king hiss

  • Therapy?, ces bons vieux potes

    En ce lundi de Pâques, les Nord-Irlandais les plus sympas de tous les temps ont réussi à secouer comme aux premiers jours une salle acquise à leur cause. Plus que jamais, l'image "c'est comme revoir des vieux potes" prend toute sa signification.

    On va éviter les références aux cloches et aux oeufs pour entrer directement dans le vif du sujet: en première partie, les Flandriens tendance metal de King Hiss ont décrassé les oreilles des spectateurs. Les chansons s'enchaînent bien, c'est puissant et le groupe partage parfaitement son énergie pour une mise en bouche réussie et bien suivie dans le public.

    therapy?,ancienne belgique,king hissMais voilà, ce dernier est là pour ses Therapy? adorés qui débutent avec "Still Hurts", le premier single issu de "Disquiet", sorti le mois passé. A peine le premier zakouski en bouche qu'Andy Cairns et son fidèle bassiste Michael McKeegan nous enfoncent dans la bouche "Isolation" et un féroce "Die Laughing". Résultat: une belle bamboula où, à l'instar des fans de sensations fortes dans les parcs d'attractions, les crowdsurfeurs retournent faire la file. Nouveau cadeau pour eux un peu plus tard avec le duo "Screamager" (lancé par une parodie "I wish that I could be like the cool kids, cuz all the cool kids... well, fuck the cool kids!")-"Teethgrinder".

    Les chansons du nouvel album passent pas mal et les deux gars pointent du doigt en souriant vers les spectateurs comme s'ils en reconnaissaient quelques-uns. C'est même pas impossible en fait... Salement touché par la grippe il y a une dizaine de jours, au point d'annuler deux dates en Angleterre, Andy a retrouvé quasi l'ensemble de ses moyens. Après un "Diane" chauffé à blanc, il sort de scène avec sa guitare, comme pour mieux y revenir. 

    "Knives" ("A love song!") ouvre le rappel, puis Andy se souvient de son premier passage au VK en 1993 avec les anciens "Skinning Pit", "Potato Junkie" et "Nowhere", toujours aussi fédérateur. Après une heure trente de concert, les trois lascars saluent le public bras-dessus bras-dessous, comme des... potes. >Philippe Sadre