The War On Drugs a fait des étincelles

A l'instar de Future Islands, présent la semaine passée au Botanique, le groupe autour d'Adam Granduciel est une des "hypes" de l'année. Evidemment, point de danses extravagantes ici, mais bien une consécration également venue "sur le tard" et des critiques extrêmement flatteuses, sur scène ou sur disque. Et ce dimanche à l'Ancienne Belgique, on a en effet aperçu quelques étincelles.

"Lost In The Dream" est le troisième album du groupe américain qui, à ses débuts il y a une dizaine d'années, comptait en ses rangs Kurt Vile, parti faire son chemin avec les Violators... dont faisait également partie Granduciel. Tout comme Steve Gunn, qui assurait la première partie dans une AB out depuis des lustres. Un rock fort agréable, tantôt psyché tantôt folk, parfois longuet, mais une bonne mise en bouche.
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Le coup de fouet, on l'a bel et bien reçu avec The War On Drugs... en même temps que le chanteur. On attendait de l'électricité dans la salle pendant "Red Eyes", on l'a également eu juste avant pendant "Buenos Aires Beach" de drôles de petits grésillements, et Adam Granduciel s'excuse ensuite de ne pas avoir chanté la fin, essaie de régler son micro et reçoit un vilain coup de jus. Il envoie valser sa guitare de rage par terre et quitte quelques instants la scène avant de revenir et de lancer à la foule anxieuse de voir comment ça allait: "Pas de problème, ça fait partie du show!". Il s'allume tranquillou une clope et envoie quelques mediators dans la salle pendant que le technicien s'affaire, et le concert peut reprendre avec le premier single de leur dernière plaque.

Jusque-là, tout s'était déroulé sans beaucoup de fioriture (pas de fond visuel par exemple) avec un canevas efficace, comme sur l'ouverture "Eyes To The Wind", "An Ocean In Between The Waves" et surtout le splendide "Under The Pressure", qui prennent graduellement de l'ampleur pour laisser exploser toutes les couleurs de leur musicalité. Très joli mais parfois un poil lassant sur les plus longs solos. Amusant d'entendre le chanteur se souvenir d'avoir joué au Club il y a quelques années et, "sans vouloir saoûler tout le monde avec ses histoires", être content d'être dans la grande salle. L'incident, une petite reprise de Bob Dylan ("Tangled Up In Blue") et un rappel sans le traditionnel "Mais ils sont partis vont-ils revenir?" plus tard, et Granduciel termine un bon concert en balançant le plus ancien "Baby Missiles" et son harmonica au public. Woooh! >Philippe Sadre


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