st vincent

  • Lundi = Concerts

    Il est temps pour notre petit round up (loin d'être exhaustif) de la semaine en matière de concerts.

    Au Botanique, on pourra entendre pas mal de hits radiophoniques ce mardi. Le Néerlandais Dotan jouera dans une Rotonde "uitverkocht" mais KT Tunstall a encore des places dans l'Orangerie pour ses fans. L'Ecossaise a sorti l'an passé "Kin", son 5e album studio, qui lui n'aura pas eu énormément d'échos par ici.

    wolfalice.jpgSamedi, d'autres British, ceux de Wolf Alice, seront dans la même salle avec un deuxième album "Visions of a Life". Un travail qui, à l'instar de leur premier "My Love Is Cool"" (dont est issu l'extrait ci-dessous), a atteint la deuxième place des charts british. "Derniers Tickets" mentionne le site du Bota, il ne faut donc plus hésiter. Enfin, c'était le cas à 3h ce matin quand on a fini l'article, j'espère que ce sera toujours comme ça demain après-midi quand on se réveillera...

    L'Américaine St. Vincent sera aussi présente à Bruxelles pour le "Fear The Future Tour". Elle présentera à l'Ancienne Belgique son nouvel album "Masseduction", sorti le 13 octobre dernier. Mais ses quatre premiers albums ne seront certainement pas oubliés pour montrer toutes les facettes de son électropop bien à elle. 

    vrwrk.jpgLe lendemain, les Bruxellois de VRWRK (prononcez "Vuurwerk", photo) occuperont les planches pour ce qui s'assimile à un retour à la maison. Jergan Callebaut en Thieu Seynaeve décidaient en effet l'an passé d'échanger la capitale belge pour une autre: Londres. Une nouvelle aventure qui a notamment accouché de "Face It", en collaboration avec le chanteur anglais Khazali. Une chanson qui se retrouve sur l'album "On The Outside", également sorti il y a dix jours.

    On l'a déjà dit, de l'AB au Depot il n'y a (normalement) qu'une demi-heure par train, donc on aime bien aller voir ce qu'il se passe du côté de la salle louvaniste. Et la semaine est à nouveau bien remplie et bien belge également, avec les concerts de Temé Tan (demain, et il sera également au Democrazy de Gand ce jeudi), School is Cool (mercredi 25) et le collectif STUFF. (samedi 28), qui viendra présenter son "Old Dreams New Planets", sorti en avril dernier.

     

     

     

  • Sonic Visions (jour 2): Benjamin Booker, c'est chaud comme la braise

    Sonic-Visions-Couv.jpgLe Sonic Visions n'est pas un festival comme un autre. Pouvoir écouter/découvrir dix groupes/artistes des plus prometteurs en quatre heures de temps, cela n'arrive pas souvent. Une prouesse réalisée par ce festival qui se déroule entièrement sur le site de la salle de la Rockhal à Esch-sur-Alzette, au Luxembourg. 

    Après une première journée, jeudi,  réservée à des groupes plus régionaux, le complexe grand-ducal accueillait hier quelques grosses pointures des prochaines années. La fête commençait dès 20h avec des Australiens au nom aussi imprononçable - King Gizzard & The Lizard Wizard - que leur rock psychédélique est efficace. Deux batteries, deux basses, deux guitares, un harmonica et ... une flute, cela fait du monde sur scène. Assez en tout cas pour que cette bande de fous fasse tout exploser! IMG_1555.JPG

    On passait ensuite sous le "Dome", une tente installée sur le parvis situé devant la Rockhal et ressemblant étrangement à un igloo. C'est là que l'Anglais Nick Mulvey nous a présenté son folk acoustique, envoutant et tout en subtilité. On ne vous conseillera jamais assez de jeter une oreille attentive sur les chansons "Cucurucu" et "Juramidam". Direction ensuite le Rockhalcafe, un espace dont la disposition a des allures de club américain. C'est là que se produit Benjamin Booker, un jeune rockeur de la Nouvelle-Orléans dont le premier album (baptisé sobrement Benjamin Booker) nous accompagne depuis de nombreuses semaines. Lui et sa guitare, sur scène, sont accompagnés d'un batteur qui sait taper (très) fort sur ses fûts et d'un bassiste qui remet au goût du jour la franche longue sur le front et la petite moustache à la Charlie Chaplin. Classe ... ou pas. Toujours est-il que leur rock est chaud comme la braise, rêche comme la peau d'un croco du Bayou et qu'il arrache comme de l'alcool frelaté. De la bombe! Les filles du premier rang qui se déhanchaient ne s'y sont pas trompées. La claque de ce premier jour. A un tel point que lorsqu'on repasse dans le club pour assister à la fin du set de l'Islandais Asgeir, ce dernier a bien du mal à supporter la comparaison, malgré une qualité mélodique indéniable. IMG_1563.JPG

    Après un court passage devant les Messins de Grand Blanc et leur musique mêlant sons à la Joy Division et phrasé en français, on se cale devant les Américains de Cloud Nothings. Leur rock est puissant, joué à 100 à l'heure. A trois (une guitare, une basse et une batterie), ils envoient du bois. Un peu comme si le Weezer des débuts faisait encore des bonnes chansons. De rock, il en est toujours question lorsqu'on retrouve le Dome sur le coup de 23h. Le froid de la nuit aidant, ce dernier a de plus en plus des allures d'igloo. Mais la jeune Australienne Courtney Barnett a vite réchauffé tout ça. Devant ses compatriotes de King Gizzard & The Lizard Wizard venus la supporter, elle livre un set bien plus bruyant que ce qu'elle propose sur ses premiers EP. C'est punk, voire grunge. Et là, on se dit que ce n'est sans doute pas pour rien que cette jeune fille de 26 ans porte une chemise à carreaux que n'aurait pas renié un certain Kurt Cobain. Elle arrache vraiment cette petite! 

    Place ensuite à Annie Clarck, l'Américaine mieux connue sous le nom de St Vincent. sonic visions,king gizzard & the lizard wizard,nick mulvey,benjamin booker,asgeir,grand blanc,cloud nothings,courtney barnett,st vincent,oceaàn,say yes dog,bakermatVéritable icône de la musique indépendante américaine, elle se présente sur scène vêtue de cuir et avec des (longs) cheveux oscillant entre le blanc et le mauve (comme sur la pochette de son dernier disque, St Vincent, voir ci-contre). Entre synthés et guitares, sa musique garde une constance: son côté barré. Bien, voire très bien. Mais on s'esquive quelques minutes avant la fin afin d'aller jeter une oreille sur Oceaàn, un jeune Belge du nom d'Oliver Cean exilé du côté de Manchester, et qui commence à se faire un nom dans le monde de l'électro. Ses rythmes à la fois lancinant et dansant font furieusement penser à un certain James Blake. Oui, il y a pire comme comparaison.

    Un petit passage ensuite par les grands espoirs de la musique grand-ducale de Say Yes Dog (qui livre une pop dansante, pas désagréable) et il est temps de rentrer. Il est déjà minuit quart. On laisse le DJ hollandais Bakermat aux petits jeunes qui ont envie de danser jusqu'au bout de la nuit. Car dans quelques heures, on remet ça avec la suite du Sonic Visions! 

    > Par Julien Carette