Nuits du Bota (J5): avec Frànçois et Hercules, c'était la fête

Ce mardi, il s'agissait de laisser sa sinistrose et ses tracas à la maison. Les mines patibulaires étaient refoulées à l'entrée du Chapiteau. C'est qu'avec Frànçois and The Atlas Mountains et Hercules and Love Affair, c'était couru d'avance que ça allait être la grosse bamboula. Frànçois anBotaD5.2.jpgd The Atlas Mountains, c'est un peu un Dominique A à qui on aurait donné un tube complet d'euphorisants et à qui on aurait fait comprendre que finalement la vie elle n'est pas si moche que ça. Le timbre et la douceur de la voix sont les mêmes, mais la comparaison s'arrête là car musicalement, on est bien plus proche de Vampire Weekend. Le gaillard connaît la maison comme sa poche. Il y a deux ans, lors de ces mêmes Nuits, il avait mis le souk à la Rotonde avec ses potes des Hoquets. Pour la farandole, dans le Chapiteau c'était forcément cette fois plus compliqué. Il n'empêche qu'on a assisté à un concert d'exception, qui partait dans tous les sens tout en gardant une certaine cohérence. Les morceaux de l'excellent "Piano Ombre" passent le cap du live avec brio. Après Florent Marchet la veille, décidément le festival gagne en qualité au fil des jours. Et vu les mines réjouies à la sortie de la salle, nous n'étions pas les seuls de cet avis. Frànçois sur scène, c'est beau et ça déménage.

Bref, plus qu'un excellent apéritif BotaD5.1.jpgavant Hercules and Love Affair. Vous vous souvenez certainement de ce collectif à géométrie variable, mené par le légendaire DJ new-yorkais Andy Butler. En 2008, le tube "Blind", avec l'autre drôle d'oiseau qu'est Antony Hegarty derrière le micro, avait affolé tous les dancefloors. Et sur le dernier album, c'est John Grant qui apparaît en guest star improbable. Accompagné de Mark Pistel aux platines et de Rouge Mary et Gustaph (aux faux airs de Steven Defour en pyjama et originaire, ça ne s'invente pas, de Betekom) au chant, le rouquin a mis le feu au Chapiteau avec sa house très rétro mais terriblement enthousiasmante. Dommage d'avoir été ensuite poussés dehors par le service d'ordre, alors qu'il tombait des trombes d'eau à l'extérieur. Une douche froide après la fournaise, on n'en demandait pas tant...

> Christophe Van Impe

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