L'équilibre fragile de Cascadeur

De retour après deux ans d'absence, Cascadeur était de passage mercredi soir à la Rotonde du Botanique pour la deuxième date de sa tournée. Une salle qui lui convient bien mieux que Forest National et le Cirque Royal, où il s'était jadis arrêté pour assurer la première partie de Saez et de Cocoon. Si Mathias Malzieu de Dionysos s'auto-proclame le "plus mauvais cascadeur du monde", alors Alexandre Longo est sans conteste le plus fragile. Derrière les masques des Daft Punk secasacdeur.jpg cachent une stratégie de marketing bien huilée et des yeux qui pétillent de dollars. Or, ici, il s'agit tout simplement de dissimuler une timidité maladive. Le casque de pilote de Mig n'est plus porté que sur "Meaning", joué seul au piano. Sur les autres morceaux, Alexandre est désormais accompagné d'un groupe. Tous portent la même combinaison d'astronaute et des masques de catcheurs mexicains. Un attirail qui jure complètement avec la musique proposée, qui évoque tour à tour Radiohead, Robert Wyatt ou Antony and te Johnsons. "Meaning", "Into the wild" et "Walker" flanquent toujours autant des frissons et vous transportent, tandis que les nouveaux morceaux (album prévu pour le 3 février) demandent encore à être appréhendés. Mercredi soir, il s'agissait surtout de ne pas être trop mélancolique, au risque de chialer pendant 1h30...

> La setlist: 1. "Casino", 2. Visage pâle", 3. "Ghost surfer", 4. "Mohawk", 5. The Odissey", 6. "Kisses", 7. "Walker", 8. "White space", 9. "Standalone", 10. "Scarface", 11. "Ladyday", 12. "Meaning", 13. "Babylon", 14. The Crossing". Rappel: 15. "Into the wild", 16. "Road movie".

> Christophe Van Impe

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