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  • Skrillex, Foals, The Hives ou Triggerfinger au Rock A Field 2014

    1471321_10151759872731921_1783741145_n.pngLe festival luxembourgeois du Rock A Field a, lui aussi, dévoilé ses premiers noms. Ils sont au nombre de dix : Skrillex, 30 Seconds to Mars, Foals, Triggerfinger, Wiz Khalifa, The Hives, Sportfreunde Stiller, Gentleman, Thees Uhlmann et Angel At My Table. 

    Une grosse trentaine de noms suivront dans les prochains mois. 

    Le RAF se tiendra du 27 au 29 juin à Roeser, pas loin de Luxembourg-ville. 

  • "On jouera à Werchter dans une version spéciale" balancent les C2C

    c2c-band.jpgC2C, c’est la réunion de quatre DJ’s talentueux originaires de Nantes. Dimanche soir, le quatuor a enflammé la plaine de Roeser en clôture du Rock-A-Field, édition 2013. Rencontre décontractée avec Atom, Thomas à la ville, venu en train depuis Bruxelles (où il vit avec sa compagne liégeoise), et son compère 20syl, alias Sylvain, qui vit toujours à Nantes.

    C’est la première fois que vous venez au Rock-A-Field. Et la Belgique, vous connaissez?

    On aime beaucoup les Belges. D’ailleurs, c’est le premier pays qui nous a suivi après la France. Je me suis installé à Bruxelles depuis peu. Ma copine est Liégeoise. Comme je fais souvent le trajet entre Paris et la Belgique en Thalys, on a décidé de couper la poire en deux pour les trajets par rapport à Paris. Du coup, on est parti s’installer à Bruxelles. Pour l’instant, ça se passe bien, même si je n’ai pas encore vraiment eu le temps de découvrir la ville. Quand je suis là, je profite plutôt des moments passés avec ma compagne dans notre appartement.

    Et les artistes belges?

    Nous en connaissons mais c’est difficile de citer des noms. Nous avons joué avec Puggy pour la dernière de Taratata sur France 2. Sinon, on connaît bien Soulwax. Nous avons rencontré Stromae aussi. Mais on ne le connaît pas personnellement.

    Vous vivez un succès fulgurant…

    C’est difficile de s’attendre à ce que ça prenne… Notre succès auprès du grand public, nous n’avons jamais imaginé que ça irait aussi loin. Nous avons essayé de faire un disque qui nous ressemble le plus possible. Le reste, on n’y a pas réfléchi. Les choses se sont bien goupillées pour nous.

    Vous êtes en tournée depuis presque un an et demi. N’est-ce pas trop long?

    C’est fatiguant car c’est un rythme à tenir. Il nous reste peu de temps pour notre vie privée mais c’est comme ça. Là, nous approchons de la fin de la tournée française. On va faire plusieurs festivals cet été. Dont Wechter (NDLR: les quatre Nantais seront au Rock Werchter vendredi 5 juillet à 20h), où nous jouerons sur scène dans une version spéciale avec des musiciens, des guests, des percussionnistes, et une grosse scénographie. Mais on continue aussi à se développer, en Europe ainsi qu’aux États-Unis… On est en route jusqu’en décembre puis on verra pour la suite. Mais pour l’instant, nous avons un peu la tête dans le guidon. Ce n’est pas facile de prendre du recul…c2c,werchter,rock a field,raf

    Vous avez joué dans de petites salles avant de vous produire dans les plus gros festivals. Que vous apporte le fait d’être sur scène?

    Le live est un des outils qui permet au groupe de se développer. Jouer en live, cela nous a donné une crédibilité. Pour nous, c’est important car le public a pu se rendre compte que nous étions un vrai groupe, pas juste un produit commercial.

    Avez-vous un rituel de groupe avant d’entrer sur scène?

    Oui, nous avons un cri de guerre: FUYA. C’est aussi l’un de nos premiers titres sur notre album Tetra. Nous l’avons conservé comme cri. Cela ne veut pas dire grand-chose, c’est une onomatopée. En fait, la première fois que nous avons entendu ce mot, nous étions dans un restaurant en Chine. Le cuisinier appelait les serveurs en leur cirant «FUYA». On trouvait que cela sonnait bien et on l’a gardé par la suite.

    Et pour la suite? Un deuxième album est-il déjà prévu?

    On ne s’est pas fixé d’échéance ni de date. Certains membres du groupe ont des projets solo aussi. Nous avions tous la trentaine quand nous avons sorti Tetra, notre premier album. On s’est ouvert à pas mal d’univers musicaux. Nos inspirations sont larges et on a voulu mixer tout ça pour faire un album qui nous ressemble.

    Et puis, on risquait de s’exposer à une critique assassine en sortant notre deuxième album trop vite par rapport au premier. Nous ne voulons pas nous mettre la pression, ni revenir au moment où tout le monde nous attend au tournant. Pour le moment, nous essayons juste de profiter de tout ce qui nous arrive. C’est déjà pas mal!

  • Notre interview avec Phoenix : « Travailler sur le prochain Johnny Hallyday? Non »

    DSC_0642.JPGLes Français de Phoenix étaient la grosse tête d’affiche de la journée du samedi de l'édition 2013 du Rock-A-Field, ce week-end au Grand-Duché. Christian Mazzalai (guitare) et Thomas Mars (chanteur) nous ont accordé quelques minutes avant leur concert une petite interview. Pour rappel, ils seront à Rock Werchter ce vendredi.  

    Thomas, Christian, c’est votre première fois au Rock-A-Field mais vous êtes déjà venus jouer au Grand-Duché…

    Thomas Mars : Oui, deux fois. La première au début des années 2000 puis en 2010 après l’album « Wolfgang Amadeus Phoenix ». 

    A chaque fois à l’Atelier, non ? Une petite salle. Vous préférez les petits endroits ou les grandes scènes comme ce samedi ?

    T.M. : Oui, c’était là-bas. Et sur papier, les petits clubs sont plus agréables.

    Christian Mallazai : Mais en matière de scène, toutes les règles sont fausses. 

    C’est-à-dire ?

    C.M. : Qu’on peut être persuadé que dans une telle salle, cela va être une cata, alors qu'en réalité cela devient la plus belle des victoires. Et inversément… En dix ans, on n’a toujours pas compris comment ça fonctionnait (sourire).  

    "On ne veut pas une vie de tennisman"

    Votre précédente tournée avait été très longue. Celle-ci est du même acabit ?

    T.M. : Elle avait duré deux ans, s’agrandissant petit à petit. Pour l’actuelle, on ne veut pas savoir à l’avance quand elle se terminera. 

    C.M. : On ne souhaite pas avoir une vie de tennisman qui sait d’avance où il sera la semaine, le mois ou l’année d’après. Ce serait un peu déprimant. Pour l'instant, on est parti jusqu’en mars. Ensuite, on verra. Suivant nos désirs. Vous savez, si on le voulait, on pourrait tourner pendant cinq ans de suite… Généralement, on arrête quand on sent qu’on ne progresse plus. Mais on en est encore loin. 

    Familialement, cela doit être difficile à gérer de partir pour deux ans de tournée…

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    T.M. : Oui mais on tourne « à la française ». C’est-à-dire, en gros, qu’on joue deux semaines puis on revient deux semaines.

    Cela doit encore être plus compliqué pour vous, Thomas, de faire coincider vos agendas avec votre épouse réalisatrice (NDLR : il s’agit de Sofia Coppola qui vient de sortir « The Bling Ring »)…

    T.M. : Ouais…

    C.M. : Elle, elle filme à l’italienne : une semaine de boulot, trois de repos (rire général). 

    Certains groupes tournent de manière "industrielle" : en gros, ils font ça non-stop. Ce n’est pas notre cas. Nous, on est comme un grand restaurant. Il faut qu’il y ait des phases où on réfléchisse à ce qu’on va faire, où on change notre carte. D’où les plages de "repos" dont on parlait. On veut que ça reste une démarche avant tout artistique. 

    T.M. : On ne veut pas rentrer dans une certaine routine.

    C.M. : Mais là, ces derniers temps, on était « à l’américaine » et cela nous a d’ailleurs peu réussi. Nous avons trop travaillé ces derniers six mois. Ce n’est pas forcément les concerts, les interviews, …  mais plutôt toutes les préparations à réaliser. On a un petit problème : on veut tout contrôler. On n’est pas du genre à déléguer. Cela va jusqu’à chaque lumière lors de chaque seconde des concerts… Heureusement, à l’heure actuelle, c’est plus calme. 

    "Il fallait qu'on invente quelque chose"

    DSC_0682.JPGEn live, vous avez considérablement progressé depuis vos débuts, avec l’album United (2000)…

    T.M. : On était mauvais. Et nous n’étions pas les seuls à le penser (sourire). 

    C.M. : La chance qu’on avait, c’est qu’à l’époque, le monde entier était extrêmement mauvais (sourir). Du coup, on parvenait tout de même à se situer dans la bonne moitié. 

    Et puis, il fallait aussi qu’on invente quelque chose. Cela a pris du temps. Les Anglais et les Américains, ils ont une tradition musicale derrière eux. Chez nous, dans notre genre, c’était le désert. Tout était à faire.

    On a souvent dit que Phoenix était plus apprécié en dehors des frontières de l’Hexagone qu’en France…

    C.M. : Cela a été le cas. C’est moins vrai depuis trois albums. Notez qu’au début, on était aussi assez taquin. On n’allait pas du tout dans le sens du poil. Donc, on ne peut pas vraiment en vouloir à quelqu’un. 

    D’autres Français, ceux de M83, ont connu le même genre de parcours que vous. Il a fallu qu’une certaine presse américaine les encense pour que cela commence à marcher en France. Comment l’expliquer ?

    T.M. : De notre côté, on ne cherche pas vraiment à comprendre. Au troisième album, on s’est juste posé des questions sur le fait qu’on tournait peu en France. On était dans une situation où on avait déjà joué deux fois dans certaines villes étrangères et pas à Marseille par exemple.

    C.M. : Mais c’est une excellente question…   

    "Ecrire pour les autres? Je ne pense pas qu'on saurait"

    Toute proportion gardée, on connaît un peu le même phénomène en Belgique où les groupes flamands passent très peu en Wallonie et inversément. Récemment, Balthazar nous disait même qu’un groupe néerlandophone devait passer par la France pour tenter de percer au sud du pays…

    T.M. : On juge plus facilement son voisin, tout simplement. Et on a des a priori. Et ils sont difficiles à gommer. Nous avons aussi connu ça du fait que nous venons de Versailles. 

    C.M. : Ce n’était pas l’idée que les gens se faisaient d’un groupe rock.  Mais c’est ça qui nous intéresse : faire des choses que personne n’a encore réalisé. 

    Thomas, une rumeur a circulé voici quelques jours annonçant que vous alliez participer au prochain album de Johnny Hallyday, tout comme le chanteur de Muse, Matthew Bellamy…

    T.M. : Non, ce n’est pas vrai.

    Cela vous plairait d’écrire pour les autres?

    T.M. : Je ne pense pas qu’on soit capable de composer pour quelqu’un d’autre. Une grande partie du plaisir qu’on a de faire de la musique, c’est de la réaliser ensemble au sein du groupe.  Il y a un "esprit famille" chez Phoenix. 

    C.M. : Et puis, on a un processus créatif très bizarre. Et je ne pense pas qu’on puisse l’imposer à quelqu’un d’extérieur. On n’est pas comme un groupe normal où on peut changer un tel par un tel. Il y a une alchimie qu’il faut pouvoir garder. 

    En ce moment, vous écoutez quoi ? 

    T.M. : Les Canadiens de Mac DeMarco.

    C.M. : On les aime beaucoup ces petits gars. On a tourné avec eux. 

    Pour le reste, ma théorie, c’est que 2013 est l’année où la musique meurt.  Pourquoi ? C’est juste un sentiment. Comme Nietzsche qui disait dans certains de ses écrits que Dieu est mort. 

    Par Julien Carette

     
  • Les Bloc Party annoncent qu'ils arrêtent

    1002294_10151486557086921_995630361_n.jpgBloc Party, le groupe de Kele Okereke, jouait hier soir au Rock-A-Field au Grand-Duché. Et selon un poste des organisateurs sur facebook et un dessin balancé par le groupe lui-même (voir ci-contre), ce dernier a décidé de "spliter".

    Un  nouvelle un peu surprenante dans la mesure où le groupe a annoncé la sortie d'un EP pour cet été... Quoi qu'il en soit cette tournée est donc la dernière de Bloc Party. Il ne faudra donc pas les manquer à Werchter ce jeudi ! Surtout que leur prestation à Luxembourg était de haute volée. 

  • Rock-A-Field (2) : Nos bons plans musicaux

    Rock+A+Field+2013+Sunday+raf.jpgSi on vient souvent à un festival pour les têtes d’affiche de la soirée (Phoenix le samedi, Queens of The Stone Age, Volbeat ou Bloc Party le dimanche), les plus belles découvertes se font l’après-midi. Et au RAF, il y aura de quoi faire : 

    - Kodaline : Ces Irlandais partagent le même manager que Coldplay … et ce n’est pas le seul point commun à l’écoute de leur premier album (In A Perfect World qui vient de sortir et est rempli de belles mélodies).  Si ça tombe, dans quelques années, vous ne pourrez plus les voir que dans des stades… 

    - Macklemore & Ryan Lewis : La révélation hip-hop de l’année au States. La jeune génération est dingue des morceaux « Thrift Shop » et « Can’t Hold Us ».  Cela va beaucoup « jumper » ! Une vraie tête d’affiche cachée à 16h. rock-a-field,raf,phoenix,queens of the stone age,volbeat,bloc party,kodaline,macklemore & ryan lewis,of monsters dans men,jake bugg,tame impala

    - Of Monsters and Men : Tout le monde va danser sur leur tube « Little Talks », le morceau 2012. Ambiance garantie ! 

    - Jake Bugg : La dernière pépite venue de Grand-Bretagne (où il a été numéro 1 des Charts). Du rock rétro mais avec une modernité dingue.

    - Tame Impala : Ces Australiens sont les nouveaux rois du rock psyché. Forcément un peu « zarbi » mais à ne pas rater. 

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    Par Julien Carette