Panda Bear, l'extase et l'ennui

Panda Bear a beau avoir sorti un des albums les plus excitants de ces derniers mois, on ne parvient définitivement pas à s'extasier à ses concerts. En fait, c'est exactement le même problème qu'avec Animal Collective, son groupe. En live, ça a parfois un côté... barbant. L'adrénaline monte sur panda-bear-noah-lennox-2014-domino-billboard-650.jpgquelques morceaux, et on ne peut que s'incliner devant autant de talent. Mais c'est souvent pour ensuite faire place à l'ennui pendant de longues minutes. A force de trop intellectualiser et conceptualiser une musique déjà pas facile d'accès, on en vient à déstabiliser son public. Car Noah Lennox n'est pas un manche, loin de là. Mais sans doute qu'il prend plus son pied à jouer au MOMA, comme récemment, que dans des salles comme le Bota. Niché derrière ses machines, devant un écran géant diffusant des images psychédéliques, il a déboulé. Avec talent oui, mais sans âme, sans même le moindre clin d'oeil à Animal Collective. On va se réécouter l'album tiens, ça vaut mieux...

> Christophe Van Impe

Les commentaires sont fermés.