Critiques d'albums

  • Albin de la Simone viendra présenter son sublime "L'un de nous" aux Nuits du Bota

    Ne cherchez plus l'album le plus délicieux de ce début d'année 2017. Albin de la Simone nous avait déjà chamboulé tous les sens avec "Un Homme", quand il s'était définitivement décidé à voler de ses propres ailes plutôt que de faire profiter son talent à d'autres. Il nous avait notamment fait chavirer sur "Moi Moi", somptueux duo avec Emiliana 130_g_515.jpgTorrini. Voilà qu'il revient avec "L'un de nous", un cinquième album encore plus intime. Cette fois, il touche carrément au sublime. Un disque élégant, touchant et bouleversant dès sa première note. Les collaborations, il a toujours aimé ça puisqu'il a composé pour des artistes aussi variés que Miossec, Vanessa Paradis ou... Iggy Pop. Mais ici, les présences extérieures se font beaucoup plus discrètes, même parfois sous forme de simples chuchotements (notamment Vanessa Paradis, et à nouveau Emiliana Torrini). De chuchotements, il en sera prochainement également question sur scène. Il sera à Tournai, accompagné de Nicolas Michaux, les 12, 13 et 14 mai. Mais le 11 mai, il sera surtout de retour au Grand Salon dans le cadre des Nuits du Botanique. Et quand on se souvient de son dernier passage dans cette même salle, sans aucune amplification, on ne peut s'empêcher de déjà commencer à décompter les jours...

    > Christophe Van Impe

  • Metallica échappe à l'auto-destruction

    Huit ans d'attente! Il aura fallu beaucoup de patience aux fans de Metallica pour enfin entendre un nouvel album de leur groupe favori. Le moins que l'on puisse dire, c'est que l'abum Hardwired...To Sel-Destruct tient toutes ses promesses. Du moins pour les fans de la première heure. Pour autres, la déception sera de mise.

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  • Kid Noize: "Pour ma stabilité mentale, il était temps que cet album sorte"

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    Vous aimeriez savoir qui se cache derrière le masque de Kid Noize ? C'est loupé, car ne comptez pas sur nous pour vous dévoiler le mystère ! C'est de grand matin que nous avons rencontré l’homme singe, qui vient de sortir son premier album ("Dream Culture"), attendu depuis longtemps, et qui remplira l'Ancienne Belgique le 24 février.

    Pourquoi avoir attendu aussi longtemps avant de sortir cet album ?

    « Il y avait déjà une ébauche d’album il y a cinq ans. Tout s'est bien passé, ce qui a fait qu’on a pu améliorer les choses. Mais, à un moment, il faut s’arrêter et le sortir. Il y a aussi le fait que j’ai créé le label Black Gizah, et qu’on a notamment bossé sur Mustii et d’autres artistes. »

    Il y a eu beaucoup de singles durant tout ce temps. Était-ce une manière de susciter le désir chez les fans ?

    « Ce n’était pas voulu, ça s’est fait naturellement. On a un peu sorti l’album de la manière inverse de ce qui se fait dans la pop. Avoir tourné pendant toutes ces années, ça m’a permis de roder les morceaux, mais aussi de me faire un public, qui est hyper fidèle et qui est très large. Ma plus belle réussite, c’est d'ailleurs mon public. Il y a de tout, mais ça matche par exemple à fond avec les gosses. Je trouve ça assez magique. »

    A quel moment as-tu eu le déclic ?

    « Il n’y a pas eu d’événement particulier, il était juste vraiment temps. Même pour ma stabilité mentale, il fallait qu’il sorte. »

    L’importance, c’était la cohérence des morceaux et des invités ?

    « Oui. L’album est composé de deux parties. Il y a une partie plus « jour », et une autre plus « nuit ». Une partie radio et gentille, et une autre club et un peu plus méchante. »

    N’aurais-tu pas pu sortir un double album, comme Guns n’ Roses avait fait avec « Use your illusion » ?

    « C’est marrant que tu dises ça, car ça a été le projet. On avait beaucoup de morceaux, et on aurait pu en effet sortir un double album. Il se fait que, à un moment, j’ai réussi à avoir une cohérence qui faisait qu’on ne pouvait plus en sortir qu’un. J’ai préféré faire ce choix-là, car on ne peut faire qu’un premier album. Les Guns l’ont fait, les Smashing aussi. Quand je les réécoute, ce sont des albums phares. Mais ce n’était pas leur premier… »

    La suite, elle pourrait aller plus vite ?

    « Oui, ça sera plus rapide. En tout cas, je ne peux pas m’y reprendre de la même façon. Je vais ajuster le tir au maximum et ne pas reprendre autant de temps. »

    En cinq ans, certains morceaux ont-ils évolué ?

    « Oui, à fond. Ce n’est pas du rock, quoi. C’est une musique qui est faite avec des ordinateurs, et la technique a énormément évolué. Au début du projet, j’étais un peu coincé. J’avais à la fois envie de faire de l’indé et du single. J’ai mis beaucoup de temps pour assumer ce choix. »

    Ton projet peut-il toucher un public pop-rock ?

    « Pop, certainement. Mais, dans l’énergie, il y a aussi quelque chose qui reste rock. Ces dernières années, il y a plein de projets électro qui se sont callés sur cette énergie rock. »KidNoize2.jpg

    Te reconnais-tu dans la musique électro actuelle ?

    « Oui, et non. Je me reconnais dans le rétro, et dans certains morceaux actuels. Mais pas dans tout. Ceci dit, je ne me reconnais pas non plus dans tout le rock. Il y a des trucs qui sont fabuleux, mais il faut juste les trouver. »

    Qui, par exemple ?

    « Il y a Flume, qui déchire. Le mec est juste vraiment bon. »

    T’inspires-tu de ce que tu écoutes ?

    « Non, pas spécialement. Peut-être que je devrais le faire plus, ce qui me permettrait d’aller plus vite. Mais je ne me calle pas sur de l’EDM ou de la musique électronique contemporaine. Je fais ce que j’ai envie de faire. »

    Apprécies-tu les artistes qui mélangent rock et électro, comme Prodigy ?

    « Prodigy, oui. Je trouve que le mélange est très fragile, et compliqué à faire avec de la mesure. Il y a beaucoup de trucs ratés pour peu de réussites. Le rock, ça parle de racine. La musique électronique, elle parle de futur. Ce sont deux choses totalement opposées. Le problème, c’est quand tu as des mecs du rock qui prennent un synthé en ne comprenant pas ce qu’il représente. Chez Goose, par exemple, eux ils pigent. »

    Kid Noize pourrait-il percer ailleurs qu’en Belgique ?

    « C’est plus une question de style de vie. Si je veux aller jouer à l’étranger, je pourrais. Mais, ça prend beaucoup de temps. Pour l’instant, j’ai toujours privilégié le développement de Black Gizah en Wallonie. L’album est sorti en France et aux Pays-Bas, et nous sommes allés jouer au Japon. Mais pour le moment, c’est plus une expérience qu'un projet misé sur la rentabilité. L’étranger oui, mais pas à n’importe quel prix. »

    Tu es Bruxellois, mais tu vis à Charleroi. C’était important pour toi de participer à la revalorisation de ta ville d’adoption ?

    « C’était naturel. Quand je suis parti là-bas il y a cinq ans, certains faisaient déjà des choses depuis de longues années. Ils n’avaient pas besoin de moi. Kid Noize a explosé à un moment où la ville demandait à exploser. Tout a été cohérent. C’est une ville dans laquelle je me reconnais. La cover a d’ailleurs été shootée là-bas. Comme moi, cette ville est passée par des moments difficiles. »

    On t’a déjà vu à plusieurs reprises dans le kop du Sporting de Charleroi, notamment face à Anderlecht…

    « En plus, j’ai habité à Anderlecht. J’aime bien le foot, mais je ne suis pas un fan. Si j’y vais, c’est plus pour boire une bière et être avec mes potes. Et puis, c’est une vraie expérience. »

    N’as-tu jamais pensé composer un hymne pour le Sporting ?

    « On m’en a beaucoup parlé. Après, de nouveau, il faut trouver la cohérence et le temps. Peut-être dans un an, cinq ans, ou jamais. Cela devrait de toute façon se faire naturellement. »

    Le voyage au Japon, c’était comment ?

    « C’était super cool, j’y suis resté 10 jours. On avait une date dans un club à Tokyo. C’était un bar un peu transgenre, où j’avais parfaitement ma place. On en a profité pour tourner le clip. Ce n’était pas facile, car la culture est différente et tu ne comprends rien. Cela s’était fait via un Français qui habite là-bas. On travaille à la suite. Ils évoquent notamment une tournée en Asie. Ce projet a un vrai potentiel là-bas, car ils sont à fond entre le manga et les comics. »

    Ton label Black Gizah a notamment lancé Mustii. Es-tu surpris de sa réussite ?

    « Surpris, non. »

    Comment l’as-tu découvert ?

    « On bossait tous les deux sur une prod’ d’un film, et j’ai reçu une démo par erreur. J’ai demandé ses coordonnées. Au final, ils n’ont fait le film ni avec lui ni avec moi. Grave erreur ! »

    Le concert à l’AB, c’est une date importante ?

    « Ce sera aussi important que l’album. L’AB Box a été vite complète, donc on a ouvert la grande salle. C’est un endroit mythique, où j’ai vu des concerts mémorables de The Hives, Offspring, Bloody Beetroots, DJ Shadow, The Roots… »

    L’histoire du masque, ça vient d’où ?

    « A la base, c’était surtout l’envie de montrer quelque chose plutôt que de cacher. Après, l’anonymat fonctionne bien. Et, être reconnu tout le temps c’est fatigant. Cela peut paraître un peu présomptueux, mais c’est vraiment casse-couilles. C’est une question de vie privée et familiale, il y a des limites à ne pas dépasser. »

    Le visuel pourrait-il évoluer ou tu comptes rester fixé à cette image de singe ?

    « Ca va évoluer, c’est prévu… mais je ne peux pas en dire plus. »


  • Insecte: " On essaie de casser notre image trop sérieuse"

    Ils sont Parisiens, mais sont tous établis à Bruxelles et viennent de sortir leur premier EP ("Un", en téléchargement sur toutes les plateformes) sur le net. Propulsé vers l'avant suite à la victoire au concours "Du F. dans le texte", Insecte est en train de s'installer confortablement au sommet de la scène bruxelloise un peu barrée, aux côtés de Robbing Millions et Le Colisée... Insecte2.jpg

    Le groupe s'appelait d'abord... Inceste. C'était à ce point lourd à porter?

    Louis: "C'est Yerko qui avait trouvé ce nom. On trouvait que c'était provoc', et que ça tapait bien. Puis, on s'est quand même demandé comment les gens allaient l'accepter. On allait forcément nous poser des questions, nous interroger sur notre univers, alors qu'on n'avait pas nécessairement de réponse. On a finalement juste décidé de changer deux lettres. Si ça avait été totalement assumé, à la limite, mais ce n'était même pas le cas."

    Oscar: "J'ai ressenti que certains ne trouvaient pas ça drôle du tout. Je me suis dit qu'on se mettait des bâtons dans les roues. Il y a trop de gens que ça dérangeait."

    Le titre de l'EP est, lui, on ne peut plus minimaliste...

    Louis: "Nous sommes des gens assez simples en fait. On essaie de casser notre image sérieuse, et de déconner."

    Oscar: "C'est notre premier EP, et les morceaux qui sont dessus n'ont pas nécessairement de lien entre eux. Cela nous semblait symbolique comme titre. Et le deuxième, qui sortira prochainement, s'appellera... "Deux". On a opté pour la stratégie de l'EP pour ne pas griller toutes nos cartouches d'un coup. On veut se faire connaître petit à petit."

    Oscar, tu écris exclusivement les paroles. Quelles sont tes inspirations?

    Oscar: "Au niveau de l'écriture, j'aime bien un mec comme Bashung. J'aime bien l'idée d'écrire des trucs dont on ne pige pas grand chose. Ca reste assez mystérieux et imagé. J'aime bien cette liberté, qui permet à l'auditeur d'avoir une interprétation particulière. Je j'écris pas forcément très bien, et c'est pour ça que je tends vers ça. C'est à l'opposé de la littérature, je n'ai aucune envie de raconter une histoire avec un début et une fin. Il y a un côté chaotique et absurde qui me plaît. Je me suis rendu compte que j'ai toujours écouté de la musique sans comprendre les paroles et sans même m'y intéresser. Des fois, il y a même des trucs en français que je ne cherche même pas à comprendre. Je suis plus intéressé par le son des mots et les mélodies, moins par le sens."

    Avoir gagné le concours "Du F. dans le texte", ça vous a apporté quoi?

    Oscar: "Des dates surtout, une résidence à l'Eden de Charleroi et du coaching. Et on a gagné de l'argent!"

    Louis: "Le groupe avait commencé à trois dans le salon. Puis, on a bossé dans une cave sur un seul ampli, avec une batterie électrique qui avait des faux-contacts. C'était vraiment roots au possible. Avec l'argent, on a acheté du matos et ça nous a permis d'avoir une meilleure qualité de son. Cela nous a permis d'y croire aussi. On ne mise pas tout là-dessus mais, sans ce concours, ça n'aurait peut-être pas été la même chose. "

    Oscar, on compare souvent ta voix à celle de Laurent Voulzy. Pourtant, ce n'est pas du tout une source d'inspiration...

    Oscar: " Les gens y font surtout référence par rapport au morceau "Fil d'eau - - Fil d'air". J'avoue que je n'arrive pas à faire le rapprochement. Mais bon, ça ne me dérange pas."

    > Une interview de Christophe Van Impe

     

  • In Lakesh, une belle surprise à voir à Molenbeek ce vendredi

    Ils ont des jolies barbes, sont multi-instrumentistes, ont trouvé leur nom dans la langue maya, sont franco-belges, et nous viennent du Brabant Wallon. De Rixensart, plus exactement. In Lakesh, qui vient de sortir l'EP "Coma", qui succède à "Albatros", est déjà une des toutes bonnes surprises de 2016. On sait qu'il existe une espèce de génération spontanée des groupes rock en Belgique, mais celui-ci ne sort pas de nulle part. Ces inlakeshcoma.jpgderniers temps, ils ont en effet écumé bon nombre de scènes renommées comme les Beautés Soniques, Esperanzah, Propusle ou l'Inc'Rock. Mais surtout le Verdur Rock, dont ils ont remporté le tremplin en 2015. C'est dire si ce groupe a déjà des planches. Alors leur musique, c'est de l'indie-folk, qui nous fait parfois penser à Girls in Hawaii (la pochette n'est d'ailleurs pas bien éloignée de celle de "Everest"), voire à Fleet Foxes. Ils seront en concert à Bruxelles, ce vendredi au collectif AuQuai à Molenbeek. Vous savez ce qu'il vous reste à faire...

    18h30 : Ouverture des portes
    Expositions, dégustations et performances

    20h-20h30 : Concert de StevN

    21h-21h30 : Concert de Midnight Stubble

    22h : Concert de In Lakesh

    INFOS PRATIQUES ///

    - Prix d'entrée libre et conscient :)
    - Collectif AuQuai: Quai du Hainant 23 à Molenbeek
    - Accès : Métro 1 et 5 : Comte de Flandre


  • Sharko: "Aujourd'hui, le décalage il est à l'intérieur"

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    Sept ans après "Dance to the Beast", et après une parenthèse solo aussi salvatrice que réussie, David Bartholomé est enfin de retour avec Sharko. L'attente a été interminable et douloureuse, mais elle en valait la peine. Car "You don't have to worry" est un putain d'excellent album. Il sortira le 8 avril et le groupe, qui a retrouvé le feu sacré, sera en concert à la Rotonde le lendemain. Nous avons rencontré David, autour d'un thé à la rose, quelques heures seulement après les attentats de Bruxelles.

    David, j'imagine que c'est un peu compliqué de parler musique, vu les événements...

    "La première chose qui me vient à l'esprit, c'est qu'il faut continuer à vivre. Quand il y a eu les attaquants au Bataclan, j'ai été heurté de plein fouet. On touchait au secteur du jeune qui va aux concerts. Je connaissais des gens qui étaient dans la salle, notamment Guillaume B. Derchef, qui écrivait pour les Inrocks. J'ai souvent joué au Bataclan. C'est une superbe salle. Le soir du 13 novembre, je suis allé coucher très tôt. Je ne l'ai appris que le lendemain matin. J'avais 15 messages sur mon portable. Il y avait de fortes probabilités que je connaisse des gens sur place. Mais je n'ai pas voulu céder à la dramaturgie et commencer à envoyer des textos à tout le monde. Il faut laisser aux gens le temps de regagner la surface. Le samedi à 15 heures, un copain à tenté de joindre Guillaume via son épouse. Elle lui a répondu qu'il était dans les victimes."

    As-tu eu des appréhensions avant de remonter sur scène après les attentats de Paris?

    "Non. Je ne dis pas qu'on n'y pense pas, mais pas au point d'avoir une appréhension ou d'être timoré. Le week-end qui a suivi, les gens n'avaient pas envie de sortir. La décence et la dignité faisaient que les gens avaient plus besoin d'être accrochés aux nouvelles. Mais après, la vie doit continuer. Le boulanger doit continuer à faire son pain. Ce que j'ai trouvé très beau et audacieux, c'est que le championnat de Belgique de football ne s'est par exemple pas arrêté. J'ai trouvé que c'était un beau signal. Il fallait continuer de divertir. Aujourd'hui, ça touche Bruxelles. Mais, c'était tellement prévisible. Il ne fallait pas être un grand tacticien de la politique ou du terrorisme pour s'en douter."

    On va quand même parler musique... Il y a deux ans, pendant la Coupe du Monde, je t'avais croisé. Et tu avais été très mystérieux autour d'un éventuel retour de Sharko. Y avait-il vraiment encore un doute?

    "Oui, le doute était présent. Nous avions répété et enregistré beaucoup de choses pendant huit mois, jusqu'à juillet 2013. J'étais hyper découragé car j'ai osé admettre qu'il n'y avait rien de bien là-dedans. J'ai eu un vrai coup de massue. Tous les morceaux sont partis à la poubelle. J'ai mis du temps à m'en remettre. J'étais décontenancé, sans ressource, sans revenu, sans idée. J'étais vraiment dans la merde. En juillet 2013, on m'a proposé de jouer de la basse dans un groupe français. J'ai accepté, et ça m'a fait du bien. C'était un travail d'humilité, je pensais à autre chose. Je me suis un peu laissé aller. Pendant la Coupe du Monde, j'avais deux ou trois chansons et on reprenait les répétitions après un an. C'était un peu tôt pour dire que nous étions sur la bonne voie, car je n'avais rien en mains..."

    En quoi était-ce si mauvais que ça?

    "J'étais hyper exigeant. J'étais mal à l'aise avec tout ce qui ressemblait de près ou de loin à une posture. Avec le recul, j'avais raison. Sur le morceau "You don't have to worry", il y avait à la base un beat très dance. Dans ma façon de chanter, c'était horrible, je braillais."

    As-tu pensé tout laisser tomber?

    "On ne se le dit pas aussi brut de décoffrage. Mais je me suis demandé si j'étais encore aguerri, si je n'étais pas trop vieux. Le déclic, ça a été d'accepter un boulot de merde à Roubaix. J'étais tellement malheureux que je me suis dit qu'il y avait certainement moyen de faire mieux. C'était impossible que je ne m'en sorte pas. Je me suis ditSharko2.jpg que ça allait aller... you don't have to worry! J'ai vraiment été convaincu de l'idée de relancer Sharko en avril 2015. J'avais envie d'être aspiré pour m'en sortir. Il y a eu la rencontre avec Christophe Waeytens, qui m'a poussé avec ses mots. On a enregistré des guitares, et je me suis rendu compte que ça sonnait très bien. Nous sommes allés dans un studio à Bruxelles, c'était un rêve de gosse. Après le troisième jour de mix, j'étais convaincu."

    Qu'as-tu retiré de ton expérience en solo?

    "J'ai été déstabilisé par l'échec de l'album "Dance on the Beast". Je trouvais que j'avais été à côté de la plaque. Je m'en voulais. Si je voulais être artiste, c'était pour avoir des antennes et capter des trucs. Je devais me remettre en scène et en confiance. Plutôt que de tout de suite monter sur un cheval, vaut mieux d'abord monter sur un âne ou un poney. Le côté champêtre, sans pression, jouer des petites chansons en étant plus bucolique et sans se prendre la tête sur la production et le son, tout ça m'a fait un bien fou. Je ne savais pas que Sharko allait reprendre par après, mais je savais que je soignais un truc qui avait été dérouté. C'était une parenthèse essentielle."

    Pourquoi avoir mixé l'album à New York?

    "Il fallait que je me fasse aider par un vrai professionnel ayant le bagage et la connaissance technique qui me manquaient. J'avais des noeuds dans les chansons. C'était de la chirurgie. On m'a alors parlé de Mark Plati. Quand tu fais de la musique pop rock en anglais, c'est important de te baigner à un moment donné dans un univers anglophone. Il te faut un Américain qui te reprend sur la grammaire du texte ou sur ton accent. Quand il ne te dit rien, c'est rassurant. A force de côtoyer des Américains, tu as une sensibilité plus exacerbée à certains endroits."

    En plus, les conditions climatiques étaient assez particulières!

    "A fond, ouais. Mais c'était tellement bien vécu localement! Ici, les gens s'inquiétaient pour nous. Alors que là-bas, les Américains se prenaient en selfie dans la neige, faisaient de la luge dans Central Park, on a même vu un gars faire du ski de fond sur la 5e Avenue. Quand je suis revenu, j'avais la banane. J'ai compris que c'était bon."

    Dans tes influences, tu as souvent cité la musique classique. Est-ce encore le cas?

    "J'aime bien Wagner pour le côté tonitruant, pour les grandes explosions. Je n'aime pas tout hein, car ça me gave. J'écoute de tout. Je peux aller de Ravel première époque, jusqu'à Eric Satie."

    Mais le pop rock, tu évites?

    "Dans la mesure du possible, car ça risque de perturber ton travail, de te donner de fausses bonnes idées. Du coup, je prends une bulle d'air en écoutant d'autres choses. J'aime bien écouter du jazz,, car je ne comprends rien et ça m'aère la tête. Quand je veux vraiment rire un coup, j'écoute du jazz fusion des années 70 comme Weather Report. Je tiens 15 minutes, mais je sais que ça me fait du bien."

    Sharko est sur le devant de la scène depuis 1999. En quinze ans, es-tu satisfait de l'évolution de la scène belge?

    "Il y a eu une extraordinaire vague belge, mais je me dis qu'on aurait pu aller encore plus loin. Aujourd'hui, il y a un dynamisme dans les groupes qui surgissent, malgré la difficulté et la tristesse du secteur. Ce sont des artistes qui ont une vision et qui la défendent tant bien que mal. J'aime beaucoup Great Mountain Fire. Nicolas Michaux a son sillon aussi. Et comment ne pas penser à Alice on the Roof au moment où tout le monde en parle en France?"

    Comment arrive-t-on encore à se motiver vu l'évolution du secteur?

    "C'est un idéal de création. On a une vision et on essaie de la défendre. Tu ne dois pas le faire en te disant que tu vas être endetté pour trois ans. Tu ne le fais même pas pour la gloriole, mais juste pour la satisfaction."

    Parviens-tu encore à être un "artiste décalé"?

    "Par le passé, le décalage était plus excentrique. Désormais, je me contente d'un décalage à l'intérieur. Avant, j'aurais été jusqu'à faire un strip tease et à faire chanter ma chaussure. Aujourd'hui, sur un morceau comme "Woody", tout le surréalisme est à l'intérieur du texte. Et ça, ça me convient. Je crois être devenu plus réservé. C'est l'âge..."

    Tu es un grand fan de football, même si tu prétends le contraire...

    "Je ne comprends plus rien au football belge. J'ai du mal à adhérer à cette histoire de playoffs. Je ne suis pas capable de te citer trois joueurs évoluant en Belgique. Je sais juste que Preud'homme entraîne à Bruges. Techniquement, la Belgique c'est quand même pas top. Quand tu compares avec un match de Leicester, il y a un monde de différence. Mais j'adore le football français, et je suis la Ligue 1 car il y a le PSG. J'aime beaucoup cette énergie. J'avais fait un travail de fin d'année sur Socrates. J'avais eu zéro! Pourtant, j'avais bien bossé sur la tactique du Brésil entre 1982 et 1986. Les neuf membres du jury ont cru que je me foutais de la gueule de la philosophie. Il y avait de l'esprit, mais ce n'était pas du foutage de gueule."

    Vois-tu des connections entre le football et la musique?

    "Je vois des connections dans le déclenchement et la provocation d'idées. Quand tu vois Verratti ou Rabiot prendre le ballon, se diriger vers la droite, creuser, et puis ouvrir à gauche,... ce déclenchement d'idées, tu le retrouves dans la musique. Dans le foot, il y a aussi une question de lignes, de verticalité et d'horizontalité. Tu peux comparer la base rythmique en musique à l'assise défensive d'une équipe. Tu sais qu'une bonne phrase, ce sera un peu comme un but de Giroud!"

    Par contre, c'est compliqué d'écrire un bon morceau sur le football...

    "Oui, même si je pense que c'est possible. "Excellent", dans ma tête, c'était en partie pour le foot."

    > Un entretien de Christophe Van Impe

    > Photos de Lara Herbinia

     

  • Mauvais, ils en ont fumé de la bonne

    Messieurs du showbiz spécialistes des cérémonies en tous genres, créez sur le champ un prix récompensant la pochette et le titre d'un album, et décernez le les yeux fermés à Mauvais! A qui? Ne vous fiez pas à leur bio, car vous risquez de vous y égarer. Les Liégeois s'y présentent comme étant une mauvaise version de ce que la Mauvais.jpgchanson française peut nous offrir de meilleur. Cela ne vous donne pas envie d'écouter? Vous avez tort! Pourtant, si vous êtes fan du grand Gégé, vous risquez également d'être quelque peu refroidis. Sur la pochette de "Pour toi je peux devenir Gérard Depardieu", le plus belgo-russe des acteurs français pose en robe qu'on croirait tout droit sortie de "La petite maison dans la prairie". Bref, les gars de Mauvais, ils ont dû en fumer de la bonne. Comme quand l'idée leur a traversé l'esprit de vouloir reprendre, en français, l'infâme "Words" de F.R. David. Et le pire, c'est que ça donne bien.

    Mauvais est né de la fusion entre Calogero Marotta (ex-Showstar notamment) et Christophe Enclin (ex-Hank Harry). La légende veut que ce projet soit sorti de l'oeuf à l'issue d'une... soirée de playbacks. Patrick Schouters est ensuite venu avec ses baguettes se greffer au duo, tandis que Marc Van Den Broeck joue de la gratte sur scène. La seule vérité dans leur bio, ce sont les nombreuses références assumées. Comme sur "Johnny", qui parle de qui vous vous doutez. Il n'y a rien à jeter dans cet album. Il brasse à merveille le panorama de la chanson française, de Serge Gainsbourg à Alain Bashung en passant par bien d'autres. On vous en donne un avant-goût avec "Trop vite et sans pitié" qui rappelle l'univers de Florent Marchet et d'Arnaud Fleurent-Didier, mais en pas trop mauvais...

    > Christophe Van Impe


     

  • The Sore Losers passe la troisième et cela va faire du bruit

    89595-the-sore-losers-announce-skydogs-release-on-march-18th-1110384.jpgA l’heure où l’on ne peut plus sortir de chez soi sans se farcir Adele, Ellie Goulding ou - pire - Louane dans les oreilles, qu’il est bon de s’enfermer à double tour dans son salon, par un week-end pluvieux, casque sur les oreilles, avec la nouvelle galette de The Sore Losers à fond dans les écouteurs ! Ce nouvel album (déjà le 3e après un premier LP éponyme en 2010 suivi de l’enthousiasmant Roselyn quatre ans plus tard), qui est paru ce vendredi 18 mars, devrait finir par imposer durablement les quatre flamands sur l’échiquier du rock garage. Car ce Skydogs, plus brut et immédiat que ses prédécesseurs, envoie du lourd, pied au plancher, 32 minutes durant. C’est court mais c’est bon. Et ça décrasse les oreilles.

    Porté par le single « Cherry Cherry », brûlot punk que n’auraient pas renié Iggy Pop et ses Stooges, « Skydogs » compile une dizaine de mini-tubes qui renvoient aux meilleures heures du MC5. On songe aussi beaucoup à Jon Spencer sur « Dirty Little Pretty Things » ou aux Black Keys sur « Got It Bad » ou « All I Am ». Produit par le natif de Nashville Dave Cobb (Rival Sons, Chris Cornell) dans un studio à Berlin, l’album a été enregistré dans les conditions du live. « L’écriture, l’enregistrement, le mixage : tout s’est passé super vite. Pas de place pour le doute. C’est ce que voulait Cobb : qu’on ne garde que l’énergie et la magie des toutes premières prises. Ce qui fait de Skydogs notre album le plus dangereux à ce jour, mais aussi le meilleur », crâne le leader Jan Straetemans. On ne peut que lui donner raison.

    > Romain Goffinet

  • La Muerte: "On a accouché d'un monstre"

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    En mars 2015, après près de 20 ans d’absence, La Muerte fait un retour fracassant sur la scène de l’AB, avec un nouveau line-up. L’intégralité de ce come-back, unanimement acclamé, est enfin disponible chez Mottow Soundz, dans un luxueux gatefold, sur double vinyl clair fumé 180 gr, avec digital download inclus. Mixé par Dee-J., produit par La Muerte et masterisé à New-York par Alan Douches (Motörhead, Dillinger Escape Plan, Sepultura…). Le groupe jouera encore une fois cet hiver au Pandafest le 19/12. En 2016, La Muerte jouera aux Docks de Lausanne dans le cadre de l’Impetus Festival et sera à l’affiche du Roadburn avec Paradise Lost et Neurosis ainsi qu’au Graspop Cover face digital 2400x2400px.jpgMetal Meeting. Une tournée des clubs est annoncée pour février/mars 2016!

    Comment décide-t-on de faire renaître La Muerte après près de vingt ans d'absence?

    Didier Moens (guitare): "Je n'ai rien décidé. Marc (chant), qui était et est toujours en train de tourner un film, m'a un peu mis devant le fait accompli. Une actrice, Delfine Bafort, ouvrait une sorte de club dans une salle d'expo multimedia à Gand. Elle voulait qu'on vienne jouer trois morceaux pour l'ouverture. Marc savait que je n'étais pas très chaud, mais il s'était déjà engagé. Je n'avais pas envie de retravailler avec l'ancien groupe. Il m'a proposé de bosser avec d'autres, et j'ai trouvé l'idée assez attirante tout en restant très sceptique. J'ai laissé avancer les choses sans moi. Je suis arrivé un peu plus tard dans les répétitions et, au lieu des trois morceaux prévus, il y en avait déjà huit. On a commencé à jouer, et je me suis directement amusé. Je redécouvrais mes propres compos. Je me suis rendu compte qu'on avait accouché d'un monstre, que ce n'était ni passéiste ni nostalgique. Mais au départ, dans mon chef, il n'y avait pas de manque. Je m'étais lancé dans la production, et j'ai tourné comme mixeur avec Paradise Lost, Anthrax, Overkill et Agent Steel. Comme un footballeur qui devient entraîneur ou vendeur dans un magasin de sports, je considérais que j'étais passé à autre chose. Je passais toujours autant de temps dans les loges, mais je n'étais plus sur scène. J'avais l'impression qu'on avait fait ce qu'on avait à faire, et on avait arrêté pour une raison bien précise."

    Et comment l'idée de l'AB est-elle ensuite venue?

    D.M.: "Live Nation a eu vent de cette date gantoise et a proposé qu'on fasse l'Ancienne Belgique. Ils étaient persuadés qu'on pouvait le faire, sans nouveaux morceau, sans album, sans soutien d'un label... Moi, je ne savais plus très la muerte - ab 2015 - pic by Dave Decat - 1.jpgbien où on se situait. Surtout qu'on n'était pas le groupe le plus populaire en Belgique. On avait un peu tous contre nous. Mais on a accepté. Au final, ça a fonctionné. Il y a pourtant très peu de come-backs réussis. Il y en a un de réussi pour dix de ratés. Killing Joke en a fait un très bon, mais je peux te citer dix autres groupes qui ont mal vieilli. Des gars qui ont pris 40 kilos, qui ne savent plus chanter,... Il y avait ce danger. J'avoue que j'avais un peu peur. En tout cas physiquement, car La Muerte est un groupe très physique. Et revenir faire les mêmes cabrioles 20 ans plus tard... j'ai aussi des années d'excès derrière moi. Après La Muerte, je n'ai pas vraiment eu une vie plus saine. J'ai toujours continué à fonctionner la nuit, et je n'ai pas vingt ans de sport dans les pattes."

    Et au final, c'était comment ce concert?

    D.M.: "Très bien, mais le lendemain était un peu douloureux. Marc a souffert."

    Michel Kirby (guitare): "Il y eu du plaisir pour ceux qui avaient découvert La Muerte dans les années 80, mais aussi pour la génération actuelle. Certains sont venus avec leurs gosses. J'ai une fille de 17 ans. Et une de ses copines est venue parce que son père était un fan de la première heure. On n'était pas là pour simplement faire plaisir aux anciens. Mais contenter les nostalgiques, c'était aussi un challenge, car c'était une célébration avec une nouvelle formule. Rejouer comme à l'époque, c'était hors de question. Et ça, ils devaient l'accepter."

    D.M.: "Il y a même un fan qui nous avait vus... 99 fois, et il a adoré le concert de l'AB! Mais bon, La Muerte sera toujours autant détestée. Si tout le monde commence à nous aimer, alors je présume qu'on aura un problème. Ceci dit, tout le monde a toujours dit qu'on était en avance sur notre temps. On était grunge avant le grunge, on était stoner avant le stoner,... Marc avait cette voix avant que des chanteurs de black-metal se mettent à chanter comme ça. L'idée de danger me plaisait assez bien. On ne voulait pas y aller dans la facilité, et rejouer dans le même ordre l'album live de 1994. On voulait retravailler tous les morceaux à cinq plutôt qu'à quatre, avec de La Muerte_EViL Tour.JPGnouvelles personnes. Il y avait une prise de risques. Le groupe a de toute façon toujours été à géométrie variable. Pour beaucoup, La Muerte c'était Marc et moi et d'autres musiciens qui bougeaient. On a quand même eu dix batteurs en dix ans. En tant que membres fondateurs, on s'est octroyé le droit de faire ce qu'on voulait de La Muerte. Les nouveaux musiciens apportent une nouvelle énergie, une nouvelle dynamique, une nouvelle sonorité. Nos morceaux sonnent désormais 2015. J'ai l'impression que tout le monde fait table rase de ce qu'on a fait avant."

    M.K.: "J'ai découvert La Muerte à Dour en 1997, même si je connaissais le nom. A cette époque, les metalleux étaient d'un côté et eux de l'autre. Je me souviens avoir été impressionné par ce concert. Quand je suis arrivé dans le groupe, il a fallu explorer tout ça."

    D.M.: 'J'ai laissé Marc faire le casting, et j'ai donné mon approbation. C'est ça qui a commencé à éveiller mon intérêt pour le projet. Le taureau était excité par un drap rouge. J'y voyais de l'intérêt, car on ne se retrouvait pas avec trois requins de studio qui allaient jouer ce qu'on voulait jouer."

    Le live sorti, pourrait-on s'attendre à un nouvel album?

    D.M.: "On est occupé avec de nouvelles choses, mais je ne sais pas si ça donnera naissance à un album. Marc et moi, on est assez bien dans l'idée de repartir sur nos vieilles habitudes du début. Je m'attends donc plus à quatre ou cinq morceaux sur un 12 inch. Pourquoi pas un 45 tours? On n'en a jamais fait. La Muerte peut fonctionner sans devoir faire un album. On avance, mais c'est une autre dynamique. Car Tino est notamment occupé avec Channel Zero pendant un mois, et Marc avec son long-métrage. On travaille en comité restreint pour le moment. On n'a aucune pression, mais ça ira assez vite."

    M.K.: "On va jouer au Roadburn. Les gens qui vont à ce festival aiment bien avoir un truc unique pour l'événement. Je crois que c'est aussi ça qui nous draine à amener de nouveaux morceaux."

    Pourquoi ne sortir le live qu'en vinyl?

    D.M.: "C'est un choix délibéré. En 1994, on avait sorti la totale en CD, car plus personne ne s'intéressait au vinyl. Mais je n'ose pas imaginer quel bel objet ça aurait pu être en format 33 tours."

    > Un entretien de Christophe Van Impe

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  • De nombreuses dates belges, et un "Secret Show", pour Colline Hill

    L'actualité est chargée pour Colline Hill. Après avoir partagé la scène avec notamment Crosby Stills & Nash, America ou encore Peter Cincotti, la plus belge des Bretonnes fait désormais son petit bout de chemin toute seule. Elle sera en concert chez nous à Gand, à Esneux, à Jeneffe et à Namur dans les prochaines semaines. Mais aussi le 29 novembre àCollinehill.jpg Bruxelles pour un "Secret Show".

    Avec un deuxième album plus intimiste ("Skimmed"), elle explore encore plus profondément l'univers folk/pop qu'elle avait remarquablement installé à ses débuts. Pour "Wishes", elle avait travaillé avec Stuart Brice, connu comme arrangeur de Peter Gabriel et de Kate Bush. Mais cette fois, pour un album réalisé en partie grâce au financement des internautes, elle a laissé les clés de la réalisation à Stéphane Grégoire. Si vous aimez le folk de Johnny Cash ou de Neil Young, cet album est pour vous...

    L'album sortira en vinyle, édition limitée à 200 exemplaires, le 15 décembre!

    > Ch.V.I.