Avant sa venue aux Nuits Botanique, on a rêvé éveillé avec Jacco Gardner ce jeudi

DSC00980.JPGQuelques heures avant sa venue très attendue aux Nuits Botanique (ce dimanche 10 mai), Jacco Gardner était de passage à la Rockhal au Luxembourg ce jeudi. La deuxième date d'une tournée européenne débutée la veille du côté de Tourcoing (France) et qui le mènera aux quatre coins du continent d'ici à la mi-juin.

Sur la (petite) scène de The Floor, le nouveau club très intimiste de la salle luxembourgeoise, ce jeune Néerlandais (27 ans) est apparu tel qu'on le connaît. Physiquement, il semble toujours venir d'un autre monde. Avec ses longs cheveux qui lui couvrent la moitié du visage une grande partie du concert, avec une garde robe qui semble aussi être un mix entre un grunge vivant à la campagne et un cultivateur amish tel qu'on en voit à la télé américaine. 

DSC00989.JPGMusicalement, par contre, il est plutôt d'un autre ... temps. Féru de pop psychédélique des années 60, il joue des mélodies baroques et oniriques. Une sorte de Syd Barrett de notre époque. Les substances en moins. Du moins d'après ce qu'on en a vu...

Présent sur scène accompagné de quatre acolytes, Gardner a présenté (comme il le fera à Bruxelles ce dimanche) les titres de son nouvel album, Hypnophobia (sorti voici quelques jours), ainsi que quelques chansons de son prédécesseur, Cabinet of Curiosities (2013). A la guitare ou au clavier, le Batave a enchaîné la chanson éponyme "Hypnophobia", le "tube" de son premier disque "Clear the Air", "Face to Face" ou encore l'incroyable "Find Yourself". Tout ça avant que les musiciens n'échangent leurs instruments lors du rappel.

La petite centaine de spectateurs présente a ainsi pu vivre un véritable rêve éveillé. Un rêve d'une heure peuplé de synthés, d'orgue et de voix remplies d'écho. Le genre d'heure qu'on n'oublie pas de sitôt. 

>Julien Carette

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