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  • Kid Noize: "Je suis un peu pâle pour être Stromae, non?"

    maxresdefault.jpgCaché derrière un masque de singe, il s’apprête à faire bouger le monde de la musique electro en Belgique. De single en single, il ne cesse de faire le buzz. Il a même ouvert pour Stromae, Faithless et The Prodigy. L’album, qui fourmillera de featurings (Mustii, Mademoiselle Luna…) ne sortira qu’en février. Mais il faut s’attendre à une véritable déferlante…

    Les singles s’enchaînent et tournent en boucle à la radio, les concerts ont des critiques dithyrambiques… et pourtant l’album n’est prévu que pour février. Cela t’amuse de faire patienter le public à ce point?

    "Il n’y a absolument pas d’envie de ma part de faire monter le désir. Ce n’est pas volontaire. Au contraire, j’aurais déjà voulu sortir cet album depuis longtemps, mais je n’ai juste pas le temps. Je te jure, c’est vraiment un boulot de dingue."

    Mais tu sens qu’il y a vraiment une attente énorme de la part du public?

    "Oui, il y a de l’impatience, mais il y a surtout de l’intérêt alors qu’il n’y a pas encore de support physique de disponible. Et ça, c’est beau. Cela me rend heureux de pouvoir exister sans album, car ce n’est pas évident."

    Tu joues également beaucoup avec le web. C’est ça aussi le futur?

    "Absolument, c’est devenu indispensable. Mon prochain single «Elektropical», il ne passera d’ailleurs pas en radio. Ce sera essentiellement du web, et c’est ma volonté. C’est un autre challenge, une autre histoire qui est en train de s’écrire. La musique évolue, et la manière de la diffuser aussi."

    11752513_10153451980398485_1045146210455000359_n.jpgTe vendre via le live, c’est important aussi?

    "Ce n’est pas important… c’est l’essentiel. On est là pour que les gens dansent et pour faire du show. Tout ça passe avant le fait que les gens puissent écouter mes morceaux chez eux. Je suis avant tout un artiste de concerts."

    À quoi doit-on s’attendre sur scène?

    "À un gros bordel! Aux Francofolies de Spa, on était 21 sur scène au total, et c’était vraiment cool. On a eu des retours extraordinaires du public et des organisateurs. En concert, il faut tenir pendant 1h30. C’est 1h30 de voyage. On passe du point A au point B, mais c’est vraiment hardcore, on n’est pas dans le commercial. Le plus important, c’est de toute façon que ce soit du 100% Black Gizah, le nom de mon label."

    Avoir joué en première partie de Stromae, ça t’a apporté quoi?

    "C’était une étape importante dans ma carrière. Déjà le fait de le rencontrer, de le connaître, c’était cool. On a aussi eu l’opportunité de jouer en première partie de groupes de renommée mondiale comme Faithless et de The Prodigy à Paris. C’est évidemment super-enrichissant et flatteur d’être appelés par de tels artistes. En France, on a la cote. Il y a une confiance qui s’installe, les grands reconnaissent notre travail."

     

    "L’anonymat il me convient hein, je ne m’en cache pas"

     

    Après la tournée en première partie de Stromae, certains ont même cru que c’était lui qui se cachait sous ton masque afin de pouvoir élargir son horizon…

    "Cela m’a évidemment fait beaucoup rire. Il suffit pourtant de regarder la couleur de mes bras. Je suis un peu pâle pour être Stromae, non? J’aimerais bien être aussi bronzé que lui, mais ça me semble compliqué."

    Cette volonté d’anonymat, déjà développée par Daft Punk et d’autres, elle vient d’où?

    "C’est en fait plus pour montrer que pour ne pas montrer. Ce n’est pas pour me cacher, mais plutôt pour accorder de l’importance à l’image, à l’esthétique. Car bien sûr, ce serait plus simple sans un masque. Mais chez Kid Noize, l’image elle est faite pour être montrée. Maintenant, l’anonymat il me convient hein, je ne m’en cache pas."

     

    "Le masque? Cela me prend 3 heures pour le mettre!"

     

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    Le projet ne serait pas le même sans ça?

    Je ne veux pas qu’on retienne l’anonymat, ce qu’il faut retenir c’est la tête de singe. C’est ça la chose la plus forte. L’anonymat, les gens s’en foutent.

    Pourquoi une tête de singe d’ailleurs?

    C’est toute une série de références liées aux années 80. C’est un mix entre la "Planète des Singes", l’univers de Michael Jackson, la pop, les road-movies.

    Cela te prend combien de temps pour le mettre avant les concerts?

    Plus de trois heures! C’est un truc de dingue!

    Sur l’album, il y aura énormément de collaborations. Comment les sélectionnes-tu?

    Moi je ne chante pas, donc j’en ai besoin. Je travaille vraiment aux coups de cœur, comme pour mon label Black Gizah d’ailleurs. Je peux citer Mustii, Evernest, Mademoiselle Luna, et d’autres. Certains ont déjà une carrière, d’autres pas encore.

    Comment vois-tu le projet Kid Noize évoluer par la suite?

    Je suis très confiant pour la suite. J’ai déjà un projet de court métrage, qui me tient très à cœur.

    C’est important pour toi ce mélange des disciplines?

    Bien sûr, c’est même l’essentiel. Kid Noize, c’est 50% l’image et 50% le son.

    Pourrais-tu un jour faire quelque chose de totalement différent, éloigné de la musique?

    C’est une très bonne question.

    Donc tu n’as pas la réponse?

    Non, tu me poses une colle…

     

    "Le futur, c’est DJ Snake. Lui, c’est le nouveau David Guetta"

     

    Quelles sont tes références, tes influences?

    Il y a évidemment Gorillaz, qui joue aussi énormément sur l’image et l’esthétique tout en ayant une musique de qualité. Mais aussi Kraftwerk, que j’écoute encore beaucoup. C’est hyper fort comme musique, c’est culte.

    Tu fais vraiment la différence entre le rock et la musique électronique.

    Bien sûr, il y a une vraie séparation. Dans leur essence, ce sont deux genres totalement différents. Le rock, c’est une musique du passé. Alors que la musique électronique, c’est le futur. Je fais une musique du futur. Tous les matins, tu peux allumer ton ordi en te disant qu’un nouveau son est sorti pendant la nuit. On a avancé d’un pas vers le futur, et ça c’est la magie de la musique électronique. Kid Noize, c’est ce fan de Kraftwerk et de Jean-Michel Jarre, qui utilise des vieux synthés analogiques. Pour moi, un synthé, c’est le plus bel objet au monde. Maintenant, je pense que tu peux être un rockeur et faire de l’electro et inversement. Tu peux être au milieu, mais ce sont deux styles totalement opposés.

    En electro, qu’écoutes-tu actuellement?

    Le futur, c’est DJ Snake. Lui, c’est le nouveau David Guetta.

     

    >Recueilli pour Christophe Van Impe

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