kate tempest

  • L'Europe selon Kate Tempest

    katetempest.jpgPerdu, tout simplement. Comme les Etats-Unis. Comme le Monde en fait. La poétesse anglaise a partagé hier un sacré mélange d'images et de paroles assassines pour notre société en 2017.

    Issu de son deuxième album "Let Them Eat Chaos", "Europe Is Lost " a été mis en images par un fan, Manuel Braun. Argent, guerre, star system, et en special guests des présidents (ou qui l'espèrent devenir...) qui auraient mieux fait de rester dans leur tour d'ivoire: tous les maux actuels sont mis en scène en rafales.

    Deux ans après son premier album "Everybody Down", Kate Tempest met plus que jamais le doigt sur ce qui fait mal avec ses mots et son flow, toujours aussi captivants.

  • Rock-A-Field (journée 2) : Kate Tempest met KO le Wu-Tang Clan

    DSC_0026 - copie 2.jpgIl est 18h15 ce samedi lorsque les Eagles of Death Metal montent sur scène de la Main Stage pour le vrai début des hostilités du deuxième jour de la dixième édition du Rock-A-Field. Comme à Rock Werchter le week-end dernier, Jesse Hugues est orphelin de Josh Homme (qui part rarement en tournée avec les EoDM) mais lui et ses trois acolytes envoient du bois. C’est lourd et sauvage. Comme en Belgique, il fait chaud sur le Luxembourg. Très chaud. Du coup, entre deux chansons, Jesse décide de balancer quelques bouteilles d’eau aux premiers rangs. Sur scène, les morceaux « guitar hero » se succèdent, jusqu’à un petit concours final de riffs. 

    Dans un après-midi très rock, on prenait ensuite la direction de la Startin’  Stage, la deuxième scène, transformée en chapiteau cette année, avec un toit censé faire baisser la température. Si on n’a pas vraiment senti la différence, on a, par contre, découvert un chouette groupe écossais : We Were Promised JetPacks.rock a field, eagles of death metal, we were promised jetpacks, rise against, kate tempest, wu tang clan Inconnu chez nous malgré douze ans d’existence et trois albums au compteur, le quatuor joue également très fort un rock plus indépendant, alternant chansons et morceaux plus instrumentaux. Des plus agréables, avant de retrouver la grande scène et la machine américaine Rise Against.  Le groupe de l’Illinois était très attendu par le public luxembourgeois. Il faut dire qu’il sait comment se faire apprécier par ses fans. Il n’a pas fallu trois morceaux au leader, Tim McIlrath, pour descendre de scène et chanter en bord de fosse devant des spectateurs forcément excités comme jamais. Le début d’un show puissant mais formaté. 

    rock a field, eagles of death metal, we were promised jetpacks, rise against, kate tempest, wu tang clanOn changeait alors de genre avec deux concerts dans la vague rap/hip-hop.  Rendez-vous tout d’abord sous la tente pour voir à l’œuvre la jeune rappeuse-slameuse-poétesse  anglaise Kate Tempest. Timide, elle livre un début de show en mode mineur, avant de faire monter l’ambiance petit à petit. Entre longs monologues sous forme de spoken-words, morceaux électro et son incroyable flow, elle a mis la Startin’ Stage à ses pieds.  Sans conteste LE concert de ce samedi au RAF. Un vrai vent de fraicheur dans la fournaise de Roeser. 

    rock a field, eagles of death metal, we were promised jetpacks, rise against, kate tempest, wu tang clanCe qui n’est pas vraiment le cas des attendus Wu-Tang Clan. Comme la veille à Couleur Café, le collectif américain se présentait amputé de quelques-uns de ses membres les plus influents (RZA, Method Man, Raekwon, … n’étaient pas là).  Forcément décevant pour les vrais fans de hip-hop mais pas forcément étonnant quand on sait que les membres du groupe ont essayé au maximum de s’éviter lors de l’enregistrement de leur dernier album... Quoi qu’il en soit, la majorité du public, lui, ne leur en tenait pas rigueur, s’amusant aux sons des hits des premiers albums (ceux enregistrés voici une vingtaine d’années) et des morceaux les plus emblématiques des différentes carrières en solo. Un sympathique « mégamix ». Sans plus. 

    >Julien Carette

  • Rock-A-Field 2015 : les trois découvertes à faire ce week-end

    rock a field,kate tempest,talisco,nothing but thievesAprès vous avoir parlé ce jeudi des concerts qu'il ne faut pas rater lors du Rock-A-Field 2015 (qui se tient de ce vendredi à dimanche à Roeser, dans le sur du Luxembourg), nous nous penchons ce vendredi sur les découvertes à ne pas manquer.

    Nous en avons sélectionné trois, une par jour de festival. 

    nothing_but_thieves_1.jpgNothing But Thieves

    (vendredi à 19h sur la Startin' Stage)

    Le jeune quintet britannique fait partie des groupes indépendants qui montent outre-Manche. Pas encore d'album à son actif (celui-ci est prévu pour octobre) mais une poignée de singles et deux EP qui ont retenu l'attention. Ils ont ainsi notamment signé avec une célèbre maison de disque: RCA Records (Pharrell Williams, David Bowie, Alicia Keys, ...).

    Le groupe se dit inspiré par Muse, Kasabian et Jeff Buckley. A l'écoute de leurs premiers morceaux ("Itch", "Wake Up Call", "Ban All the Music"), on aura surtout envie de citer le premier groupe...

    kate_tempest_1.jpgKate Tempest

    (samedi à 21h35 sur la Startin' Stage)

     Chez elle, au Royaume-Unis, on dit d'elle qu'elle est la "The Streets" au féminin. Son premier album, lui, a été nominé pour le prestigieux "Mercury Prize" en 2014. Mais c'est sur scène que la musique de cette rappeuse-slameuse-poétesse prend encore plus de sens. Elle devient dansante et son flow époustouflant. Comme ont pu le remarquer les spectateurs du festival Sonic Visions en novembre dernier. 

    talisco_1.jpgTalisco

    (dimanche à 15h25 sur la Startin' Stage)

    Jérôme Amandi, alias Talisco, est un des phénomènes français de ces derniers mois dans le petit monde de la musique indépendante (nous avions d'ailleurs réalisé son interview en début d'année). Entre pop ciselée et folk puissant, sa musique a tout d'une magnifique découverte. A l'écoute de ses chansons (en anglais), on oscille entre Calexico et Phoenix. De bien belles références.

    >J.C.

  • 12 nouveaux noms (dont Wu-Tang Clan, Bastille et Skip The Use) au Rock-A-Field

    11002589_10152645968586921_7842322368935368060_n.jpgAprès avoir annoncé en décembre la présence de Muse, Alt-J, Boys Noize ou encore Eagles of Death Metal, les organisateurs du Rock-A-Field viennent d'annoncer ce jeudi une nouvelle salve de noms pour son édition 2015. On retient surtout ceux de Wu-Tang Clan, Bastille, Skip The Use et Dotan. 

    Pour rappel, le RAF se tiendra du 3 au 5 juillet à Roeser au Luxembourg. 

    Le vendredi: Bastille, Fox, The Tame & The Wild

    Le samedi: Wu-Tang Clan, Gramatik, Kate Tempest, The Disliked, Ice in my Eyes.

    Le dimanche: Skip The Use, Munity on the Bounty, Marmosets, Dotan. 

    >J.C.

  • Le flow de Kate Tempest a balayé l'AB Club

    Kate Tempest terminait ce vendredi à Bruxelles le volet européen de sa tournée 2014. Une année sans nul doute particulière pour l'Anglaise de 28 ans qui a révélé au grand public ses textes aiguisés sur un flow parfaitement maîtrisé.

    Une (bien meilleure...) rime. Voilà qui est cher à la chanteuse, déjà reconnue depuis de nombreuses années dans le monde de la poésie et du "spoken word" avant de s'attaquer à la musique avec ce "Everybody Down", unanimement désigné comme un des albums de 2014 outre-Mer du Nord. "La version féminine de Roots Manuva et de The Streets" pouvait-on lire en guise de présentation le site de l'AB. 

    kate tempest,ab clubSi elle partage avec le premier des racines dans le "South London" et avec le second le concept d'un album suivant l'histoire de plusieurs personnages, elle possède une personnalité assez forte pour s'émanciper totalement de ces références, aussi flatteuses soient-elles. 

    Elle arrive sur scène après le lancement de l'intro et balance "Marshall 'Law" en regardant tout le premier rang dans les yeux pour mieux lui raconter son histoire. Ou plutôt celle de la vie de Becky, Harry et Pete, des jeunes gens de son âge confrontés problèmes de la vie, avec la solitude en toile de fond. Et d'interpéter son electro-narrative-rap (comme elle l'a elle-même décrit) avec énormément de vie, limitant au maximum toute monotonie grâce à des changements de rythme et une super alchimie avec sa choriste.

    Elle veut faire de cet ultime concert une fête, en tendant une canette de bière à un spectateur enthousiaste ou en s'installant un peu maladroitement à la batterie pendant "A Hammer". Elle rigole en promettant à son batteur de "ne plus jamais recommencer mais bien de poursuivre mes rêves".

    L'émotion semble la prendre après le dernier morceau mais elle revenait sur scène sur l'insistance du public pour proposer, faute d'autres chansons dispos, le début de "Brand New Ancient", son précédent spectacle en poèmes. Nouveaux applaudissements mille fois mérités. >Philippe Sadre


  • Sonic Visions (jour 3): Selah Sue, cela reste de la dynamite

    Sonic-Visions-Couv.jpgLe festival Sonic Visions s'est terminé dans la nuit de samedi à dimanche, après avoir accueilli près de 4000 personnes sur l'ensemble des trois soirées de festivité sur le site de la Rockhal à Esch-sur-Alzette (Grand Duché de Luxembourg). Et comme lors des six éditions précédentes, on a pu faire le plein de découvertes. 

    SelahSueNB.jpgSi la soirée du samedi débutait plutôt mollement avec les groupes luxembourgeois Communicaution et Rome, on passait rapidement à la vitesse supérieure. Sur le coup de 20h30, le musicien anglais Sinkane (et son band), signé sur le célèbre label new yorkais DFA, prenait possession de la grande salle pendant que les Anglaises de The Staves jouaient sous le chapiteau (baptisé Dome) installé sur le parvis de la salle eschoise. Difficile de choisir (comme ce fut souvent le cas durant ce Sonic Visions). Du coup, on va jeter une oreille des deux côtés. Et le contraste est saisissant: dans le main hall, le groove psyché mâtiné d'électro de Sinkane est dansant et festif, tandis que les trois soeurs Staveley-Taylor propose sous "l'igloo" une atmosphère beaucoup plus feutrée. Le trio chante a cappella ou accompagné d'une guitare sèche. Les harmonies sont magnifiques et pour un peu, on se croirait à Noël. "Maman dit que notre premier EP est très bien" lance une des trois soeurs. On confirme. Et il ne devrait être que le début d'une longue discographie vu le talent de ces jeunes filles. 

    La voix soul de Kwabs, la reprise de Grease d'Angus and Julia Stone

    JUlia2.jpgOn effectue ensuite un petit détour pour voir à l'oeuvre quelques minutes les Belges de FùGù Mango (qui comprennent notamment des membres du groupe bruxellois Bikinians) dans le Rockhalcafé. A cinq sur une scène minuscule, ils sont serrés comme des sardines mais balancent leur musique fait de percussions, de soul, de maracas, ... Pas mal mais on file tout de même vite voir Kwabs, LA voix  de cette septième édition du Sonic Visions. On avait déjà eu la chance de voir à l'oeuvre Kwabena Adjepong (son vrai nom) l'été dernier au Pukkelpop. Sa voix soul et envoutante était alors rythmée par de l'électro. Samedi, c'était la version acoustique. Et force est de constater que ... les deux lui vont comme un gant. Voilà assurément un artiste à garder à l'oeil. Surtout que son premier album est prévu pour l'année 2015! 

    Place ensuite à l'une des têtes d'affiche de ce SV 2014: Angus and Julia Stone. Beaucoup étaient d'ailleurs venus avant tout pour admirer le duo - frère et soeur - australien et son folk rêveur. Alternant certains de leurs tubes et morceaux tirés de leur dernier (très bon) album, il a livré une prestation agréable mais par moments un peu molle. Mais on retiendra tout de même une fameuse reprise de "You're the One That I Want" du film Grease. 

    SelahSue5.jpgAutre temps fort de la soirée, le concert de Selah Sue dans une salle pleine comme un oeuf. Pendant que Kate Tempest, une des révélations rap hip-hop de l'année en Angleterre chantait sous le Dome, la jeune Belge de 25 ans faisait exploser le Club à coup de tubes et de nouvelles compositions. Ces dernières se retrouveront sur Reason, son deuxième album, qui sortira en mars. Mais pour l'heure, elle les teste sur la route. Et force est de constater que vu la réaction du public, on se dirige vers un autre smash pour la jolie Selah. Même s'il sera difficile de battre le million d'album vendus de son premier disque. En attendant, ce samedi, perchée sur des talons de 10 cm (ce qui ne l'empêche pas de danser), elle a mis le public dans sa poche en quelques secondes, offrant un show d'une énergie incroyable. De la dynamite ! A charge pour le DJ allemand Fritz Kalkbrenner (le frère de Paul) de réussir à enchaîner derrière. Pas simple, même s'il a plutôt bien relevé le défi dans un tout autre style. 

    >Texte: Julien Carette

    >Photo: Mélodie Mouzon

  • Nouveau single pour Kate Tempest

    Nominée aux côtés de FKA Twigs, Damon Albarn ou Royal Blood (dont l'interview arrive sur Sudpop) pour le "Mercury Pize 2014", récompensant le meilleur album britannique ou irlandais de l'année écoulée, l'Anglaise Kate Tempest est ce qu'on appelle une "sensation" de l'autre côté de la mer du Nord.

    Mélangeant rap et spoken word sur fond de beats dissolus, elle pourrait n'être qu'une petite soeur artistique de Mike Skinner ou d'Anne Clark. Mais Kate Tempest, raconte ses histoires avec son accent et son flow à elle. Sa nouvelle vidéo "Circles" est apparue aujourd'hui sur le net. Quant à la voir en Belgique défendre son "Everybody Down", il faudra attendre son concert le 5 décembre prochain à l'AB Club. > Ph.S.