Nuits du Bota (J2): Grand Blanc, le grand frisson venu de Lorraine

Sur la nouvelle scène française, il y a finalement assez peu de joyeux drilles. On connaissait déjà Fauve et Lescop. Et avouez qu'ils ne sont pas trop du genre à faire la farandole et à se fendre la poire. Si vous kiffez cette vague de dépressifs talentueux, alors vous allez bientôt apprendre à apprivoiser Grand Blanc. On ne sait pas grand-chose de ces Lorrains, puisque leur discographie n'a pas encore franchi la frontière, sinon justement qu'ils ont déjà pas mal tourné avec Fauve. Comme Lescop, ils sont influencés par Joy Division et tous les gais lurons venus d'Angleterre dans les années 70 et 80. Sauf que eux, contrairement à l'ancien leader d'Asyl, 11245801_10153275893693485_5910649316594802301_n.jpgils sont originaires d'une région où on ne fait pas forcément la fête tous les jours. Et ça se ressent dans leur musique. Leur prestation à l'Orangerie fut de toute beauté, froide, tendue et intense. Sur "Montparnasse", on ressent également l'influence d'Alain Bashung, et les poils se hérissent. C'était le premier passage de Grand Blanc en Belgique, et certainement pas le dernier...

En voisin, Jacco Gardner était par contre déjà venu chez nous. La première fois, c'était justement au Bota. Et, à l'époque, il avait d'ailleurs permis à Moaning Cities d'assurer la première partie. C'était la première grande scène des Bruxellois. En clôture de cette deuxième soirée, le Néerlandais a encore faire étalage de tout son talent, livrant 11018316_10153275945213485_4563836144681495571_n.jpgune prestation similaire à celle à laquelle nous avions assisté il y a quelques jours à Luxembourg. Les fans de Syd Barrett auront appréciés, ceux du deuxième album de MGMT tout autant.

Ce lundi, on remet ça avec une soirée bien rock avec notamment Romano Nervoso et Elvis Black Stars!

> Christophe Van Impe

 

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