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  • Will Butler, l'homme à tout faire

    L'AB Club affichait complet depuis des semaines pour la venue de Will Butler ce mardi soir. L'échappé d'Arcade Fire le temps de "Policy", son premier album solo, a épaté grâce ses mélodies traversant les styles. Le tout avec le sourire.

    Pas de première partie? Qu'importe! L'ami Will (avec un sweat-shirt portant l'inscription... "Will") annonce qu'il se chargera lui-même de l'apéritif: "Quelques morceaux, cinq minutes de pause et puis le vrai concert commence, ça va?".  Deux au clavier, deux à la guitare et une avec son groupe, les terrrrriblement charmantes Julie et Sara... comme inscrit sur leurs sweat-shirts également. 

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    Voici donc déjà une réponse à ceux qui se demandaient ce qu'allait donner le concert d'un artiste avec un seul album affichant à peine 28 minutes au compteur. Le bougre a de nombreuses chansons en réserves, qui auraient plus que mérité leur place sur "Policy". Comme ce "Surrender" en forme de dialogue avec ses choristes, plein de "hoooouuu" et de drôleries. Le sympathique trio passe sans complexe d'une pop proche de Talking Heads (surtout sur "Something Coming", à des chansons plus rock (voire bluesy), entremêlées de beats limite disco et d'ambiances gospel, avec "Sing To Me" par exemple. 

    Le très catchy "Anna" passe bien en "live", le uptempo (avec sa chorégraphie!) "Witness" est retro, un "Sun Comes Up" sonne 80's avec ses belles ruptures de rythme tandis que la reprise énergique de "The Death of Ferdinand De Saussure" de Magnetic Fields claque bien. Le swingant "Take My Side" marque la presque fin de la setlist puisqu'il y aura un rappel.

    Et un beau: les trois musiciens, avec toujours Will en sorte de chef de bande entouré de ses copines souriantes, s'engouffrent au milieu de la salle pour jouer une version a capella de "Way Over There" de The Miracles featuring Bill "Smokey Robinson". L'AB Club s'est ensoleillé une nouvelle fois en cette belle journée. >Philippe Sadre

     

  • Le nouvel Hickey Underworld se dévoile...

    the hickey underworld,ab,ab clubL'excellent groupe anversois a publié hier "DWAMGOZ", un nouvel extrait de son prochain album à paraître le 24 avril. "Ill" sera la troisième réalisation studio du groupe qui a confirmé hier le "transfert" définitif du guitariste Tim Vanhamel, actif dans de nombreux groupes (Evil Superstars, dEUS, Millionaire, actuellement Magnus,...), en remplacement de Jonas Govaerts.

    Et pour le plaisir, on vous a mis l'ancien "Blonde Fire" et son clip absolument chelou... Enjoy! >Ph.S.

     

    En concert: le 17 avril au Vooruit (Gand), le 4 mai au Depot (Louvain), le 17 mai à l'AB Club (Bruxelles) et le 21 mai au Cactus Club (Bruges).

     

     


     

  • L'escapade solo de Will Butler

    1416690716282.jpegLe frère du chanteur d'Arcade Fire, également membre du combo canadien, s'est autorisé une petite envolée en solo. "Policy" sort aujourd'hui et contient des chansons électro-pop coupées à plein d'autres influences, à l'instar du dernier single "Anna" rappelant Talking Heads.

    Et Will n'est pas avare en bonnes idées et initiatives intéressantes. Fin février dernier, il écrivait une chanson par jour d'après un article au choix issu du journal britannique The Guardian, "s'inspirant de Bob Dylan déclarant que certaines de ses chansons étaient basées sur des gros titres."

    Autre exemple:  son concert du 14 avril prochain à l'AB Club (malheureusement sold out mais Sudpop sera présent), dont 1 euro par ticket ira à Partners In Health, une organisation sanitaire mondiale destinée à enrayer le cycle de la pauvreté et de la maladie. Sympa.  >Ph.S.

  • Willow a bien lancé le vendredi soir!

    Le groupe louvaniste a rempli et enthousiasmé l'AB Club juste avant le week-end. Un deuxième album "Plastic Heaven" sous le bras, il trimballe depuis plusieurs semaines sa musique indie-pop aussi bariolée que ses chemises sur scène.

    La salle bruxelloise était finalement sold out sur le coup de 20h, heure d'arrivée des trois jeunes gens de Five Days qui ont bien rempli leur mission en amuse-bouche. Troisièmes du Humo Rock Rally 2014, ils connaissent actuellement un début de notoriété grâce à une série de très chouettes reprises commandées par Studio Brussel. "I Can't Live In A Living Room" de Red Zebra s'est par exemple métamorphosé sans perdre son caractère original. Un coup de maître et un des points culminants d'une setlist se rapprochant parfois (trop...?) fortement de Puggy.

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    Une prestation qui donnait l'eau à la bouche pour le reste de la soirée. Et voilà les membres de Willow qui arrivent petit à petit au son de "Two Children", issu du premier album "We The Young" sorti en 2012. "Gold" accélère un peu la cadence  avec la voix délicieusement 80's de Pieter-Jan Van Den Troost. Le single "Danger" fait tout le contraire de la signification du morceau "Temperature Drop", empruntant quasi le début de "Kids" de MGMT. Le nouveau single "Stay Stay Stay" (dont on attend avec curiosité la vidéo la semaine prochaine, tant le groupe nous a habitué à de jolies trouvailles) est moins convaincant que le sautillant "Remedy" qui termine la première partie.

    La reprise guitare-voix de "A New England" de Billy Bragg engagera les rappels de jolie manière. Retour du groupe et l'excellent "Weeping Giants ("la première chanson que nous avons écrite est jouée à la fin!" s'exclamait le chanteur), beaucoup plus rock, permettait aux spectateurs de quitter la salle avec un grand sourire. Une belle manière de commencer le vendredi soir de la part d'un groupe qui possède par ailleurs encore une marge de progression. >Philippe Sadre


  • Le flow de Kate Tempest a balayé l'AB Club

    Kate Tempest terminait ce vendredi à Bruxelles le volet européen de sa tournée 2014. Une année sans nul doute particulière pour l'Anglaise de 28 ans qui a révélé au grand public ses textes aiguisés sur un flow parfaitement maîtrisé.

    Une (bien meilleure...) rime. Voilà qui est cher à la chanteuse, déjà reconnue depuis de nombreuses années dans le monde de la poésie et du "spoken word" avant de s'attaquer à la musique avec ce "Everybody Down", unanimement désigné comme un des albums de 2014 outre-Mer du Nord. "La version féminine de Roots Manuva et de The Streets" pouvait-on lire en guise de présentation le site de l'AB. 

    kate tempest,ab clubSi elle partage avec le premier des racines dans le "South London" et avec le second le concept d'un album suivant l'histoire de plusieurs personnages, elle possède une personnalité assez forte pour s'émanciper totalement de ces références, aussi flatteuses soient-elles. 

    Elle arrive sur scène après le lancement de l'intro et balance "Marshall 'Law" en regardant tout le premier rang dans les yeux pour mieux lui raconter son histoire. Ou plutôt celle de la vie de Becky, Harry et Pete, des jeunes gens de son âge confrontés problèmes de la vie, avec la solitude en toile de fond. Et d'interpéter son electro-narrative-rap (comme elle l'a elle-même décrit) avec énormément de vie, limitant au maximum toute monotonie grâce à des changements de rythme et une super alchimie avec sa choriste.

    Elle veut faire de cet ultime concert une fête, en tendant une canette de bière à un spectateur enthousiaste ou en s'installant un peu maladroitement à la batterie pendant "A Hammer". Elle rigole en promettant à son batteur de "ne plus jamais recommencer mais bien de poursuivre mes rêves".

    L'émotion semble la prendre après le dernier morceau mais elle revenait sur scène sur l'insistance du public pour proposer, faute d'autres chansons dispos, le début de "Brand New Ancient", son précédent spectacle en poèmes. Nouveaux applaudissements mille fois mérités. >Philippe Sadre