Saule en live, un géant de générosité

Changement radical de registre. Après le set aussi court qu'énergique et décadent de Palma Violets dimanche, nous étions à l'Ancienne Belgique pour Saule ce samedi. Après avoir écumé sa grande carcasse dans toutes les petites salles imaginables de Belgique francophone, il la tient enfin sa première AB. Et sold out, s'il-vous-plaît! Soyons honnêtes, sur album il ne nous a jamais vraiment enthousiasmés. C'est sympa et poétique, mais on ne lui trouvera jamais une place dans nos tops de fin d'année.

Mais en live, même si musicalement ce n'est pas de la très haute voltige, il faut avouer qu'il fait preuve d'une saule.jpggénérosité hors-normes. Quelques guirlandes qu'il devrait sans doute prochainement ressortir pour garnir son sapin de Noël, et c'est tout au niveau décorations. Il n'a pas besoin d'artifices pour mettre son public, fidèle depuis ses débuts, dans sa poche. Il est même touchant quand il demande à toute la salle de s'asseoir et d'ensuite sauter même si... Slipknot faisait déjà ça il y a des années.

Durant deux heures, c'était carrément Saint-Nicolas avant l'heure. Content comme un gamin émerveillé, il invite Antoine de Girls in Hawaï (qui seront bientôt de passage à l'AB), Lio, Noa Moon et l'inévitable Charlie Winston à l'accompagner sur scène. Pour gonfler son set, il reprend Serge Gainsbourg ("La Noyée", qui avait été interprété par Yann Tiersen sur "C'était ici"), Roger Glover ("Love is all", avec tous les invités) et même Led Zeppelin ("Immigrant Song", avec son cousin métalleux à la gratte). Et il termine en acoustique, au milieu de la salle, à la seule lumière d'une lanterne. Saule c'est en fait un "type normal", le gars qui envoie des ondes positives et que tu aurais envie d'inviter à ton réveillon de Nouvel An. Tiens Baptiste, tu fais quelque chose le 31 décembre?

< Christophe Van Impe

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