echo smith

  • Rock-A-Field (journée 3): Dimanche, c'était Skip the (M)use

    Talisco 2.jpgAutant le samedi avait été un rien décevant, autant le dernier jour de cette dixième édition du Rock-A-Field a été le feu d'artifice annoncé. Cela commençait en tout début d'après-midi avec les Danois de Go Go Berlin. Inconnus au bataillon par chez nous, ils avaient remplacé au pied levé les Hollandais de Dotan, quelques heures avant l'ouverture du festival. Pas de tube "Home" donc sur la plaine de Roeser mais un très chouette groupe. Festif à souhait et emmené par un chanteur, Christian Vium, plein d'énergie, le groupe a livré un départ idéal avant le premier coup de foudre de ce dimanche: le Bordelais Jérôme Amandi, alias Talisco. Son électro-pop et ses mélodies ciselées ont fait mouche sous un chapiteau de la Startin' Stage où la chaleur était déjà élevée. 

    Echosmith 2 (1).jpgPour le coup de fraicheur, on pouvait compter sur les jeunes Californiens d'Echosmith. 19 ans de moyenne d'âge et la craquante Sydney Sierota (un rien pauseuse) au micro.  On jetait des confettis et de gros ballons sur une foule, au rythme de morceaux tout gentils et sautillants. Des spectateurs sont invités sur scène sur la chanson "Come With Me", avant que tout cela se termine sur leur hit "Cool Kids" et une petite vidéo tournée avec son smartphone par Sydney. A défaut d"écouter de la grande musique, le public s'est amusé. Et en festival, c'est déjà pas mal! 

    BRNS 2.jpgOn change clairement de catégorie en reprenant la route de la Startin' Stage pour le set des Belges de BRNS. Ces derniers ont clairement livré un des meilleurs concerts de ce Rock-A-Field 2015, malgré un public un peu mou (la chaleur sans doute), qui se réveillait tout de même au son du toujours tubesque "Mexico". Si on restait ensuite dans le rock avec les Britanniques de Marmozets, on passait tout de même à quelque chose d'un peu plus violent. Cela tapait aussi fort mais ça criait beaucoup plus, via l'insaisissable Becca Macintyre au micro. Une belle énergie là aussi et un vrai contact avec le public. A l'image de son guitariste qui a fait le tour de la fosse pour taper dans la main des spectateurs ou de sa chanteuse qui a passé plusieurs minutes avec ses fans à poser pour des photos, discuter ou faire des bisous. 

    Skip The Use.jpgAvant les concerts des deux têtes d'affiche du jour, Alt-J et bien évidemment Muse, on comptait sur les Français de Skip the Use pour chauffer la place. Et on n'a pas été déçu! Le combo du Nord de la France n'a pas son pareil en la matière. Il a mis le public dans sa poche en un temps record.Il faut dire qu'il possède la recette idéale pour y arriver: un rock vitaminé et surtout un leader, Mat Bastard, qui est une bête de scène comme on en voit peu! Ce dernier n'a eu besoin que d'une poignée de morceaux pour plonger la foule, semant même au passage un garde du corps qui essayait vaille que vaille de le suivre. Certes les chansons ne sont pas forcément mémorables mais l'important est ailleurs: tout le monde s'amuse. Certains pogotent, d'autres pratiquent le circle Pit (NDLR: une partie de la foule tourne en rond dans le même sens, en courant, sautant et bousculant les autres) à quelques mètres de la scène. 

    Alt-J 1.jpgAmbiance beaucoup plus calme pour la prestation d'Alt-J, dernier rendez-vous de la Startin' Stage. Le groupe de Leeds a livré un concert magnifique, donnant un vrai spectacle son et lumière. Musicalement, le trio (qui devient quatuor sur scène) a livré une prestation de haute volée, enchaînant les extraits de ses deux albums. Mais forcément, après Skip the Use, cela a pu paraître un peu calme à de nombreux spectateurs. D'où un nombre de départs important au fur et à mesure que l'heure du la prestation de Muse 1.jpgMuse, l'attraction numéro un du RAF 2015, approchait. Et le trio originaire de Teignmouth n'a pas déçu, alignant les morceaux de son dernier album, Drones ("Psycho", "Dead Inside", ...), et ses hits plus anciens ("Supermassive Black Hole", "Plug in Baby", ...). Le son est monstrueux, les riffs incendiaires. Et comme attendu, le show est complet avec un lâché de confettis et puis de gros ballons sur la foule. Un beau bouquet final! 

    >Julien Carette