yann tiersen

  • #27 de nos albums de 2014: Yann Tiersen avec Infinity

     

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    Yann Tiersen nous est revenu cette année avec un album rempli de rafales de vent et de musiques tourbillonnantes qui balaient des plages de luminosité. Un voyage en plusieurs langues entre la Bretagne natale du chanteur et l'Islande de Sigur Rós. Ajoutez une pincée de Brooklyn et de MGMT et vous aurez fait le tour d'un album passionnant dont les temps forts se nomment "Ar Maen Bihan", "Slippery Stones", "Meteorites" et le très "Noël", malgré son titre, "Midsummer Evening". >Ph.S.

     


     


  • Les belles atmosphères de Yann Tiersen

    Une scène remplie de musiciens et choristes, et de nombreux instruments qui donnent vie à de belles chansons "terrestres": Yann Tiersen a régalé ses fans présents en nombre à l'Ancienne Belgique dimanche soir.

    On l'avoue sans "Phare" (hum hum): on avait un peu perdu le Breton de vue depuis le magnifiquement désabusé "Monochrome" et le raz-de-marée d'Amélie Poulain. Pourtant, loin de se reposer sur ses lauriers et plutôt désireux de s'éloigner d'une hype qui ne lui ressemblait pas, il a continué à travailler sur une musique fort personnelle. Et c'est justement au milieu de la grosse tournée américano-européenne d'"Infinity", son dernier album, qu'il est venu déposer tout son matériel le temps d'une soirée à Bruxelles.

    yann tiersen,infinityAprès une première partie dans une veine "The National moins torturé" bien assurée par les Américains (dont le chanteur est né en Nouvelle-Zélande) de Black English (!), les paroles de "Meteorites", écrites et contées par... l'Ecossais Aidan Moffat, retentissent dans la salle. "Infinity", qui a vu le jour entre l'Islande et la Bretagne, est directement mis à l'honneur puisque suivent rapidement "Ar Maen Bihan" et une interprétation très inspirée de sa choriste, "Slippery Stones" ainsi qu'une version un peu moins "Noël" mais tout aussi "chorale" de "A Midsummer Evening". Un mélange de voix et d'instruments fort agréable qu'on retrouve pendant tout le concert.

    Lorsqu'il a soulevé pour la première fois son violon, on a d'ailleurs entendu une demoiselle s'exclamer (en néerlandais dans le texte) derrière nous : "Il peut vraiment jouer de tout, c'est incroyable". Yann Tiersen est un multi-instrumentiste de talent certes; mais c'est tout son groupe qui joue à la chaise musicale pour notre plus grand bonheur: et que le batteur aille faire les choeurs, le guitariste devenir claviériste et ce dernier venir appuyer sur les clochettes de toutes les couleurs. Un groupe complet et charismatique, dans une ambiance ventue voire tourbillonnante.

    Durant cette heure quarante de concert, Tiersen s'autorise évidemment quelques retours en arrière comme "La Crise" ou "Sur Le Fil" et "La Longue Route", exécutés en solo lors du premier rappel. Mais c'est l'album "Dust Lane", sorti en 2010, qui procure les plus beaux moments de la soirée: "Chapter 19", interprété avec beaucoup de cœur par le Féringien Olavur Jakupsson, "Palestine" et enfin "Ashes", dont la version a cappella en final a fait naître d'immenses sourires sur tous les visages. > Philippe Sadre

    Voici un extrait du concert capté par Arte sur l'île d'Ouessant, où réside Yann Tiersen, donné à l'occasion de la sortie du dernier album.