The Blank Agains et le Chaff, l'association idéale

Le Chaff, place du Jeu de Balle, est tout doucement en train de devenir un lieu d'utilité publique. Non seulement, ce café se bat contre le projet très controversé de parking souterrain dans le quartier. Mais en plus, il est en train de s'ériger comme un des rendez-vous incontournables du rock à Bruxelles. Mountain Bike et Nicolas Michaux s'y étaient notamment déjà produits il y a peu. Lundi soir, c'était au tour de The Blank Agains. A la tête de ce projet, dont le nom trouve son origine dans le titre d'un album de Ride, on retrouve Yann Lu, membre 11216574_10153316043458485_4817588550570216114_n.jpgfondateur d'Austin Lace. Ce grand fan de Cure a su s'entourer de musiciens de qualité avec des membres de Broadcast Island et Juno.

21h30, une bande son s'enclenche et rameute tout le monde à l'intérieur. Sur l'avant de la scène, Julien et Yann alternent au chant. Derrière sa batterie électronique, Bastian donne le tempo. Quant à Jérome, il bidouille à l'arrière sur ses claviers et autres instruments improbables. 11012112_10153316043423485_9196818250267392699_n.jpgDans le public, on reconnaît les têtes de Gordon (Recorders), Thierry (Le Yeti) ou encore Ted (Nicolas Michaux). Preuve que le projet intéresse et intrigue.

Ceux qui s'attendaient à du shoegaze pur et dur, vu le nom du groupe, auront peut-être avalé leur chope de travers. Car Yann, principal compositeur du groupe, va également chercher des influences dans la dream-pop des années 80 et 90. Ca donne un mélange hybride qui, certes peut encore être affiné, mais qui traverse avec brio différents univers. Le répertoire a été balayé dans son intégralité avec, cerise sur le gâteau, un morceau inédit ("Sand in the Sky"). "Light in yer Head" et "Love is the Drug" sont déjà imparables. Les instruments à peine débranchés, la sono du Chaff balance comme par hasard une ribambelle de morceaux de Cure durant le reste de la soirée...

The Blank Agains seront encore présents aux Fêtes de la Musique à Nivelles (le 19 juin) et au FesPival (le 27). Et il ne serait pas étonnant de les voir passer pour la deuxième fois au Bota à la rentrée. En tout cas nous, on pouvait difficilement rêver mieux pour terminer ce week-end de Pentecôte...

> Christophe Van Impe

 


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