Nuits du Bota (J5): Dominique, à la folie

Il vit à Bruxelles, même si plus pour très longtemps, et parvient quand même encore à s'extasier devant la beauté du Cirque Royal. Une salle, encore une fois bien remplie, et dans laquelle il s'était pourtant déjà produit à l'occasion de la tournée "Vers les lueurs". Depuis lors, il s'était consacré à l'écriture de deux bouquins ("Y revenir" et "Regarder l'océan"), était venu faire une lecture à l'Orangerie, et était revenu en début d'année nous caresser avec "Eleor". Un album dont on ne se lasse pas. Mais Dominique A a-t-il déjà déçu? Non, pas vraiment, en fait. Quel que soit le support, il parvient toujours à titiller nos sentiments les plus profonds.

Festival oblige et étant obligé de ne 11139771_10153281892213485_1134990665917509968_n.jpgcommencer qu'à 21h45, il n'a pas pu balayer tout son répertoire comme il l'a fait lors des dates françaises précédentes et comme il aurait sans doute voulu le faire également à Bruxelles. Mais, même si plus concise et plus compacte, la setlist choisie frôlait quand même la perfection. Il aurait pu se contenter de balancer tous les morceaux de "Eleor", sans prendre la peine d'aller fouiller dans les vieux tiroirs, mais ce n'est pas le genre de la maison.

Ambiance océanique pour débuter avec "Cap Farvel" et "Nouvelles vagues", toutes deux justement piochées sur le dernier album. De cet "Eleor", qui ne cesse de faire l'unanimité, on retiendra surtout les interprétations du morceau éponyme et du superbe "Au revoir mon amour".

"Par les lueurs" n'est pas en reste avec "Ce geste absent", "Le convoi" et "Vers le bleu". Par gourmandise, on aurait également aimé "Parce que tu étais là", mais ce sera sans doute pour une autre fois.

Le concert touche déjà malheureusement à la fin lorsqu'il s'attaque à l'inévitable "Le courage des oiseaux". En début de rappel, il improvise et prend de court ses techniciens en rendant hommage à la poétesse russe Marina Tsvetaeva. Pour ensuite finir par un enchaînement parfait avec "L'horizon" et "Oklahoma". On en redemande, mais c'est déjà fini. On retourne alors du côté du Bota, où Rone et Jessica 93 ont fait de cette soirée sans conteste la plus belle de ces Nuits.

> Christophe Van Impe

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