we cut the night

  • AaRON: "Le lien avec le public est toujours là"

    aaron,we cut the night,sonic visions,rockhalAprès une première soirée "Warm Up" vendredi dernier (avec Son Lux et Josef Salvat), le Sonic Visions, le festival hivernal de la Rockhal à Esch-sur-Alzette, prendra véritablement son envol jeudi pour trois soirées de haute qualité. Avec notamment au menu le duo français AaRON ce vendredi. Avant ce rendez-vous, nous avons tapé la causette avec Simon Buret, le chanteur du duo hexagonal. Histoire d'évoquer, outre leur venue à Luxembourg, leur troisième album sorti voici quelques jours.  

    Sudpop: Votre 3e album, We cut the night, est plus sombre que les précédents, plus électronique aussi. Comment expliquez-vous cela ?

    Simon Buret: Plus électronique oui, plus sombre je ne sais pas… Vous trouvez ? Il est vrai que le thème de la nuit est bien présent, mais c’est une nuit éclairée alors… C’est marrant, moi je trouvais le disque plutôt lumineux. Comme quoi… Disons que c’est un album plus centré, plus intime. Ce qui fait que vous pouvez peut-être avoir cette impression.

    OK ! Mais on a en tout cas le sentiment que vous repartez à zéro, que vous avez fait table rase du passé…

    Oui, complètement. Je trouve qu’il est important de laisser de la place à la page blanche, pour ne pas faire de redites. Nous, ce qui nous intéresse, ce n’est pas de reproduire les formules du passé, mais d’aller chercher ce qui va se passer ensuite !

    aaron-en-concert-lechonova-en-novembre.jpgQuand on connaît un énorme tube au tout début de sa carrière, je fais allusion à "U-Turn (Lily)", est-ce que cela a un côté paralysant pour la suite ?

    Vous trouvez qu’on a eu l’air paralysés ? (rires) Non, pas du tout. Peut-être que si on avait galéré pendant des années et qu’on avait sorti ce tube, cela aurait pu nous bloquer pour la suite, mais ce ne fut pas le cas. On a eu de la chance, le premier disque s’est très bien vendu, c’était un beau feu d’artifice de départ ! Le deuxième disque s’est très bien passé également. L’angoisse, c’est plutôt : est-ce que j’aurais des choses à dire sur un 3e album? Il fallait être prêt, quitte à prendre du temps. Et nous l’étions.

    Cela fait dix ans que vous avez commencé AaROn, avec le succès que l’on connaît. Quel regard portez-vous sur ces dix dernières années ?

    Avec le succès, le regard des gens a changé, il faut bien le reconnaître. Quand je regarde dans le rétroviseur, je redécouvre tout ce qui s’est passé. Et je constate une chose : la seule constante, ce n’est pas le succès, c’est le mouvement. Tout bouge, tout le temps. Prendre conscience de cela, ça a été libérateur. Moi j’ai longtemps cherché à trouver ma place. C’est d’ailleurs un des thèmes de l’album. Aujourd’hui, je crois que je l’ai trouvée : ma vie est intimement connectée à AaRON, mais aussi à tout ce qui m’entoure. Je suis une vraie éponge ! En somme, durant les dix dernières années, j’ai grandi.

     

    "Je voulais que John Malkovitch préface l’album"

     

    Vous vous êtes offert John Malkovitch pour le clip de "Blouson Noir", sur votre nouvel album. Comment cette collaboration est-elle née ?

    On se connaissait via des amis communs. Je lui ai écrit une lettre sur la genèse de "Blouson Noir", un morceau que je vois comme une carte postale de New-York, où j’ai habité. Je voulais que John préface l’album, comme il le ferait pour un livre, en récitant un poème sur la musique de "Blouson Noir".

    AaRON-We-Cut-The-Night.jpgCela a fait un joli buzz…

    Oui, et un super teaser pour l’album.

    Comment sonnent les nouveaux morceaux sur scène ?

    C’est jouissif ! Le public est complètement dingue. On les a notamment testés en Belgique, où le public est super réceptif, tout en étant très attentif. Tout comme au Luxembourg d’ailleurs. Malgré nos quelques années d’absence, on a remarqué que le lien avec le public était toujours là. C’est tout simplement génial.

     

    "Au Luxembourg, on se croirait parfois dans le grand nord canadien"

     

    aaron_vanessa_filho_425x250.jpgVous aimez venir jouer au Grand-Duché et en Belgique ?

    Bien sûr, on est toujours très contents de passer la frontière. Quand on vient au Luxembourg, on est saisis par la nature, c’est tellement magnifique. On se croirait parfois dans le grand nord canadien ! Moi qui suis très connecté à la nature, j’adore.

    Votre album était à peine dans les bacs qu’il était déjà aussi sur le net… Cela vous ennuie ou vous vous en fichez ?

    Ah bon, l’album a déjà été piraté ? Vous me l’apprenez. Non, je ne m’en fiche pas. Cette façon de consommer les choses, je ne comprends pas. La musique, c’est comme la nourriture. C’est de la nourriture spirituelle. Or, cela ne vient quasiment à personne l’idée d’aller voler la nourriture dans les magasins. Il y a beaucoup de travail derrière ce disque, des tas de gens impliqués ! C’est dommage. Mais grâce au vinyle, cela change peu à peu. Les gens se réapproprient l’objet. Et nous, on accorde une grande importance à cela.

    >par Romain Goffinet

  • Le grand retour des Français d'AaRON

    aaron1.jpgTout le monde se souvient de la chanson U-Turn (Lili), le tube des Français d'AaRON. Un peu moins du reste de leurs deux premiers albums studio, ce qui est dommage vu le talent du duo. 

    Et bien, AaRON a signé ce lundi son grand retour après cinq ans d'absence avec une chanson placée sur le net. Celle-ci s'appelle "Blouson Noir" et est plutôt surprenante ... pour ceux qui ont écouté Artificial Animals Riding On Neverland (2007) et Birds in the Storm (2010). Contrairement à ce que pourrait laisser penser le titre, ce morceau est bien chanté en anglais ... sur un rythme gentiment électro. Très agréable.

    L'album, We Cut the Night, est, lui, attendu pour le mois de septembre. 

    D'ici là, le groupe aura déjà beaucoup tourné. En France, en Suisse mais également en Belgique (Brussels Summer Festival). Il sera d'ailleurs ce mercredi 29 avril au Printemps de Bourges ... où il se produira sous le pseudonyme de "Blouson Noir". "Quand Bourges nous a proposé de venir jouer, l'idée était de revenir par la musique", a expliqué à l'AFP Simon Buret, l'un des deux membres du groupe. Du coup, AaRON a demandé à jouer dans une petite salle, à côté de quelques artistes émergents comme Jack Garratt ou Ghost Culture. > J.C.