2 many dj's

  • Ralitt, le DJ arlonais qui a ouvert pour les 2 Many DJ’s

    1268163382_B975495461Z.1_20150508171120_000_GS74F77VR.2-0.jpgEn musique, il n'y a pas que les grandes stars qui comptent. Parfois, certains artistes plus anonymes ont de belles histoires à raconter.

    Un exemple avec Khalid Batholomé, 24 ans, qui travaille à la Maison des Jeunes d’Arlon, où il s’occupe de musique. Lui-même musicien, l’Arlonais commence à se faire un nom en tant que DJ. Il a d’ailleurs eu l’insigne honneur d’ouvrir pour 2 Many DJ’s à la Rockhal, en février dernier (d'où le selfie avec les frères Dewaele ci-contre). Joli coup de pub ! Depuis, les dates s’enchaînent. Il sera au festival du Ward’in Rock (près de Bastogne) en septembre.

    Khalid, expliquez-nous comment vous vous êtes retrouvé à jouer avant les 2 Many DJ’s, qui sont tout de même des mégastars dans le milieu de la musique électronique ?

    Khalid Batholomé: Cette date, ça a été une opportunité que je ne pouvais pas refuser ! Cela faisait longtemps que je mixais à gauche et à droite, au Luxembourg essentiellement, dans des bars. De rencontres en rencontres, j’ai fini par sympathiser avec le programmateur de la Rockhal. Qui m’a proposé de jouer avant les 2 Many DJ’s lors de leur passage à Esch en février dernier. Grosse pression ! Et fameux challenge… Mais tout s’est super bien passé. Du coup, la Rockhal m’a recontacté pour jouer avant Josef Salvat. J’ai été prévenu le matin même… Mais c’était une belle expérience également.

    Ces dates à la Rockhal, cela a été un fameux coup de projecteur…

    En effet ! Depuis, les dates s’enchaînent et d’autres grosses salles m’ont contacté. J’aurai aussi l’opportunité de mixer au Ward’in Rock en septembre. Donc oui, la première partie de 2 Many DJ’s et de Josef Salvat, c’était un joli coup de pub ! Je prends cela comme une forme de reconnaissance, car je mixe depuis des années.

    Vous avez commencé à mixer à quel âge ?

    J’ai commencé à chipoter vers 12 ans, avec une plaque « virtual DJ », avec laquelle je réalisais des mash-ups. Puis j’ai formé un duo avec un ami. Cela s’appelait « Switch on the sound ». On a fait quelques dates, on tournait pas mal dans la région. On a même joué avant Grandmaster Flash (véritable légende américaine, pionnier du rap et du hip-hop, NDLR) à la Philharmonie à Luxembourg, en 2011 ! Un souvenir génial.

    Comment définiriez-vous votre style ?

    J’aime mixer des genres différents quand je suis invité dans des bars ou des clubs. J’aime passer de l’électro au hip-hop, puis par le rock, la pop et même le disco ! J’aime me faire plaisir en passant ce que j’aime, et faire plaisir au public également. J’aime aussi – de plus en plus d’ailleurs – mixer uniquement de l’électro. Des choses un peu plus pointues.

    Avec votre petit succès, vous pouvez vous permettre d’être un peu plus sélectif par rapport aux dates que l’on vous propose ?

    Disons que si c’est pour reproduire 100 fois la même chose dans un rayon géographique de 20 km, ce n’est pas très intéressant. Alors oui, j’essaie de bien choisir les endroits où l’on me propose de mixer. L’idée, c’est de toujours proposer un set qui sort du commun. Wardin, par exemple, ce sera très différent.

    Vos influences ?

    J’ai grandi en écoutant Miss Kittin, Vitalic, les groupes du label Ed Banger, comme Justice, DJ Medhi, etc. Mais j’aime beaucoup le disco également. Et par-dessus tout, j’aime mélanger les genres.

    Vous vous voyez où dans cinq ou six ans ? Vivre de votre art, c’est faisable selon vous ?

    J’aime beaucoup mon métier à la Maison des Jeunes d’Arlon. Mais je pense que si je voulais vraiment vivre de la musique, cela devrait être possible : il y a tellement de bars, de soirées, que les opportunités sont nombreuses. Après, j’ai aussi des faiblesses qu’il faut que j’améliore, comme la production. Créer mes propres morceaux pour les jouer en live, c’est mon objectif pour les années à venir.

     

    > Romain Goffinet (La Meuse Luxembourg)