"On jouera à Werchter dans une version spéciale" balancent les C2C

c2c-band.jpgC2C, c’est la réunion de quatre DJ’s talentueux originaires de Nantes. Dimanche soir, le quatuor a enflammé la plaine de Roeser en clôture du Rock-A-Field, édition 2013. Rencontre décontractée avec Atom, Thomas à la ville, venu en train depuis Bruxelles (où il vit avec sa compagne liégeoise), et son compère 20syl, alias Sylvain, qui vit toujours à Nantes.

C’est la première fois que vous venez au Rock-A-Field. Et la Belgique, vous connaissez?

On aime beaucoup les Belges. D’ailleurs, c’est le premier pays qui nous a suivi après la France. Je me suis installé à Bruxelles depuis peu. Ma copine est Liégeoise. Comme je fais souvent le trajet entre Paris et la Belgique en Thalys, on a décidé de couper la poire en deux pour les trajets par rapport à Paris. Du coup, on est parti s’installer à Bruxelles. Pour l’instant, ça se passe bien, même si je n’ai pas encore vraiment eu le temps de découvrir la ville. Quand je suis là, je profite plutôt des moments passés avec ma compagne dans notre appartement.

Et les artistes belges?

Nous en connaissons mais c’est difficile de citer des noms. Nous avons joué avec Puggy pour la dernière de Taratata sur France 2. Sinon, on connaît bien Soulwax. Nous avons rencontré Stromae aussi. Mais on ne le connaît pas personnellement.

Vous vivez un succès fulgurant…

C’est difficile de s’attendre à ce que ça prenne… Notre succès auprès du grand public, nous n’avons jamais imaginé que ça irait aussi loin. Nous avons essayé de faire un disque qui nous ressemble le plus possible. Le reste, on n’y a pas réfléchi. Les choses se sont bien goupillées pour nous.

Vous êtes en tournée depuis presque un an et demi. N’est-ce pas trop long?

C’est fatiguant car c’est un rythme à tenir. Il nous reste peu de temps pour notre vie privée mais c’est comme ça. Là, nous approchons de la fin de la tournée française. On va faire plusieurs festivals cet été. Dont Wechter (NDLR: les quatre Nantais seront au Rock Werchter vendredi 5 juillet à 20h), où nous jouerons sur scène dans une version spéciale avec des musiciens, des guests, des percussionnistes, et une grosse scénographie. Mais on continue aussi à se développer, en Europe ainsi qu’aux États-Unis… On est en route jusqu’en décembre puis on verra pour la suite. Mais pour l’instant, nous avons un peu la tête dans le guidon. Ce n’est pas facile de prendre du recul…c2c,werchter,rock a field,raf

Vous avez joué dans de petites salles avant de vous produire dans les plus gros festivals. Que vous apporte le fait d’être sur scène?

Le live est un des outils qui permet au groupe de se développer. Jouer en live, cela nous a donné une crédibilité. Pour nous, c’est important car le public a pu se rendre compte que nous étions un vrai groupe, pas juste un produit commercial.

Avez-vous un rituel de groupe avant d’entrer sur scène?

Oui, nous avons un cri de guerre: FUYA. C’est aussi l’un de nos premiers titres sur notre album Tetra. Nous l’avons conservé comme cri. Cela ne veut pas dire grand-chose, c’est une onomatopée. En fait, la première fois que nous avons entendu ce mot, nous étions dans un restaurant en Chine. Le cuisinier appelait les serveurs en leur cirant «FUYA». On trouvait que cela sonnait bien et on l’a gardé par la suite.

Et pour la suite? Un deuxième album est-il déjà prévu?

On ne s’est pas fixé d’échéance ni de date. Certains membres du groupe ont des projets solo aussi. Nous avions tous la trentaine quand nous avons sorti Tetra, notre premier album. On s’est ouvert à pas mal d’univers musicaux. Nos inspirations sont larges et on a voulu mixer tout ça pour faire un album qui nous ressemble.

Et puis, on risquait de s’exposer à une critique assassine en sortant notre deuxième album trop vite par rapport au premier. Nous ne voulons pas nous mettre la pression, ni revenir au moment où tout le monde nous attend au tournant. Pour le moment, nous essayons juste de profiter de tout ce qui nous arrive. C’est déjà pas mal!

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