foat fall

  • Float Fall, l'électro-pop de rêve

    Celle dont on parle beaucoup ces derniers jours, aka la pluie, avait forcé mardi les "Feeërieeën" à déménager à l'AB Club. Il n'en était heureusement rien hier lors d'une soirée clôturée par le très prometteur groupe belge Float Fall.

    Un duo qui, comme lors de ses derniers shows, dont un fort acclamé au Pukkelpop, devient quatuor sur scène. Derrière Rozanne Descheemaeker et Ruben Lefever, un bidouilleur et un batteur donnent quelques épaisseurs supplémentaires à une électro minimaliste et mélodieuse. Certaines chansons sont plus "pop" (le refrain de "Hard Time Loving You"), d'autres plus intimes ("Little Words"), mais elles parviennent souvent à nous étonner et à prendre des virages inattendus.

    Comme "La Chute" par exemple, entamée et conclue par une version déformée du célèbre "C'est l'histoire d'un homme qui tombe d'un immeuble de cinquante étages (...) jusqu'ici, tout va bien" du film "La Haine". Les deux voix se relaient et se superposent subtilement sur une musique tourbillonnante laissant toutefois flotter une invitation à la douceur et au rêve. Si la reprise "The Future" de The Van Jets n'était pas indispensable (sans être "mauvaise" pour autant), le reste du concert était quasi parfait.

    Le très attendu "Someday", à la beauté cristalline, gardait tout son côté "chair de poule" en live et le rappel "Castles" achevait de ravir le public (même si à nouveau fort bruyant) qui s'était amassé devant le kiosque et ses alentours parcimonieusement illuminés. A ce propos tiens, un chouïa de lumières entre l'entrée du métro et l'allée principale du Parc ne serait pas du lux(e)...

    > Philippe Sadre