black city tour 2

  • On a vu Indochine et c'était du grand art

    Visuel-Indochine-Tour-2.jpgAprès une semaine de répétitions et d'ajustages techniques en Lorraine, Indochine a étrenné la seconde partie de son Black City Tour par deux premiers concerts au Galaxie d'Amnéville vendredi et samedi. Devant des salles combles. Une trentaine d'autres dates -presque toutes sold-out- suivront, principalement dans les Zéniths et Galaxies de l'Hexagone. Avec un détour les 30 et 31 octobre par Forest National. Tout cela pour emmener Nicola Sirkis et son groupe vers la double apothéose que doivent être les concerts au Palais 12 de Bruxelles Expo en mars (c'est complet) puis au Stade de France à Paris en juin.

    Que retenir du show livré samedi durant presque 2h30? Tout d'abord que la vingtaine de sets livrés lors de la première partie de tournée, dans des petites salles, ont eu un effet positif. Bien plus qu'à Nancy en février lors du tout premier concert on a senti le groupe beaucoup plus maître de ses nouveaux morceaux. Tant mieux. Car Black City Parade constitue la colonne vertébrale de la prestation avec Black City Parade en ouverture puis Memoria, Traffic Girl, Belfast, Wuppertal, College Boy et Europane ou le dernier bal dans le rappel. Ensuite, qu'Indochine a bien compris qu'il devait continuer à plaire à tous. De là, des plongées vers des morceaux moins connus d'albums anciens via La nuit des fées (Paradize), ou même certaines "antiquités" remise au goût du jour comme le très beau A l'assaut en acoustique. Ou même Kissing my song (Wax) plus entendu depuis si longtemps mais qui n'a rien perdu de sa fraîcheur. Pour agrémenter le tout, quelques morceaux cultes suffisent alors: Tes yeux noirs, l'Aventurier, J'ai demandé à la lune; ou très énergiques: Little Dolls, Alice et June,... De même, Indochine sait aussi user des formules gagnantes. cela fait déjà plusieurs tournées que les fans se régalent d'un Indo Club qui se veut une synthèse punchy, en moins de dix minutes, de quelques titres phares du groupe. Une sorte de fusion de morceaux qu'on aime mais que le groupe ne peut ou ne veut  plus jouer intégralement. Cette fois, il s'agit du Black City Club composé de Trashmen, Canary Bay, Des fleurs pour Salinger, Paradize, Playboy et 3e Sexe. Enfin, pour finir, Indochine a une nouvelle fois soigné le visuel avec notamment un  rideau hémisphérique qui passe par moments au-dessus du public et qui est animé de séquences vidéo. Du coup, la moitié de la fosse a la sensation d'être sur scène avec le groupe. Tandis que le reste de la salle n'y perd rien puisque les draps sont aussi  transparents. Ce n'est pas une révolution technique  mais c'est original, bien fait et très efficace.

    Bref, Indochine frappe une nouvelle fois assez fort. Tout en continuant à pratiquer une politique de prix bas: 40 euros le ticket. Dès les premières notes, ils vous prennent à la gorge et ne relâchent l'étreinte que deux heures et demi plus tard. Du grand art.

    Le seul bémol? La première partie de Klink Clok. Un groupe qui a reçu un hommage du public. Mais qui n'a pas vraiment su convaincre -en cinq morceaux- ni de son talent ni de son originalité.

     

    Par Nicolas Leonard