Le flow de Kate Tempest a balayé l'AB Club

Kate Tempest terminait ce vendredi à Bruxelles le volet européen de sa tournée 2014. Une année sans nul doute particulière pour l'Anglaise de 28 ans qui a révélé au grand public ses textes aiguisés sur un flow parfaitement maîtrisé.

Une (bien meilleure...) rime. Voilà qui est cher à la chanteuse, déjà reconnue depuis de nombreuses années dans le monde de la poésie et du "spoken word" avant de s'attaquer à la musique avec ce "Everybody Down", unanimement désigné comme un des albums de 2014 outre-Mer du Nord. "La version féminine de Roots Manuva et de The Streets" pouvait-on lire en guise de présentation le site de l'AB. 

kate tempest,ab clubSi elle partage avec le premier des racines dans le "South London" et avec le second le concept d'un album suivant l'histoire de plusieurs personnages, elle possède une personnalité assez forte pour s'émanciper totalement de ces références, aussi flatteuses soient-elles. 

Elle arrive sur scène après le lancement de l'intro et balance "Marshall 'Law" en regardant tout le premier rang dans les yeux pour mieux lui raconter son histoire. Ou plutôt celle de la vie de Becky, Harry et Pete, des jeunes gens de son âge confrontés problèmes de la vie, avec la solitude en toile de fond. Et d'interpéter son electro-narrative-rap (comme elle l'a elle-même décrit) avec énormément de vie, limitant au maximum toute monotonie grâce à des changements de rythme et une super alchimie avec sa choriste.

Elle veut faire de cet ultime concert une fête, en tendant une canette de bière à un spectateur enthousiaste ou en s'installant un peu maladroitement à la batterie pendant "A Hammer". Elle rigole en promettant à son batteur de "ne plus jamais recommencer mais bien de poursuivre mes rêves".

L'émotion semble la prendre après le dernier morceau mais elle revenait sur scène sur l'insistance du public pour proposer, faute d'autres chansons dispos, le début de "Brand New Ancient", son précédent spectacle en poèmes. Nouveaux applaudissements mille fois mérités. >Philippe Sadre


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