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  • Liam Gallagher était à Esch vendredi et il n'a pas changé

    Beady Eye.pngLes légendes du rock de la trempe de Liam Gallagher se comptent sur les doigts d’une main. On exagère à peine. Qui, si ce n’est l’ancien leader d’Oasis, peut se targuer d’avoir fait partie d’un des plus gros groupes de rock de ces vingt dernières années, d’avoir vendu des millions d’albums, d’avoir rempli deux fois le Wembley Stadium en quelques minutes, d’avoir incarné  à ce point le triptyque « sex, drugs & rock’n’roll » ? A part Mick Jagger et Keith Richards, Dave Gahan (Depeche Mode), Iggy Pop ou ou David Bowie, franchement, on ne voit pas. Bref, Liam Gallagher, ce n’est pas Bono ou Chris Martin, loin s’en faut.

    Vendredi soir, donc, la scène de la Rockhal d’Esch-sur-Alzette (Luxembourg) accueillait une véritable légende du rock’n’roll : Liam « fookin’ » Gallagher et ses Beady Eye, le groupe formé sur les cendres  encore chaudes d’Oasis, suite à la séparation du groupe en 2009. Soit Oasis au grand complet, moins Noel Gallagher. Et accompagnés désormais par un ancien Kasabian, à la basse. P1090643.JPG

    A 21h30 tapantes, les Mancuniens montent sur scène. Les premières notes de « Flick of the finger » retentissent. Le son est lourd, les musiciens bien en place, et Liam Gallagher statique derrière son pied de micro. Long manteau remonté jusqu’au menton, lunettes de soleil sur le nez, mains croisées dans le dos, l’homme toise le public quelques très longues secondes avant de commencer à chanter. Première (bonne) surprise : on le croyait abimé par les excès et  la voix en rade… il n’en est rien. Liam chante encore très bien, et on retrouve la même voix que celle découverte sur les premiers albums d’Oasis il y a déjà plus de 20 ans. A vrai dire, malgré près de deux décennies de musique au compteur, le chanteur semble ne pas avoir bougé d’un iota : même morgue, même postures, même voix, même prestance, même charisme. Classe.

    Le groupe enchaîne pour commencer  quelques morceaux de BE, son très bon dernier album : « seconde bite of the appel », « soul love », « Iz Rite », etc. Du rock’n’roll de bonne facture, classique, efficace, parfaitement maîtrisé. Un peu trop, peut-être, car les musiciens et le chanteur semblent avoir du mal à cacher une certaine lassitude. Ou est-ce du je m’en foutisme ? Liam Gallagher n’a certes jamais vraiment été un grand communicant, mais à ce point-là… A part pour sermonner un fan qui jetait des t-shirts sur scène (« we don’t need your fookin’ shit man, stop throwing your shit man », - ce genre)  on ne l’aura pas vraiment entendu taper la causette.

    P1090569.JPGLes morceaux s’enchainent donc les uns aux autres sans trop de transitions. Puis, sans prévenir, les accords de « Wonderwall » résonnent dans la salle. Le public est ravi et reprend les paroles en chœur. Visiblement, c’est un peu (surtout !) cela qu’il attendait… Le groupe enchaînera avec « Cigarettes & Alcohol », un titre présent sur « Definitely Maybe ». Et c’est à peu près tout ce que le groupe jouera d’Oasis ce soir. Le set se poursuit néanmoins avec quelques très chouettes morceaux :  « i’m just sayin’ »,  « the Roller », « Start a new »… 

    Avant de quitter les lieux, le groupe gratifiera le public d’une excellente reprise de « Gimme Shelter »,  des Stones, en guise d’unique rappel. 22h45, réglés comme des horloges suisses, Liam Gallagher sort de scène, sans dire « merci d’être venus » ni même « au revoir ». On ne se refait pas.

    Mais de l’avis général, on a assisté à un très bon concert, malgré un groupe un peu figé et un son qui aurait pu être un peu mieux équilibré.
    > Par Romain Goffinet

  • Oasis de retour en août 2014?

    Unknown.jpegOasis, c'est-à-dire Noël et Liam Gallagher, à nouveau réuni(s) l'été prochain? Cela semble impossible. Qui plus est quand on se rappelle que Noël avait déclaré ne jamais vouloir se reformer avec Liam, "même si la faim dans le monde dépendait de ça."

    Et pourtant, le journal anglais Daily Mail a rapporté la breaking news suivante: "Liam et Noel seraient discussion pour reformer le mythique groupe". Qu'est-ce qui pourrait leur faire changer d'avis? L'appât du gain, pardi ! Des promoteurs les auraient approchés en évoquant des sommes très très importantes pour se reformer afin de fêter les 20 ans de leur premier album, Definitely Maybe.

    Si reformation il y a, celle-ci aurait lieu durant l'été 2014 du côté Knebworth, soit exactement cinq ans après leur "split" au festival Rock en Seine 2009.