Balthazar: "Jouer trois fois à Werchter, c'est un rêve d'enfant"

Ce mardi, le groupe courtraisien Balthazar fera la première partie de Muse à Werchter. Le premier de ses trois passages de l'été sur la célèbre plaine. Car ils passeront aussi à Rockwerchter et au TW Classic. On en a parlé avec Vanessa, la fille du groupe.

Vanessa, jouer trois fois à Werchter sur le même été, c’est du jamais vuBalthazart.jpg...

Evidemment, c’est un peu en rêve d’enfant puisque Werchter est dans la tête des gens synonyme de plus grand festival belge. Et on sera deux fois sur la grande scène (NDLR: lors de «Werchter Boutique» et de «TW Classic», par contre, ils joueront sous une des tentes lors de «Rock Werchter»). Maintenant, on sait à quoi s’attendre puisqu’on a déjà joué là-bas après notre premier disque.

Dans le fond, tout ça, c’est avant-tout une histoire pour les journaux. On a l’impression que d’un coup, après l’annonce de ces trois dates, des quotidiens comme Het Laatste Nieuws nous découvrent. Cela doit être la première fois qu’ils nous appellent pour une interview.

Vous êtes pourtant un des groupes belges les plus à la mode...

On est peut-être «tendance» chez certains mais vous savez, je parie que 90% des lecteurs de Het Laatste Nieuws ne nous connaissent pas. Notre musique passe sur certaines radios mais pas plus que pas mal d’autres groupes.  

Maintenant, je suis très heureuse de l’entendre, même si on n’a pas vraiment l’impression d’être la grosse «hype» du moment. D’ailleurs, je ne sais même pas si on aimerait ça. Les «hype», c’est souvent du court terme. Or, notre carrière, nous voulons l’envisager à long terme.

Votre disque sort un peu partout en Europe, vous faites des dates dans les plus grands festivals européens,... c’est quand même rare de voir un tel accueil des médias étrangers pour des artistes belges...

Cela fait des années qu’on joue hors de nos frontières. Je ne sais pas trop ce qui a fait changer les choses....

Le fait que vous fassiez trois fois Werchter, que votre deuxième disque, Rats, soit très bien accueilli un peu partout, ...

C’est sans doute un mix de tout ça, en effet...

Cela fait huit ans qu’on tourne et notre objectif a toujours été européen et pas simplement belge. Si nous ne tournions qu’en Belgique, nous serions sans doute plus riches aujourd’hui. Mais à nos débuts, pas mal de managers, de musiciens, ... nous ont répétés que si on contente de son pays, on s’habitue vite au luxe. Et cela devient alors plus compliqué de faire des sacrifices pour tenter de percer à l’étranger. Car quand on veut conquérir un nouveau territoire, on repart forcément de zéro ou presque.

On a l’impression que Balthazar est plus reconnu à l’étranger qu’en terre wallonne…

On pense la même chose. D’ailleurs, nous n’avons pas joué très souvent en Wallonie. On a l’impression qu’il existe une grande frontière entre nos deux communautés. Les groupes appréciés d’un côté sont inconnus de l’autre. Et vice versa. Il y a un très grand contraste.

On a clairement aussi l’impression qu’il faut passer par la France pour parvenir à créer une brèche en Wallonie. Mais cela commence à marcher pour nous dans l'Hexagone. Donc...

Propos recueillis par Julien Carette

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