Mokoomba (le 26 mars au Bota): "La Belgique, c'est notre deuxième maison"

Révélation du dernier "Couleur Café", Mokoomba se posera au Botanique le 26 mars (avec Nina Miskina en première partie), en collaboration avec Zig Zag world, Igloomondo et Couleur Café. Stars nationales au Zimbabwe, ils sont six et viennent de sortir "Rising Tide", un album produit par Manou Gallo et qui fait l'unanimité. Nous les avons rencontrés juste avant le début de leur tournée au Danemark et en Australie.

On ne vous connaît pas encore très bien en Europe. Que signifie le nom "Mokoomba"?

Abundance Mutori: "C'est un concept. Cela présente le fleuve Zambèze comme étant la source vibrante de la vie pour le peuple Tonga. On vient de là, et c'est ce fleuve qui nous amène l'eau, la nourriture, le plaisir,... Tous les six, nous sommes originaires de la région des Victoria Falls."Mokoomba.jpg

En quoi est-ce important pour vous de jouer en Belgique?

A.M.: "Déjà parce que Zig Zag World, notre boîte de management est basée à Bruxelles. La Belgique, c'est un peu comme notre deuxième maison. Chaque fois qu'on vient ici, et ça nous est arrivé à de multiples reprises, on se sent comme chez nous. Et puis, on n'oublie pas que c'est le festival "Couleur Café" qui fut un des premiers à nous donner l'opportunité de jouer sur une grande scène et devant autant de monde en Europe. On en est très redevable. La Belgique, c'est notre entrée vers les autres pays. D'autant qu'il y a une forte communauté africaine ici. Nous sommes en tout cas très excités à l'idée de jouer au Botanique. Ce sera un peu notre date à domicile de la tournée. On amènera de l'énergie, de nouvelles choses."

Est-ce compliqué de parvenir à exporter votre musique?

A.M.: "Non, au contraire. Si tu apportes de la qualité et que tu fais la musique que les gens aiment, alors le courant passe directement. Le public européen est justement très réceptif à ce que nous faisons. Ils aiment l'afro-fusion, et ça se ressent dans l'alchimie qu'il y a entre eux et le groupe. On ne fait que recevoir d'excellentes critiques partout où on joue, et nous en sommes très fiers. Je pense que ce nouvel album va nous permettre d'encore gagner en envergure en Europe. Mais nous sommes ravis de l'accueil."

Quelle importance accordez-vous au contact avec le public?

A.M.: "Elle est primordiale. Et ça nous oblige à sans cesse nous renouveler car il n'existe pas deux publics similaires. Où qu'on aille, les gens ont des attentes différentes en matière de musique. La scène, il faut que ce soit un partage. On puise tout autant dans les cultures où on se rend que l'inverse."

Quel est votre plus incroyable souvenir de scène?

A.M.: "Il y a bien sûr le festival de Roskilde, l'été dernier, au Danemark. Car tout était gigantesque là-bas."

A quel point êtes-vous populaires au Zimbabwe?

A.M.: "Notre popularité y est énorme. On fait des concerts dans la capitale, on passe à la radio, dans les journaux..."

Comment qualifieriez-vous votre musique?

A.M.: "C'est de l'afro-fusion. C'est un mélange d'énormément d'influences comme la rumba, le funk, le reggae,... tout ce qu'on aime quoi. On prend tout ce qui vient de nos cultures et on le fusionne en un son qui peut être intéressant pour les gens. On chante un lubale, en tonga et en chakwe, des dialectes, car nos racines sont essentielles."

> Un entretien de Christophe Van Impe


 

 

 

 

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