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  • The Hickey Underworld: Remède à la morosité avec "Ill"

    Trois ans après "I'm Under The House, I'm Dying", le groupe anversois The Hickey Underworld nous propose le résultat de ses nouvelles élucubrations. "Ill" s'inscrit bien dans la lignée de ses prédécesseurs, avec son rock noisy, souvent à la rupture mais toujours étonnant et mélodieux.

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    Tout d'abord, tu sais que tu tiens un album de Hickey Underworld entre les mains rien qu'en lisant les titres, plus bizarres les uns que les autres. Et en appuyant sur "Play", on se dit rapidement qu'on est en terrain connu. Le premier extrait "High School Lawyer" est probablement un des plus "accessibles", avec ses guitares métalliques et entêtantes. On imagine trop bien en plus le chanteur Younes Faltakh lancer des kicks à des adversaires imaginaires avant de chanter le "refrain"...

    En fait, on retrouve toujours un petit bout de Hickey Underworld dans chacune de leurs chansons. La voix de Younes Faltakh semble tantôt lointaine, tantôt poussée à l'extrême, comme si elle s'accrochait désespérément à un wagon de montagnes russes lancé à pleine allure. "DWAMGOZ" est bordélique et tourbillonnant, "Colossal No" commence tout en atmosphère puis reçoit subitement une pluie de riffs en pleine tronche tandis que "Seeing Eye Friend" est rendu rocailleux par de nombreuses ruptures. En fin d'album, "Chill Their Souls" commence comme une ballade rock 90's... mais devient rapidement une de ces chansons estampillées "THU".

    Chaque morceau mérite certainement plusieurs écoutes pour tenter de les apprivoiser un peu. "Un peu", parce qu'ils parviendront toujours à vous surprendre et à vous emmener... Qu'il est bon de voir un groupe faire exactement ce qui lui plaît... et à nous aussi!  >Philippe Sadre

    En concert: Le 4 mai au Depot (Louvain), le 16 mai au Vooruit (Gand), le 17 mai à l'AB Club (Bruxelles) et le 21 mai au Cactus Club (Bruges).