La Muerte rugit à nouveau

Il est 20h55 à l'AB samedi. Sur scène, des chandeliers sont allumés en enfilade. Une odeur d'encens commence également à lentement envahir la salle. Ce soir, c'est bien à une grande messe noire qu'on va assister. Tout le 15882_823302764405936_6666104260946267811_n.jpgmicrocosme du rock n' roll bruxellois s'est donné rendez-vous au boulevard Anspach. Les blousons en cuir d'époque, pas mal défraîchis, sont de sortie. On croise les looks les plus improbables.

Vingt et un an après la séparation à La Luna, et quelques mois après un premier concert d'essai dans l'intimité à Gand, la Muerte est bel et bien de retour. Un come-back qui n'est pas sans rappeler celui pas si lointain de Channel Zero. Et ça se passe dans une salle qu'elle connaît bien, puisqu'elle y avait déjà joué en 1982.

Du groupe d'origine, il ne reste que Marc Du Marais (qui a évolué sous divers pseudos depuis lors) et Dee-J. Les autres sont plus "jeunes", puisque débauchés chez Length of Time et Channel Zero. Un nouveau line-up qui permet d'ailleurs de donner une nouvelle jeunesse, avec des arrangements plus modernes, aux morceaux.

Sac de toile en guise de cagoule sur la tête, Marc Du Marais déambule sur scène tel un bourreau prêt à sauter sur sa proie et vampirise l'attention. Malgré un problème de guitare après une demi-heure, ça déboule sans le moindre temps mort tel un bulldozer. Sur le rappel, le groupe est accompagné d'un... moteur V8, qu'un gars à chapeau de cow-boy se charge de faire rugir. "L'essence des chocs", "Kustom Kar Kompetition" et la reprise de "Wild Thing" mettent un terme à ce concert historique. A revoir dès cet été au Festival de Dour...

> Christophe Van Impe

 

 

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