dEUS, la nostalgie dans ce qu'elle a de plus beau

Putain 20 ans... C'est en 1994 que "Worst Case Scenario" débarquait dans les bacs, suivi de l'improbable et bizarroïde EP "My Sister = My Clock". A l'époque, nous avions les cheveux longs, prêt à plonger dans l'océan du rock n' roll. Avec le recul, c'était plus qu'une simple sortie d'album. Ce jour-là, la Belgique s'était enfin trouvée une place de choix sur la carte mondiale du rock alternatif. Qu'ils soient anglo-saxons ou français, nombreux sont les artistes à se revendiquer de dEUS encore aujourd'hui. Sans "Worst Case Scenario", qu'on a écouté jusqu'à l'usure, il n'y aurait peut-être jamais eu ensuite de Girls in Hawaii ou de BRNS.

Des souvenirs de concerts mémorables 0073145240452_600.jpgavec dEUS, on en a en pagaille. Depuis l'ouverture de leur premier Werchter, vêtus de robes. Ou encore lors d'une prestation somptueuse pour la réouverture de l'Ancienne Belgique. Deux ans après "Worst Case Scenario", on avait frissonné sur les mélodies désarmantes de "Serpentine" et de "Gimme the Heat" issus de "In a bar, under the sea". Le parfait "The Ideal Crash" nous avait ensuite achevés. C'est leur dernier chef-d'oeuvre en date.

Pour célébrer ces vingt ans d'existence, les Anversois ont investi le Cirque Royal trois soirs de suite. Nous y étions vendredi. Au beau milieu d'un set de deux heures, Tom Barman et sa bande ont ressorti des tiroirs des morceaux qu'on craignait ne plus jamais entendre comme "Right as Rain", "Morticia Chair" ou "Via". Alors lui, Stef Kamil Carlens et Rudy Trouvé ne sont plus là. Mais avec Mauro Pawlowski (ex Evil Supertars), le groupe s'est trouvé une nouvelle jeunesse. Même les morceaux récents parviennent à se faire une place au soleil dans cette setlist. Une setlist qui, en 20 ans, n'avait sans doute jamais été aussi parfaite...

> Christophe Van Impe

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