Ozark Henry/Stephan Streker, le Monde leur appartient

Un coup de couteau, et puis le néant. Et cette musique lancinante, qui se marie merveilleusement bien avec les images, et qui finit par s'évaporer dans notre inconscient. On ne se souvient pas quand Bruxelles avait été aussi bien filmé, avec autant de sensibilité et de beauté. Avec "Le Monde nous appartient", le duo Stephan Streker/Ozark Henry a tout simplement signé la plus belle mais aussi la plus cruelle déclaration d'amour qui soit à notre capitale. Après plusieurs mois passés à l'affiche, et avant sa sortie en salles en France et au Ozark.jpgCanada, ce petit chef d'oeuvre de cinéma indépendant est aujourd'hui en course pour le titre de "film belge francophone de l'année" au Festival d'Ostende. Lundi soir, dans son jardin, Ozark Henry était de la partie pour la cérémonie de gala. Pieds nus, tout de noir vêtu et seul au piano, c'est plus qu'un simple concert privé qu'il a donné avant la projection du film, proposant même deux morceaux inédits. C'était un moment d'intimité, un moment de grâce. Et quelque chose nous dit que l'histoire d'amour avec ce talentueux cinéaste bruxellois ne fait que commencer...

> Christophe Van Impe

Les commentaires sont fermés.