rotonde

  • Anaïs, plus forte que la toux

    C'est une bonne bronchite, et non une angine, qui a frappé Anaïs la semaine passée. Elle était pourtant bien là ce mercredi soir à la Rotonde pour assurer le volet bruxellois de sa tournée "HellNo Kitty". Et la toux n'a pas eu raison d'elle devant un public venu en mode "on va revoir une bonne copine".

    Cela faisait quelques jours qu'elle avait annoncé sur Facebook qu'elle avait la crève, tout en écrivant à ses "mogwaïs" (en référence anecdotique aux "Monsters" de Lady Gaga) : "Bon, j'ai plus de fièvre, mais j'ai encore un peu la voix de Kathleen Turner (...) But the show must go on, Bruxelles, me voilà!" Ouf, on était donc sûr de sa présence ce mecredi!

    anaïs,botanique,rotonde

    Elle commence son set avec "What Would We Have Done Without Joni Mitchell?" et remarque avec plaisir que la salle (surtout la partie à sa gauche) reprend directement en choeur. Bref, comme probablement lors de chacunes de ses prestations, c'est un public conquis qui se trouve en face d'elle. 

    Chaque chanson est l'occasion de plaisanter, que ce soit à propos de la salle, de Bruxelles, de son "short trop petit, comme je pense chaque fois que je vais perdre du poids" ou de son état de santé... Et après avoir demandé un mouchoir au public, voilà qu'elle reçoit un paquet entier sur scène quelques minutes plus tard! On se demande comment le chanteur de Royal Blood aurait pris la chose... :crossover:

    Niveau setlist, elle (se) fait plaisir, avec les anciens ("Mon coeur, mon amour", "Elle sort qu'avec des Blacks") et les nouveaux morceaux ("Une petite fuite", "DRH", "L'autotune"). Sans oublier l'inimitable "Pendant ce temps-là en Ecosse" avec sa chemise lui servant de kilt et son verre de pastis remplaçant le whisky tourrrrbé. 

    Elle quitte la scène après avoir interprété le toujours excellent "Christina", le temps de tousser une nouvelle fois un bon coup en coulisses, et la revoilà pour un final parlant d'un petit cochon en pain d'épice et en transformant les spectateurs en danseurs hawaiiens. Evidemment, ça ressemble plus à une succession de sketches qu'à un concert, mais ça fait aussi partie du personnage. Et c'est pour ça que le public s'est déplacé et a apprécié. Encore un concert demain en France et elle aura le temps de se retaper complètement! >Philippe Sadre (Photo C.V.I.)

     

  • Recorders a fait sautiller la Rotonde

    Un premier full album ("Above The Tide") sous le bras, Recorders continue d'écumer les scènes belges avec son rock alternatif sautillant. Ce samedi soir, c'est la Rotonde du Botanique qui affichait complet pour le quintet, qui a fait de cette "première date en tête d'affiche" une belle fête.

    Trois EP, un album donc et de nombreuses dates depuis sa création en 2006; on peut dire que Recorders n'a pas chômé ces dernières années. Jolie récompense: une Rotonde complète en ce début 2015. Et on sent directement la bonne humeur générale gagner la salle au son de leur indie-rock colorée et plutôt inspirée. recorders,birdy hunt,botanique,rotondeEvidemment, on pourrait reprocher que les influences submergent un peu trop la création propre (un groupe comme Foals n'est jamais loin, voire tout proche, et pas que dans le look du chanteur), mais Recorders a enregistré ces fameuses influences avec intelligence et les retranscrit avec verve. Les morceaux connus font plaisir et les deux inédits sont de belles surprises. En fin de set, Barry "Fratelli" Wallace (du groupe écossais du même "nom avec un "s"", qui a partagé avec Recorders son producteur-mixeur et même la scène le temps de quelques concerts en Angleterre, à gauche sur la photo) prend la basse puis la batterie lors du rappel pour clôturer la soirée en beauté. 

    En première partie, Les Français de Birdy Hunt avaient quant à eux la reçu la mission de chauffer la Rotonde. En gros, un groupe pop-rock qui a pour lui des chansons bien travaillées et formatées bande FM, mais contre lui une attitude "boys band" qui peut tourner au désagréable selon les affinités. Finalement, tout ce petit monde prolongeait la fête dans un bar un poil branchouille de la capitale, avec Barry balançant de bons sons rock british un mojito à la main. Santé! >Ph.S.