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  • 7 découvertes à faire au Sonic Visions

    12189170_1006499882741570_3325735147363076532_n.pngFestival avant tout de découvertes musicales, le Sonic Visions fera le plein de super-groupes ces vendredi et samedi à la Rockhal d'Esch-sur-Alzette. Outre les têtes d'affiche (Death Cab For Cutie, AaRON, Alabama Shakes, ...), on retrouvera donc quantités de noms peu connus (ou presque) du grand public. On a effectué un petit tri pour vous.

    Revue d'effectifs: 


    Black Box Revelation (Club, vendredi 21h) :
    sonic visions,black box revelation,jack garratt,haelos,alex vargas,flo morrissey,ishdarr,algiersTrès connu en Flandre, ce duo belge (guitare – batterie) l’est un peu moins par chez nous. Pourtant, avec quatre albums sous le bras (le dernier date de quelques jours), il a joué son rock puissant aux accents roots un peu partout en Europe et aux USA. Elu meilleur concert du dernier Pukkelpop par le magazine Humo, BBR est à ne pas manquer au Sonic Visions !

    Jack Garrett (Box, vendredi 22h30) : Peut-on encore parler de révélation en évoquant Jack Garratt, ce jeune Anglais au look de bucheron qui était à Rock Werchter l’an passé et a déjà joué un peu partout dans le monde ? Pas sûr, même si son premier album n’est prévu que pour début 2016. Toujours est-il que si vous êtes fan de James Blake ou Jamie Woon, il faudra être dans la Box ce soir.

    sonic visions, black box revelation, jack garratt, haelos, alex vargas, flo morrissey, ishdarr, algiersHaelos (Box, samedi 20h30) : Le trio londonien pourrait bien être une des révélations de 2016. Il est en tout cas déjà annoncé comme un des groupes à suivre lors du festival Eurosonic (qui se tiendra début janvier du côté de Groningen), le rendez-vous qui révèle chaque année son lot de talents européens. Une tournée aux USA est également annoncée. Et leur premier EP (« Earth Not Above », sorti en 2015) a déjà marqué les esprits dans une veine électro – trip-hop qui pourrait bien rappeler quelques bons souvenirs (des années 90) à certains.

    Alex Vargas (Dome, samedi 21h30) : Ce jeune Danois habitant du côté de Londres a quelques chose de … Sam Smith. Certes, sa voix n’est pas aussi puissante ou crystaline que celle de l’interprète du nouveau thème de James Bond mais ses compos marquent. Certains ne s’y sont pas trompés, puisque sa chanson « Solid Ground » a été écoutée près de 1,4 millions de fois sur Spotify.

    sonic visions, black box revelation, jack garratt, haelos, alex vargas, flo morrissey, ishdarr, algiersFlo Morrissey (Café, samedi 22h) : N’y allons pas par quatre chemins : cette jeune Anglaise possède une des plus belles voix entendues en 2015. Son premier album folk « Tomorrow Will Be Beautiful » tourne en boucle sur notre platine (ouais, on possède toujours une platine) depuis sa sortie voici quelques mois. Si vous aimez les petites mélodies calmes accompagnées d’une voix fragile…

    IshDARR (Café, samedi 23h): Il n’a pas encore 20 ans mais  Ishmael Ali (IshDARR sur scène) est peut-être bien l’avenir du rap américain. S’il ne faut pas mettre la charrue avant les bœufs, les débuts de ce natif de Milwaukee sont en tout cas très prometteurs. A l’image de son single « Too Bad », une des petites bombinettes musicales de 2015. 

    Algiers (Dome, samedi 23h30) : Une musique rock, voire post-punk, avec une voix soul-gospel, voilà le son des Ricains d’Algiers. Leur premier album est un des disques les plus hantés entendus ces derniers mois. A découvrir sur scène. 

    >J.C.

  • "Avec le Sonic Visions, on se sent proche des Transmusicales de Rennes"

    12189170_1006499882741570_3325735147363076532_n.pngSi la Belgique regorge chaque été de festivals, il faut bien avouer que la saison hivernale est bien plus vide à ce niveau-là. Il faut donc se tourner vers les pays limitrophes pour satisfaire ses envies. Côté français, on a droit au festival des Inrocks, au Pitchfork ou aux Transmusicales. Aux Pays-Bas, on retrouve l’Eurosonic. Et au Luxembourg, il y a ... le Sonic Visions à Esch-sur-Alzette, dans les murs de la Rockhal.

    Un festival qui accueillera à partir de ce jeudi AaRON, Death Cab For Cutie, ou encore Alabama Shakes. Un festival qui fait surtout chaque année le plaisir de ceux qui aiment découvrir (si possible avant tout le monde) les espoirs musicaux de demain. L’édition 2015 (la 8e) prendra véritablement son envol ce jeudi avec une soirée … métal.

    Avant les trois coups, on a parlé de tout ça (et bien plus encore) avec Arnaud Velvelovich, un des programmateurs de l’événement eschois.

     

    Le Sonic Visions, c’est quoi ? « C’est avant tout un événement dédié aux fans de musique. Il y a la partie festival où on programme des artistes qui ont marqué l’année écoulée et ceux qui (on l’espère) marqueront celle à venir. Si on compare avec les autres festivals hivernaux, on possède quelques noms en commun avec celui des Inrocks (Algiers, Alabama Shakes, Jack Garratt, Son Lux et Flo Morrissey) mais on se sent plus proche musicalement des Transmusicales de Rennes. On a la même envie de faire découvrir les groupes et les tendances de demain.

    12233367_10206479776207977_1907605976_n.jpgMais à côté, le Sonic Visions, c’est aussi des conférences qui ont lieu en journée. Elles sont sold-out chaque année. On y a une approche plus théorique de la musique. L’industrie musicale n’est pas très développée au Grand-Duché et on essaie d’apporter certains outils aux personnes présentes. On essaie de leur apporter des clés pour essayer de percer. Par le passé, on a eu comme intervenant l’ancien manager de Stevie Wonder, un autre qui s’est occupé de Pink Floyd ou The Clash, un big boss de Youtube, ... Cette fois, on accueillera notamment Jesper Gadeberg, chroniqueur au Huffington Post mais dont le travail est avant tout de placer des musiques dans des publicités. Il a bossé notamment pour le festival de Cannes. Benji Rodgers, le président de Pledgemusic, une société qui fournit aux artistes tous les outils pour atteindre plus facilement leurs fans sur le net, sera également là. Comme beaucoup d'autres acteurs du monde de la musique. »

     

    Un concept qui change (un peu). « L’an passé, nous étions sur trois soirées, dont une réservée à des groupes de la grande région. Cette dernière n’existe aujourd’hui plus. Simplement parce que le projet européen « multipistes » qui était derrière son organisation a cessé. Et comme de notre côté, on avait une grosse envie d’organiser une soirée métal, on a pris cette option. Le métal est très dynamique dans cette région. Il existe une grosse « fan base » qui va aux concerts, achète encore des albums, des magazines, … C’est ainsi que ce jeudi, on accueillera deux belles têtes d’affiche : les Norvégiens de Shining et les Australiens de Caligulas Horse. Ils seront accompagnés par cinq autres groupes luxembourgeois, lorrain et allemand.

    Il y a aussi eu, pour la première fois, un « warm up » vendredi dernier avec notamment l’Australien Josef Salvat, un des jeunes qui montent, et les Américains de Son Lux, un des meilleurs groupes indépendants à voir en live en ce moment (NDLR : on confirme !). Deux artistes qu’on voulait absolument programmer … mais dont les dates de disponibilité ne convenaient pas avec les dates du festival. D’où cette soirée placée juste une semaine avant le festival. 

    Pour le reste, les deux grosses soirées habituelles, vendredi et samedi, ne bougent pas. »

     

     Son Top 5 des découvertes à faire. « Mon Top 5 ? Ouh c’est difficile… Il y a tellement de découvertes à faire ces vendredi et samedi à la Rockhal. C’est la philosophie de l’événement ! Mais je dirais :

    2015ALGIERS_press_220515.hero.jpg- Algiers (USA) : ces rockeurs américains ont sorti un (premier) album incroyable. Et sur scène, ils sont très bons. Ils affichent un gros charisme.

    - Rag N Bone Man (Ang) : un Londonien qui vient du hip-hop mais possède une vraie inspiration soul. Très charismatique, lui aussi. Et puis, il a une voix à vous couper le souffle. Il est déjà dans les charts anglais mais son potentiel est incroyable ! Et il se produira chez nous avec tout son band. Je l’ai déjà vu, ce sera énorme !

    - Alex Vargas (Dan) : il est Danois mais vit en Angleterre. Il s’est révélé l’été dernier au festival américain SXSW, puis à Glastonbury. Son premier album sortira en 2016. Une musique minimale avec une voix incroyable. Celle-ci est suave, tout en pouvant monter très haut et afficher beaucoup de profondeur.

    - 3SomeSisters (Fra) : le groupe qui sert actuellement de « backing band » à Yael Naim en tournée. Ils ne font que deux dates cet automne : le Sonic Visions et les Transmusicales. 2016 risque bien d’être leur année. Ils sont francophones mais proviennent d’un peu partout. Leur musique électro aussi est multiple, polyphonique, voire plutôt transgenre ou inclassable. Un ovni !

    - Haelos (Ang) : c’est le trip-hop de 2015 ou plutôt même de 2016 ! Il y a un côté Jungle mais aussi un petit peu de XX ou de Portishead. Un gros coup de cœur. »

     

    12193385_10153317436582620_8389573833126005549_n.jpgLes têtes d’affiche. « L’ambition n’est pas de programmer de grosses têtes d’affiche comme on peut en voir à la Rockhal ou durant l’été en festival. On cible les groupes qui ont brillé ces derniers mois comme Alabama Shakes ou Fakear et ceux qui vont faire parler d’eux comme AaRON, dont le troisième album vient de sortir et qui possède une vraie histoire avec notre salle. La première fois qu’ils sont venus chez nous, c’était au moment de la sortie de leur premier album. Ils avaient chanté dans notre café devant un public situé à quelques centimètres d’eux…

    Et puis, en tête d’affiche, on a également un groupe comme Death Cab For Cutie, qui est vraiment culte pour les fans de musique indé. Ou bien le Suédois José Gonzalez qui jouera pour la première fois en solo au Luxembourg. Le genre d’artiste qui possède suffisament de fans pour remplir sur son seul nom une Ancienne Belgique. »

    > recueilli par Julien Carette

  • AaRON: "Le lien avec le public est toujours là"

    aaron,we cut the night,sonic visions,rockhalAprès une première soirée "Warm Up" vendredi dernier (avec Son Lux et Josef Salvat), le Sonic Visions, le festival hivernal de la Rockhal à Esch-sur-Alzette, prendra véritablement son envol jeudi pour trois soirées de haute qualité. Avec notamment au menu le duo français AaRON ce vendredi. Avant ce rendez-vous, nous avons tapé la causette avec Simon Buret, le chanteur du duo hexagonal. Histoire d'évoquer, outre leur venue à Luxembourg, leur troisième album sorti voici quelques jours.  

    Sudpop: Votre 3e album, We cut the night, est plus sombre que les précédents, plus électronique aussi. Comment expliquez-vous cela ?

    Simon Buret: Plus électronique oui, plus sombre je ne sais pas… Vous trouvez ? Il est vrai que le thème de la nuit est bien présent, mais c’est une nuit éclairée alors… C’est marrant, moi je trouvais le disque plutôt lumineux. Comme quoi… Disons que c’est un album plus centré, plus intime. Ce qui fait que vous pouvez peut-être avoir cette impression.

    OK ! Mais on a en tout cas le sentiment que vous repartez à zéro, que vous avez fait table rase du passé…

    Oui, complètement. Je trouve qu’il est important de laisser de la place à la page blanche, pour ne pas faire de redites. Nous, ce qui nous intéresse, ce n’est pas de reproduire les formules du passé, mais d’aller chercher ce qui va se passer ensuite !

    aaron-en-concert-lechonova-en-novembre.jpgQuand on connaît un énorme tube au tout début de sa carrière, je fais allusion à "U-Turn (Lily)", est-ce que cela a un côté paralysant pour la suite ?

    Vous trouvez qu’on a eu l’air paralysés ? (rires) Non, pas du tout. Peut-être que si on avait galéré pendant des années et qu’on avait sorti ce tube, cela aurait pu nous bloquer pour la suite, mais ce ne fut pas le cas. On a eu de la chance, le premier disque s’est très bien vendu, c’était un beau feu d’artifice de départ ! Le deuxième disque s’est très bien passé également. L’angoisse, c’est plutôt : est-ce que j’aurais des choses à dire sur un 3e album? Il fallait être prêt, quitte à prendre du temps. Et nous l’étions.

    Cela fait dix ans que vous avez commencé AaROn, avec le succès que l’on connaît. Quel regard portez-vous sur ces dix dernières années ?

    Avec le succès, le regard des gens a changé, il faut bien le reconnaître. Quand je regarde dans le rétroviseur, je redécouvre tout ce qui s’est passé. Et je constate une chose : la seule constante, ce n’est pas le succès, c’est le mouvement. Tout bouge, tout le temps. Prendre conscience de cela, ça a été libérateur. Moi j’ai longtemps cherché à trouver ma place. C’est d’ailleurs un des thèmes de l’album. Aujourd’hui, je crois que je l’ai trouvée : ma vie est intimement connectée à AaRON, mais aussi à tout ce qui m’entoure. Je suis une vraie éponge ! En somme, durant les dix dernières années, j’ai grandi.

     

    "Je voulais que John Malkovitch préface l’album"

     

    Vous vous êtes offert John Malkovitch pour le clip de "Blouson Noir", sur votre nouvel album. Comment cette collaboration est-elle née ?

    On se connaissait via des amis communs. Je lui ai écrit une lettre sur la genèse de "Blouson Noir", un morceau que je vois comme une carte postale de New-York, où j’ai habité. Je voulais que John préface l’album, comme il le ferait pour un livre, en récitant un poème sur la musique de "Blouson Noir".

    AaRON-We-Cut-The-Night.jpgCela a fait un joli buzz…

    Oui, et un super teaser pour l’album.

    Comment sonnent les nouveaux morceaux sur scène ?

    C’est jouissif ! Le public est complètement dingue. On les a notamment testés en Belgique, où le public est super réceptif, tout en étant très attentif. Tout comme au Luxembourg d’ailleurs. Malgré nos quelques années d’absence, on a remarqué que le lien avec le public était toujours là. C’est tout simplement génial.

     

    "Au Luxembourg, on se croirait parfois dans le grand nord canadien"

     

    aaron_vanessa_filho_425x250.jpgVous aimez venir jouer au Grand-Duché et en Belgique ?

    Bien sûr, on est toujours très contents de passer la frontière. Quand on vient au Luxembourg, on est saisis par la nature, c’est tellement magnifique. On se croirait parfois dans le grand nord canadien ! Moi qui suis très connecté à la nature, j’adore.

    Votre album était à peine dans les bacs qu’il était déjà aussi sur le net… Cela vous ennuie ou vous vous en fichez ?

    Ah bon, l’album a déjà été piraté ? Vous me l’apprenez. Non, je ne m’en fiche pas. Cette façon de consommer les choses, je ne comprends pas. La musique, c’est comme la nourriture. C’est de la nourriture spirituelle. Or, cela ne vient quasiment à personne l’idée d’aller voler la nourriture dans les magasins. Il y a beaucoup de travail derrière ce disque, des tas de gens impliqués ! C’est dommage. Mais grâce au vinyle, cela change peu à peu. Les gens se réapproprient l’objet. Et nous, on accorde une grande importance à cela.

    >par Romain Goffinet

  • On ajoute les Black Box Revelation à l'affiche du Sonic Visions

    timpaternoster-BBR3.jpgOn vous parlait la semaine dernière du retour du duo (très) électrique belge, Black Box Revelation, sur la scène du Pukkelpop. Puis de leur concert le 19 février 2016 à l'Ancienne Belgique. 

    On peut désormais ajouter une nouvelle date au calendrier de ces rockeurs: ils seront au festival Sonic Visions à la Rockhal à Esch-sur-Alzette (13 et 14 novembre). 

    Tout cela appelle forcément un nouvel album ... dont on ne sait encore rien. 

    Pour rappel, à l'affiche du Sonic Visions, on retrouve également AaRON, Alabama Shakes, Catfish and the Bottlemen, Death Cab For Cutie, Flo Morrissey, José Gonzalez, Michaël Kiwanuka, Tobias Jesso, jr, ...

    >J.C.

  • On ajoute à l'affiche du Sonic Visions le meilleur groupe live anglais du moment

    10696281_950198978371661_2777439914394100588_n.jpgS'il y a un festival à faire cet hiver, c'est sans conteste le Sonic Visions du 12 au 14 novembre à la Rockhal à Esch-sur-Alzette. Au menu, Death Cab For Cutie, Alabama Shakes, AaRON, José Gonzalez, Son Lux, Michaël Kiwanuka, Tobias Jesso Jr, ...

    Et les programmateurs ont ajouté ce vendredi un nouveau très chouette nom: Catfish and the Bottlemen. Le groupe considéré ces derniers mois de l'autre côté de la Manche comme étant LE meilleur en live. Il fut d'ailleurs élu voici quelques jours, par le public, comme un des tout meilleurs meilleurs concerts de l'édition 2015 du festival de Glastonbury. Un must quoi ! 

    >J.C.

  • Les premiers noms du Sonic Visions 2015 viennent de tomber et c'est du lourd: Death Cab for Cutie, AaRON, Alabama Shakes, ...

    Unknown.pngLa huitième édition du festival Sonic Visions se tiendra en novembre à la Rockhal à Esch-sur-Alzette. Et vu les premiers noms proposés ce vendredi, le constat est simple: une fois de plus l'affiche proposée par la salle luxembourgeoise vaudra le déplacement. 

    Les fans de musique indépendante et de découvertes vont être servis avec quelques noms ronflants et d'autres jeunes loups dont les sites branchés sont déjà accros. Dans la lignée de précédentes éditions qui nous avaient permis de voir/découvrir Metronomy, The XX, Sigur Ros, Angus & Julia Stone, Oscar & the Wolf, C2C, St Vincent, Asgeir, Benjamin Clementine, Courtney Barnett, Kwabs, ...

    1236614_790053464386214_7433502541568446731_n.pngCette année, vous aurez droit aux légendaires Américains de Death Cab for Cutie, les rockeurs américains d'Alabama Shakes, aux Français d'AaRON, au Suédois José Gonzalez, à notre chouchou Tobias Jesso Jr et à Michaël Kiwanuka et son incroyable voix.

    Sans oublier les grands espoirs Flo Morrissey et Josef Salvat.

    Le prodige américain Son Lux, dont le nouvel album sort ces jours-ci, sera, lui aussi, de la fête, tout comme Fakear, nouveau phénomène de la scène électro française. Enfin, Les Néerlandais Kensington, le Danois Alex Vargas ainsi que les Luxembourgeois Mutiny On The Bounty, Seed To tree et Monophona complèteront l’affiche. 

    En tout, une petite vingtaine de noms ont été annoncés ce vendredi. La programmation définitive sera connue en septembre, avec normalement encore quelques belles surprises à découvrir.

    Un festival qui se tiendra les 13 et 14 novembre, mais une journée "métal" devrait être déjà programmée le 12. 

    Dans le même ordre d'idée, une soirée warm-up est également prévue, le 6 novembre, avec à l'affiche Son Lux et Josef Salvat. Une très belle mise en bouche avant un menu des plus copieux.

    >J.C. 

  • Sonic Visions (jour 3): Selah Sue, cela reste de la dynamite

    Sonic-Visions-Couv.jpgLe festival Sonic Visions s'est terminé dans la nuit de samedi à dimanche, après avoir accueilli près de 4000 personnes sur l'ensemble des trois soirées de festivité sur le site de la Rockhal à Esch-sur-Alzette (Grand Duché de Luxembourg). Et comme lors des six éditions précédentes, on a pu faire le plein de découvertes. 

    SelahSueNB.jpgSi la soirée du samedi débutait plutôt mollement avec les groupes luxembourgeois Communicaution et Rome, on passait rapidement à la vitesse supérieure. Sur le coup de 20h30, le musicien anglais Sinkane (et son band), signé sur le célèbre label new yorkais DFA, prenait possession de la grande salle pendant que les Anglaises de The Staves jouaient sous le chapiteau (baptisé Dome) installé sur le parvis de la salle eschoise. Difficile de choisir (comme ce fut souvent le cas durant ce Sonic Visions). Du coup, on va jeter une oreille des deux côtés. Et le contraste est saisissant: dans le main hall, le groove psyché mâtiné d'électro de Sinkane est dansant et festif, tandis que les trois soeurs Staveley-Taylor propose sous "l'igloo" une atmosphère beaucoup plus feutrée. Le trio chante a cappella ou accompagné d'une guitare sèche. Les harmonies sont magnifiques et pour un peu, on se croirait à Noël. "Maman dit que notre premier EP est très bien" lance une des trois soeurs. On confirme. Et il ne devrait être que le début d'une longue discographie vu le talent de ces jeunes filles. 

    La voix soul de Kwabs, la reprise de Grease d'Angus and Julia Stone

    JUlia2.jpgOn effectue ensuite un petit détour pour voir à l'oeuvre quelques minutes les Belges de FùGù Mango (qui comprennent notamment des membres du groupe bruxellois Bikinians) dans le Rockhalcafé. A cinq sur une scène minuscule, ils sont serrés comme des sardines mais balancent leur musique fait de percussions, de soul, de maracas, ... Pas mal mais on file tout de même vite voir Kwabs, LA voix  de cette septième édition du Sonic Visions. On avait déjà eu la chance de voir à l'oeuvre Kwabena Adjepong (son vrai nom) l'été dernier au Pukkelpop. Sa voix soul et envoutante était alors rythmée par de l'électro. Samedi, c'était la version acoustique. Et force est de constater que ... les deux lui vont comme un gant. Voilà assurément un artiste à garder à l'oeil. Surtout que son premier album est prévu pour l'année 2015! 

    Place ensuite à l'une des têtes d'affiche de ce SV 2014: Angus and Julia Stone. Beaucoup étaient d'ailleurs venus avant tout pour admirer le duo - frère et soeur - australien et son folk rêveur. Alternant certains de leurs tubes et morceaux tirés de leur dernier (très bon) album, il a livré une prestation agréable mais par moments un peu molle. Mais on retiendra tout de même une fameuse reprise de "You're the One That I Want" du film Grease. 

    SelahSue5.jpgAutre temps fort de la soirée, le concert de Selah Sue dans une salle pleine comme un oeuf. Pendant que Kate Tempest, une des révélations rap hip-hop de l'année en Angleterre chantait sous le Dome, la jeune Belge de 25 ans faisait exploser le Club à coup de tubes et de nouvelles compositions. Ces dernières se retrouveront sur Reason, son deuxième album, qui sortira en mars. Mais pour l'heure, elle les teste sur la route. Et force est de constater que vu la réaction du public, on se dirige vers un autre smash pour la jolie Selah. Même s'il sera difficile de battre le million d'album vendus de son premier disque. En attendant, ce samedi, perchée sur des talons de 10 cm (ce qui ne l'empêche pas de danser), elle a mis le public dans sa poche en quelques secondes, offrant un show d'une énergie incroyable. De la dynamite ! A charge pour le DJ allemand Fritz Kalkbrenner (le frère de Paul) de réussir à enchaîner derrière. Pas simple, même s'il a plutôt bien relevé le défi dans un tout autre style. 

    >Texte: Julien Carette

    >Photo: Mélodie Mouzon

  • Sonic Visions (jour 2): Benjamin Booker, c'est chaud comme la braise

    Sonic-Visions-Couv.jpgLe Sonic Visions n'est pas un festival comme un autre. Pouvoir écouter/découvrir dix groupes/artistes des plus prometteurs en quatre heures de temps, cela n'arrive pas souvent. Une prouesse réalisée par ce festival qui se déroule entièrement sur le site de la salle de la Rockhal à Esch-sur-Alzette, au Luxembourg. 

    Après une première journée, jeudi,  réservée à des groupes plus régionaux, le complexe grand-ducal accueillait hier quelques grosses pointures des prochaines années. La fête commençait dès 20h avec des Australiens au nom aussi imprononçable - King Gizzard & The Lizard Wizard - que leur rock psychédélique est efficace. Deux batteries, deux basses, deux guitares, un harmonica et ... une flute, cela fait du monde sur scène. Assez en tout cas pour que cette bande de fous fasse tout exploser! IMG_1555.JPG

    On passait ensuite sous le "Dome", une tente installée sur le parvis situé devant la Rockhal et ressemblant étrangement à un igloo. C'est là que l'Anglais Nick Mulvey nous a présenté son folk acoustique, envoutant et tout en subtilité. On ne vous conseillera jamais assez de jeter une oreille attentive sur les chansons "Cucurucu" et "Juramidam". Direction ensuite le Rockhalcafe, un espace dont la disposition a des allures de club américain. C'est là que se produit Benjamin Booker, un jeune rockeur de la Nouvelle-Orléans dont le premier album (baptisé sobrement Benjamin Booker) nous accompagne depuis de nombreuses semaines. Lui et sa guitare, sur scène, sont accompagnés d'un batteur qui sait taper (très) fort sur ses fûts et d'un bassiste qui remet au goût du jour la franche longue sur le front et la petite moustache à la Charlie Chaplin. Classe ... ou pas. Toujours est-il que leur rock est chaud comme la braise, rêche comme la peau d'un croco du Bayou et qu'il arrache comme de l'alcool frelaté. De la bombe! Les filles du premier rang qui se déhanchaient ne s'y sont pas trompées. La claque de ce premier jour. A un tel point que lorsqu'on repasse dans le club pour assister à la fin du set de l'Islandais Asgeir, ce dernier a bien du mal à supporter la comparaison, malgré une qualité mélodique indéniable. IMG_1563.JPG

    Après un court passage devant les Messins de Grand Blanc et leur musique mêlant sons à la Joy Division et phrasé en français, on se cale devant les Américains de Cloud Nothings. Leur rock est puissant, joué à 100 à l'heure. A trois (une guitare, une basse et une batterie), ils envoient du bois. Un peu comme si le Weezer des débuts faisait encore des bonnes chansons. De rock, il en est toujours question lorsqu'on retrouve le Dome sur le coup de 23h. Le froid de la nuit aidant, ce dernier a de plus en plus des allures d'igloo. Mais la jeune Australienne Courtney Barnett a vite réchauffé tout ça. Devant ses compatriotes de King Gizzard & The Lizard Wizard venus la supporter, elle livre un set bien plus bruyant que ce qu'elle propose sur ses premiers EP. C'est punk, voire grunge. Et là, on se dit que ce n'est sans doute pas pour rien que cette jeune fille de 26 ans porte une chemise à carreaux que n'aurait pas renié un certain Kurt Cobain. Elle arrache vraiment cette petite! 

    Place ensuite à Annie Clarck, l'Américaine mieux connue sous le nom de St Vincent. sonic visions,king gizzard & the lizard wizard,nick mulvey,benjamin booker,asgeir,grand blanc,cloud nothings,courtney barnett,st vincent,oceaàn,say yes dog,bakermatVéritable icône de la musique indépendante américaine, elle se présente sur scène vêtue de cuir et avec des (longs) cheveux oscillant entre le blanc et le mauve (comme sur la pochette de son dernier disque, St Vincent, voir ci-contre). Entre synthés et guitares, sa musique garde une constance: son côté barré. Bien, voire très bien. Mais on s'esquive quelques minutes avant la fin afin d'aller jeter une oreille sur Oceaàn, un jeune Belge du nom d'Oliver Cean exilé du côté de Manchester, et qui commence à se faire un nom dans le monde de l'électro. Ses rythmes à la fois lancinant et dansant font furieusement penser à un certain James Blake. Oui, il y a pire comme comparaison.

    Un petit passage ensuite par les grands espoirs de la musique grand-ducale de Say Yes Dog (qui livre une pop dansante, pas désagréable) et il est temps de rentrer. Il est déjà minuit quart. On laisse le DJ hollandais Bakermat aux petits jeunes qui ont envie de danser jusqu'au bout de la nuit. Car dans quelques heures, on remet ça avec la suite du Sonic Visions! 

    > Par Julien Carette

  • Les premiers noms pour le festival Sonic Visions : Angus and Julia Stone et St Vincent

    Sonic Visions, Angus and Julia Stone, St-VincentAlors que la saison des festivals d'été débute seulement, les Sonic Visions, qui se tiendront les 21 et 22 novembre prochains à la Rockhal au Luxembourg, viennent de dévoiler ses premiers noms pour son édition 2014. 

    Avec en tête d'affiche le duo australien Angus and Julia Stone (dont le tube "Big Jet Plane" nous avait enthousiasmés) et la charmante référence de la scène indie américaine St Vincent.

    À leurs côtés, on retrouvera la chanteuse et rockeuse australienne Courtney Barnett, ou les Français de Grand Blanc, qui avaient ouvert pour Fauve.

     

  • Sigur Ros et Girls in Hawaii rejoignent Hurts à l'affiche du Sonic Visions

    sonic visions,sigur ros,girls in hawaii,dear readerLe festival (couvert) Sonic Visions, qui se déroulera les 22 et 23 novembre prochain à la Rockhal de Esch-sur-Alzette, vient d'annoncer trois noms et non des moindres : Sigur Ros, Girls in Hawaii et Dear Reader.

    La présence du duo anglais Hurts avait déjà été confirmée voici quelques jours (voir ici).