier plusieurs AB complètes en 2016 déjà.

    On conseille aux personnes imperméables au néerlandais de tenter quand même le coup: la langue de Vondel colle  parfaitement à cette ambiance particulière, comme dans ces deux gros singles radiophoniques ci-dessous. Avec en prime un demi "plan langues".  >Philippe Sadre

    (Photo: @Athos Burez)

  • Nouvel extrait du prochain Baloji

    baloji,bits and malachite,botaniqueIl reste moins de deux semaines avant la sortie de "64 Bits and Malachite", le troisième effort studio du Liégeois. Place donc à un nouveau clip, balancé hier sur le net.

    Comme il l'explique sur sa page Facebook, "Unité & Litre" parle "de l'importance des sociétés de communication et des brasseries dans la société africaine et de leur rôle quasi culturel." Pour rappel, Baloji sera en concert à la Rotonde du Botanique le 11 novembre prochain pour une "Release Party" qui s'annonce classieuse, à l'image du personnage. >Ph.S.

     

  • L"Apocalypse" annonciatrice du premier album de Perez

     

    perez

    Après deux EP's en 2014 et 2015, le Bordelais de naissance et Parisien d'adoption s'apprête à sortir le 2 octobre prochain "Saltos", son premier album. Des ambiances différentes avec un dénominateur commun: une électrop-pop riche.

    Julien, de son prénom, commence à se faire un nom sur la scène française. Le sien. Dans la lignée des albums de Lescop, La Femme, Aline, Dominik Nicolas et autres ces dernières années, il garde néanmoins sa singularité propre. "Le Rôdeur" ou "Apocalypse" sont de beaux exemples, tandis que certaines chansons (comme "Les vacances continuent") sonnent plus anglo-saxonnes.... mais toujours avec des sonorités 80's bien senties.

    Bref, une "Vie nouvelle" se présente à l'ancien membre du groupe "Adam Kesher", un poil sombre mais joliment inspirée. >Philippe Sadre

     

  • Oscar and his Beautiful Words

    oscar.pngIl s'agit également d'un jeune loup, mais il en faut pas le confondre avec notre Max Colombie: Oscar est Londonien et a sorti au début de l'été son premier EP "Beautiful Words".

    Décrit comme un artiste "bedroom" minimaliste, Oscar Scheller de son nom complet nous livre des subtiles compositions. Sa voix (les comparaisons avec Morrissey fleurissent) se superpose joliment à la musique pour donner un ensemble élégant. On l'a raté en juin, il va égayer notre septembre en attendant, espérons-le, une petite date belge in extremis au milieu de sa tournée européenne cet automne. >Philippe Sadre

    EDIT: on en a trouvé une: le 24 octobre au Botanique (Rotonde) avec Gengahr.

     

  • Nos meilleures chansons de 2015 (until now...)

    Rien de plus subjectif qu'un classement de ses chansons préférées. On s'y est quand même collé pour les six premier mois de 2014...

    La sélection de Julien Carette

    packshot2.jpg1. Tobias Jesso Jr - « Without You »

    2. Courtney Barnett – « Pedestrian at Best »

    3. Kwamie Lov – « Lost in the Girl »

    4. Tame Impala – « Let It Happen »

    5. Alessia Cara – « Here » 

    6. Jamie XX – « Loud Places »

    7. Balthazar – « Then What »

     

    La sélection de Christophe Van Impe

    tilet.jpg1. Tame Impala - "Let it happen"

    2. Viet Cong - "Death"

    3. ASAP Rocky - "LSD"

    4. Dominique A - "Au revoir mon amour"

    5. Jamie XX - "Loud places"

     

    La sélection de Philippe Sadre

    7776674676_pochette-du-nouvel-album-de-blur-the-magic-whip.jpg1. Blur - « There are too many of us »

    2. Gaz Coombes - « 20-20 »

    3. Balthazar - « Then What »

    4. Will Butler - « Take my side »

    5. Go March – « Rise »

  • Nos meilleurs albums de 2015 (until now...)

    Que vous passiez vos vacances en festival à suivre votre groupe préféré, sur les routes du Tour de France ou au bord d'une piscine, vous prendrez avec vous un baladeur numérique.

    Histoire de savoir quoi mettre dessus, la rédaction du Sudpop vous file ses conseils des six premiers mois de l'année 2015. 

    La sélection de Christophe Van Impe

    a2231815864_10.jpg1. Sufjan Stevens avec Carrie & Lowell

    2. SoKo avec My Dreams Dictate My Reality

    3. Viet Cong avec Viet Cong

    4. Marilyn Manson avec The Pale Emperor

    5. ASAP Rocky avec At.Long.Last.Asap

    6. Jamie XX avec In Colour 

    7. Great Mountain Fire avec Sundogs

    8. Jeanne Added avec Be Sensational

    9. Dominique A avec Eleor

    10. Faith No More avec Sol Invictus

     

    La sélection de Julien Carette

    a2231815864_10.jpg1. Sufjan Stevens avec Carrie & Lowell

    2. Jamie XX avec In Colour

    3. Courtney Barnett avec Sometimes I Sit And Think, and Sometimes I Just Sit

    4. Tobias Jesso Jr avec Goon

    5. Balthazar avec Thin Walls

    6.  ASAP Rocky avec At.Long.Last.Asap

    7. Waxahatchee avec Ivy Tripp

    8. Blur avec The Magic Whip

    9. Ghostpoet avec Shedding Skin

    10 Kendrick Lamar avec To Pimp a Butterfly

     

    La sélection de Philippe Sadre

    10_700_700_willbutler_policy_mini_2500px.jpg1. Will Butler avec Policy

    2. The Hickey Underworld avec Ill 

    3. Gaz Coombes avec Matador

    4. Bed Rugs avec Cycle

    5. Sufjan Stevens avec Carrie & Lowell

     

  • Attention talent: Wolf Alice et le pays des merveilles

    11401163_10153941019329167_5299928361951751093_n.jpgEn Une du New Musical Express cette semaine, on retrouve un groupe dont on avait envie de vous parler depuis quelques semaines/mois (sans vraiment trouver le temps de le faire): Wolf Alice.

    On profite donc du fait que Wolf Alice a partagé ces dernières heures une nouvelle chanson sur Soundcloud pour le faire. Le morceau en question, "You're a Germ", est le quatrième extrait du premier album (My Love is Cool) de ce quatuor venu de Londres. Un album, produit par Mike Crossey (Arctic Monkeys, Black Keys), à paraître dans quelques jours, le 22 juin prochain pour être précis.

    Un disque forcément très attendu, la presse anglaise (BBC, NME, ...) s'étant enthousiasmée ces deux ou trois dernières années pour le combo mené par la jolie Ellie Rowsell.

    Un groupe qui, selon les morceaux, oscille entre le folk, la musique calme et planante à la The XX ou un rock énervé qu'on rapprocherait d'Elastica et Hole. Ouais, cela fait large comme palette. Mais on vous encourage à découvrir de toute urgence des compos comme "Moaning Lisa Smile", "I Saw You (in a Corridor)" ou "Bros"! 

    Ils seront cet été en festival partout en Europe ... sauf apparemment chez nous. On risque donc de devoir attendre le 18 novembre et leur venue au Botanique pour les voir en live...

    >J.C. 

  • Attention talent: on vous fait découvrir The Slow Show

    1234442_970171859663411_4681598087343007220_n.jpgEn ce vendredi, nous avons l’intention de vous faire découvrir un groupe qui risque de ne pas vous laisser de marbre. D’ailleurs, depuis qu’on a découvert voici quelques jours son premier album, White Water, ce dernier n’arrête pas de passer entre nos oreilles.

    Son nom ? The Slow Show. Oui, comme la chanson de The National. Et toute comparaison entre les deux n’est pas fortuite. Car il existe dans leur musique le même sens majestueux de la mélodie que dans celui de Matt Berninger et ses potes. Et puis, il y a la voix du chanteur, Rob Goodwin. Du genre à marquer les esprits. Une voix de baryton, profonde, avec un côté crooner assez prononcé. En l’écoutant, on pense à Richard Hawley ou Mark Lanegan. 

    Originaire de Manchester, ce groupe de trentenaires se définit comme « le moins mancunien des groupes mancuniens ». The Slow Show aime donc cultiver son côté atypique. Avant leur venue à la Rockhal à Esch-sur-Alzette ce lundi 1er juin,  Rob Goodwin nous a expliqué pourquoi en interview. 

    Rob,  le nom de The Slow Show est inconnu par chez nous. Pouvez-vous nous dire comment est né votre groupe ?

    Rob Goodwin: Tout a commencé avec mon ami, Fred (NDLR : Frederik 't Kindt, le claviériste … belge du groupe).  C’est un producteur installé à Manchester. Il s’est occupé d’un de mes précédents groupes. C’est comme ça qu’on s’est rencontré et que nous avons sympathisé. 

    Musicalement, nous avions des atomes crochus. On a commencé à écrire ensemble. Assez rapidement, nous avons  réussi à composer quelques chansons et on a convoqué quelques amis de Fred pour les jouer. C’était il y a quatre ou cinq ans. La chance a été avec nous car aujourd’hui, nous sommes toujours ensemble. Le line-up n’a pas changé. 

    Ce qui est étrange, c’est que nous n’avions pas l’ambition d’enregistrer un album ou même de jouer en live. Pour vous dire, les deux premières années, on se réunissait juste pour écrire des chansons.  Personne n’avait même songé à nous donner un nom de groupe. 

    Vous êtes originaire de Manchester mais votre label est allemand, « Haldern Pop Recordings ». Cela peut paraître étrange. Comment est-ce possible de signer dans une petite firme de disque allemande quand on provient d’un des plus grands pays de la musique?

    R.G.: C’est étrange, en effet. Nous avons discuté avec quelques gros labels anglais. Mais lors d’une tournée en Allemagne, nous avons rencontré les gens de « Haldern Pop ». Et ils ont été tellement adorables, ils ont parlé avec tellement d’enthousiasme et de passion de notre musique que cela nous a semblé parfait de nous engager chez eux.  C’est bien simple, nous n’avons pas l’impression d’avoir signé un contrat pour faire du business mais plutôt de s’être engagés avec des personnes qui ont envie de faire partager notre musique. 

    11202819_1107067445973851_4384126100463878651_n.jpg« Haldern Pop » est aussi le nom d’un festival en Allemagne…

    R.G.: Tout à fait. Ce sont les mêmes personnes. Et nous avons signé chez eux l’après-midi, avant de jouer dans ce festival le soir. Un de nos plus beaux concerts ! 

    Depuis vos débuts, vous avez plus tourné hors de votre pays qu’au sein de celui-ci. Avec d’ailleurs pas mal de dates sold-out en Allemagne ou aux Pays-Bas. C’est si compliqué de « breaker » au Royaume Unis ?

    R.G.: Peut-être, oui.  Nous avons eu une certaine chance puisque lorsque nous avons fondé The Slow Show, on a donné certains concerts gratuits lors desquels nous avons été repérés par une société de booking. Et cette dernière nous a fait tourner les deux mois suivants dans toute l’Europe. Aujourd’hui, on se sent comme chez nous en Allemagne ou aux Pays-Bas.  J’ai l’impression qu’on comprend mieux notre musique ailleurs sur le continent. 

    Sans doute aussi que si vous n’avez pas un gros tube, c’est difficile de percer en Angleterre. 

    Pour en revenir à Manchester, vous vous décrivez sur votre page facebook comme « le moins mancunien des groupes mancuniens »…

    R.G.: Oui. Nous sommes très fiers d’être originaires de Manchester mais aussi de l’histoire de cette ville ou des groupes qui y sont nés. Mais on ne sonne absolument pas comme les grands noms de la musique mancunienne. Je pense aux Smiths, à Oasis, …

    Mais vous êtes plus proches d'Elbow, qui eux aussi sont de Manchester…

    R.G.: Oui, peut-être bien (sourire).  

    the slow show,white waterLe nom de votre groupe est aussi celui d’une chanson du groupe The National. Vous avez opté pour The Slow Show à cause de ce morceau ?

    R.G.: On pourrait le croire et c’est d’ailleurs ce que certains reporters ont écrit mais ce n’est pas la réalité (sourire). En fait, Chris, notre batteur, est un grand fan du groupe américano-canadien The Band. Il apprécie leur approche de se présenter comme un vieux groupe itinérant qui était là pour livrer une représentation. Donc, il voulait que le mot « show » apparaisse dans notre nom. Et vu notre musique, The Slow Show, c’est imposé à nous. 

    The National est une de vos influences majeures ?

    R.G.: On aime bien. Mais je vous avoue que rétrospectivement, on aurait peut-être dû opter pour un autre nom de groupe. Car nous allons avoir très difficile de nous détacher de la référence à The National. 

    On écoute également Bob Dylan, Lambchop, …  Mais notre plus grande influence, ce sont sans doute les musiques de film. 

    L’une des premières choses qui marque lorsqu’on écoute The Slow Show, c’est votre voix. On la situerait quelque part entre Richard Hawley et Mark Lanegan…

    R.G.: Merci. Je n’ai jamais eu pour ambition d’être chanteur-leader d’un groupe. Je ne l’étais d’ailleurs pas dans mes groupes précédents. Nous pensions chercher un chanteur. Et puis, pour diverses raisons, je m’y suis collé alors que je n’avais jamais chanté auparavant. 

    Au final, même si j’ai eu un peu de mal au début, ce fut une belle découverte. 

     

    > Propos recueillis par Julien Carette

    Album: White Water (Haldern Pop Recordings/PIAS)

    Concert: ce lundi 1er juin à la Rockhal d'Esche-sur-Alzette. 

     

  • Go March prend son envol

    go marchParmi la liste des nouveaux noms ajoutés au Pukkelpop aujourd'hui, on retiendra également celui de Go March, dont le premier single "Rise" est sorti récemment. On avait déjà bien aimé leur son au Beursschouwburg fin 2014, voilà donc la machine qui semble définitivement prendre son envol. Comme dans cette chanson, qui prend de l'ampleur, se stabilise, puis repart de plus belle dans un post-rock intelligent et léché. >Ph.S.

  • Découvrez le groupe rock anglais Drenge

    Drenge-2015-Undertow-cover.jpgParmi les meilleurs groupes rock de ce début d'année 2015, on pointe sans l'ombre d'un doute le duo anglais Drenge. Les frères Eoin (guitare et voix) et Rory (batterie) Loveless, originaires du Yorkshire, ont publié voici quelques semaines l'excellent Undertow, leur deuxième album. Entre rock et grunge, voici un disque d'une efficacité rare. 

    Histoire de vous donner envie de le découvrir, on vous propose de jeter une oreille sur "Running Wild", la nouvelle vidéo du groupe. Elle vient d'arriver sur le net.

    >J.C.