front 242

  • BSF J5: Le Mont des Arts s'est mis sur son 80

    Le BSF nous a offert ce mardi soir un nouveau voyage dans le temps. Non plus via planète Marseille et le rap d'IAM, mais plutôt du côté de la new wave... belgo-californienne.

    Drôle de trajectoire pour Tuxedomoon: fondé en 1977 à San Francisco, ce groupe "expérimental avant-gardiste de post-punk new wave" s'installe ensuite à Bruxelles et multiplie les collaborations. Fin des années 90, les deux fondateurs ravivent une flamme devenue moribonde et les voilà repartis. Le trompettiste... néerlandais Luc Van Lieshout gratifie d'ailleurs le public d'une petite Brabançonne pendant son soundcheck. Une vidéo représentant un monstre constitué de sortes de bandes magnétiques de vieilles VHS apparaît sur les écrans. Sur scène, un savant fou (Bruce Geduldig, qui s'occupe du visuel depuis les débuts) boit une solution bleue et fait un speech sur la réalité, les hallucinations,...

    Vraiment spécial... comme le concert. Quelques instrumentaux glissés dans une setlist aux ambiances bien différentes et aux sons souvent distordus. Des musiciens sobres qui s'expriment en anglais, français, néerlandais ou italien entre les morceaux. Qui utilisent un texte du sous-commandant Marcos dans "Muchos Colores" et décident de faire l'impasse sur "No Tears", la chanson qui revient le plus dans les conversations.

    Trompette, saxophone, harmonica, violon, (terrible dans ce tourbillonnant "Time To Lose") basse et bidouillages électroniques se mélangent pour des moments jazz ou électro. Une prestation fort agréable ponctuée par "Seeding The Clouds" qui nous transporte dans une maison hantée. Longs applaudissement mérités et sourires à la fin pour un groupe à l'histoire et au son singuliers.

    Front 242, Nostalgia Ultra

    Changement de décor avec Front 242, fiers représentants belges de la partie "industrielle" de la new wave. Autant le dire tout de suite, on avait vu le groupe en 2006 à l'Octopus Festival de Nivelles (non non, ce n'était pas un pari de glisser ce nom de festival aussi bizarre qu'éphémère dans l'article) et on n'en avait pas de grands souvenirs. L'écran rempli de loupiotes blanches est joli, mais quand les premières notes de "Moldavia" retentissent après une trop longue intro, les vieux démons resurgissent. Ces "boum boum" sonnent un peu creux et on a l'impression d'être au "Dix qu'on aime" flamand ou dans une attraction de la Foire du Midi...

    Les premiers rangs, eux, pogotent sec sur "No Shuffle" joué "sous les yeux du roi Albert et de son cheval" dixit les chanteurs Jean-Luc et Richard. Bizarrement, malgré tous les efforts déployés, ça manque de punch. L'effet Channel Zero sur la même scène deux jours avant? A ce propos, "7rain" a été dédié à "Phil, le chanteur (!) de Channel"... Les premiers rangs sont, eux, restés chauds et l'inévitable "Headhunter" a bien secoué les pavés.

    Rien à redire sur le côté novateur du groupe qui a influencé de nombreux contemporains (les noms de Prodigy ou Rammstein sont venus en tête tout au long du concert) mais le voyage ne se passe pas toujours aussi facilement que dans une DeLorean lancée à 88 miles à l'heure...

    > Philippe Sadre


  • Le BSF dévoile ses premiers noms

    popup.jpgLe Brussels Summer Festival se tiendra du 8 au 17 août prochain. Les premiers noms ont été donnés ce lundi. On retrouve Texas, Suède, IAM, M, Patti Smith, Ozark Henry, James Arthur, Patrice, Front 242, Dub Inc, Deportivo ou Sergent Garcia. 

    Plus d'infos : www.bsf.be