by absence of the sun

  • Triggerfinger: "Jouer avant les Rolling Stones ? Un rêve !"

    Triggerfinger-Press-Photo.jpgBy Absence of the Sun, le sixième album des Belges de Triggerfinger est sorti en début de semaine. Rencontre avec les meilleurs rockeurs de Belgique. 

    Votre nouvel album est sorti le 19 avril. Où avez-vous puisé l’inspiration? Vous écoutiez quoi en studio ?

    Mario (batterie) : L’inspiration nous vient d’horizons très différents. Et pas uniquement des musiques que l’on écoute. Tout dépend de ce que tu fais, d’où tu es, de ce que tu vois. Ruben écrit la majeure partie des chansons, il nous propose des choses et on travaille à partir de là. Parfois on reçoit un coup de fil à huit heures du matin. C’est Ruben: «Hey, écoute-moi cette ligne de guitare, qu’est-ce que tu en dis...» Et tout part comme ça ! 

    Ruben (chant et guitare) : La créativité, ce n’est pas quelque chose sur laquelle tu peux poser le doigt. Le groove, tu le trouves inconsciemment. Nous avons travaillé sur un film belge, parallèlement à l’écriture du disque, dont on nous a demandé d’écrire la musique («Offline», de Peter Monsaert, NDLR). On devait par exemple créer un morceau de 5 secondes dans le style « Black Sabbath», un peu flippant! Bon, c’était très inspirant ! Mais 5 secondes, cela nous a laissé un goût de trop peu, alors on a creusé le truc et ça a donné «Masters of all fears» sur le nouvel album. 

    On peut traduire le titre de l’album par «en l’absence du soleil». Un album sombre, donc?

    Ruben : Non, pas du tout. C’est juste un titre qui sonnait bien, assez évocateur. C’est tout! 

    Comment sonnent les nouveaux morceaux en live ?

    Paul : On les teste depuis quelques mois, dans des versions un peu différentes de l’album. C’est assez énorme et le public a l’air d’aimer. 

    Vous avez fait de nombreuses reprises de morceaux populaires, comme «I Follow Rivers», de Lykki Li. Est-ce que c’est juste pour le fun ou cela dope la créativité?

    Paul (basse) : C’est toujours pour le fun! Quand on fait cela, ce n’est jamais pour nous moquer de la chanson. Même lorsqu’on reprend Rihanna. Une bonne chanson reste une bonne chanson. 

    Le carton de «I Follow Rivers», vous l’aviez vu venir?

    Ruben: Cette reprise nous a été demandée par une radio hollandaise. On devait choisir un hit du top 30 et l’interpréter à notre façon. On a choisi ça en vitesse, on a répété 10 minutes avant, c’est tout. Comme ça. Triggerfinger - By Absence Of The Sun (2LP+CD).jpg

    Paul: Ce soir-là, on jouait aux Pays-Bas. Notre manager vient nous trouver: «Les gars, il s’est passé un truc avec ce morceau»... On ne s’y attendait pas. (La vidéo comptabilise plus de 5 millions de vue sur YouTube, NDLR) 

    Que ce soit votre morceau le plus célèbre, très loin de ce que vous faites finalement, cela vous agace?

    Ruben: Pas du tout. Cela permet à un large public d’entrer dans notre univers. Quand on joue nos morceaux, beaucoup ne s’attendent pas à cela mais ils accrochent! 

    Vous ferez bientôt la 1ere partie des Rolling Stones à Werchter. Excités ?

    Paul : On est comme des gosses ! 

    Mario: C’est un rêve! Mais on ne saura pas les rencontrer. Ils sont littéralement intouchables !

    Ruben : Bah, c’est peut-être mieux comme ça... (sourire)

     

    Par Romain Goffinet