Great Mountain Fire: "L'Amerikaans Theater a donné sa tonalité à l'album"

Great Mountain Fire - Sundogs.jpgOn poursuit notre tour d'horizon des groupes à ne surtout pas manquer aux Nuits du Botanique. Le 12 mai, Great Mountain Fire y effectuera son grand retour afin de présenter Sundogs, qui sortira trois jours plus tard. Un album qui a été enregistré dans des conditions exceptionnelles à l'Amerikaans Theater, l'ancien pavillon américain de l'Expo 58. Et que certains ont déjà pu découvrir au-travers d'un concept original d'une édition vinyle ultra limitée.GMF_-®Mihnea_Popescu_1.jpg

Comment vous est venue cette idée de splitter une pochette originale en 64 vinyles bien distincts?

Antoine: "Tout vient de la rencontre avec David Delruelle. Visiblement, il nous connaissait déjà depuis un moment. Il nous a envoyé un message via Facebook expliquant qu'il était "collagiste" et qu'il était prêt à travailler avec nous. C'était tôt, on ne pensait pas encore à l'artwork. Nous sommes ensuite retombés sur son mail et on a vu ses travaux. On trouvait que son univers collait vraiment bien à notre musique. Parmi ses travaux, il y avait non pas la pochette des 64 vinyles mais la vraie pochette de l'artwork, et ça sonnait comme une évidence. On a ensuite voulu en faire quelque chose d'unique et on a eu une idée de faire ces 64 vinyles qui, les uns à côté des autres, font une grande pochette. Chacun aurait 1/64e d'une image."

Alexis: "Il n'y a pas de tests cd. Donc, si tu veux, l'idée découle directement du concept du vinyle. En plus, c'est tout blanc, c'est ce qu'on appelle des "white label". C'et super excitant pour un "collagiste" de travailler sur un support qui est une pièce unique. Cette technique peut parfois refléter la manière dont on fonctionne, dont on compose. David arrive à amener un autre univers, pas seulement la combinaison de deux mondes. Et des plongeurs dans le ciel, c'est l'effet que ça nous fait. Il faut voir ses archives c'est incroyable, il a des piles de National Geographic des années 60. Quand on a vu cette image, cette métaphore du grand saut, une sorte de narration s'est crééeGMF_©Keorges Gaplan_2.jpg

Antoine: "Le lien technique entre sa manière de travailler l'image et la nôtre de composer est similaire. Il ne bosse pas avec Photoshop. On sent la manufacture, on sent l'authenticité, on sent même les mouvements de son scalpel pour découper le papier. C'est ce qu'on a aussi voulu retranscrire dans notre musique. Tout n'est pas parfait d'un point de vue technique, mais c'est parfait dans l'instant."

Et puis vous en avez fait un événement avec cette mise en vente au Botanique. Qui permettait de faire parler de l'album un mois avant sa sortie...

Alexis: "C'était une façon d'inclure les gens que ça intéresse dans notre monde. Nous étions en résidence à l'Orangerie, il y avait une sorte de justesse, tout s'est mis bien au bon moment."

Pourquoi avoir décidé d'enregistrer dans le cadre particulier de l'ancien pavillon américain de l'Expo 58?

Antoine: "Nous sommes revenus dans le temps. Tout est dû au hasard. Il y a deux ans, on cherchait un local car nous avions été mis gentiment à la porte. On venait de faire notre dernier concert au Cirque Royal en acoustique. Dur retour à la réalité après avoir été sur notre petit nuage. Finalement, le bouche-à-oreille fonctionne et Philippe Kopp nous trouve un lieu via des contacts. On est allé visiter l'ancien pavillon américain de l'Expo 58. C'est endroit déchire, c'était fait pour nous. Au-delà de l'aspect historique qui est incroyable, ce jeu a été réaménagé en studio pour la VRT. Il y a un agencement de pièces qui était juste parfait."

Alexis: "Tu n'es pas pris par le temps, tu peux y passer 72 heures d'affilée. La nuit, tu es isolé. La bâtiment devenait à nous. Un climat s'est installé. Cette âme, on n'aurait pas pu la trouver ailleurs et ça a dessiné la tonalité de l'album."

Antoine: "Le lieu est le son de l'album."GMF_-®DJRoys_NB.jpg

Comment qualifieriez-vous l'évolution de votre musique depuis le premier album?

Alexis: "C'est un truc plus juste, même si c'est hyper moral ce que je dis. Oui, il y a de la justesse. On n'est pas parti d'une manière synthétique, on a laissé les accidents. On n'a pas envie d'inventer un truc qui n'existe pas. On a envie de capter un instant. Les gens étaient surpris de la différence entre le premier album et les concerts. On a résolu ça très simplement, en enregistrant dans les conditions du live. On a gardé les pistes de base, on a gardé tout. C'est très rare qu'on ait rejoué des choses. Les notes un peu bizarres, on les a laissées. Cela correspond à un moment de notre vie."

Pourquoi avoir débuté la tournée au Danemark?

Antoine: "On fait partie d'une sorte d'échange entre le Botanique, le Spot Festival et l'Iceland Airwaves à Reykjavik."

Alexis: "On nous avait dit que les Danois seraient froids, mais finalement je n'ai pas trouvé. Ils sont très attentifs, mais ils ont de la chaleur."

Le Bota, c'est une date sous pression?

Alexis: "On ne va pas te mentir en prétendant le contraire. C'est un peu comme la différence entre aller parler hyper honnêtement à un type dans la rue et aller parler hyper honnêtement à un membre de ta famille ou à tes potes. L'enjeu n'est pas le même. On sait que les gens qui viennent nous connaissent. Cela ne pétille pas de la même manière."

Antoine: "Au Bota, on est à la maison. C'est très confortable d'y jouer, c'est le luxe."

12/05 - Les Nuits Botanique  Brussels – RELEASE PARTY

13/05 - Handelsbeurs - Gent (with BRNS & Robbing Millions)

11/07 - Les Ardentes - Liège

17/07 - Dour Festival - Dour

02/08 - Ronquières Festival - Ronquières

 

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